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Auto-entrepreneur : Attention à votre retraite !

D’apparence simple dans son fonctionnement administratif avec un taux de cotisation global basé sur le chiffre d’affaires, le régime réserve pourtant quelques surprises. Dans certains cas, ces surprises pourront se révéler particulièrement désagréables… notamment le jour où vous partirez en retraite.

Les revenus tirés de ce statut sont pour la plupart des auto-entrepreneurs très faibles. En effet, la plupart utilise ce statut en complément d’un travail salarié.

Mais certains l’utilise comme activité principale.

C’est pour ces derniers que les enjeux de retraite sont les plus importants.

Au démarrage de votre activité d’auto-entrepreneur, vous êtes automatiquement affiliés à un régime de retraite qui est fonction de votre secteur d’activité :

  • RSI si votre activité est artisanale ou commerciale ;
  • la CIPAV si votre activité est libérale.

Une fois votre inscription dans l’un des régimes enregistrés, vous payez chaque trimestre vos cotisations sociales.

Ces cotisations sont calculées sur la base d’un taux forfaitaire appliqué au chiffre d’affaires que vous déclarez.

Au même titre que les autres travailleurs indépendants, les cotisations que vous payez vous offrent une couverture sociale au titre de la maladie, de la maternité, de l’invalidité mais aussi pour votre retraite de base et votre retraite complémentaire obligatoire.

Cependant, même si les cotisations sont basées sur votre chiffre d’affaires déclaré, vos droits à la retraite seront eux validés sur la base des cotisations que vous auriez dû normalement payer dans le régime « normal » (entreprise individuelle).

Pour pouvoir analyser vos droits à la retraite, et notamment les trimestres que vous validez chaque année, il faut donc se baser sur votre revenu professionnel (statut micro entreprise) et non sur votre chiffre d’affaires.

Pour calculer votre revenu professionnel « fictif », il faut appliquer à votre chiffre d’affaires un abattement forfaitaire qui varie selon la nature de votre activité :

  • 71% pour une activité de vente, d’hôtellerie et de restaurant,
  • 50% pour des prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC),
  • 34 % pour les prestations de services relevant de la catégorie de bénéfices non commerciaux (BNC) et pour les activités libérales.

Nous vous rappelons par ailleurs, que pour valider un trimestre, il faut, quelque soit le régime auquel vous êtes rattaché, cotiser sur la base de 1 442 €.

Le tableau ci-dessous présente donc le minimum de chiffre d’affaires à réaliser pour valider 1, 2, 3 ou 4 trimestres en fonction de votre activité d’auto-entrepreneurs.

Nature de l’activité

Abattement forfaitaire

Chiffre d’affaire minimum pour valider :

1 trimestre

2 trimestres

3 trimestres

4 trimestres

Vente de marchandise / Hôtellerie & restauration

71 %

4 973 €

9 945 €

14 918 €

19 890 €

Activités artisanales et BIC

50 %

2 884 €

5 768 €

8 652 €

11 536 €

Activités libérales et BNC

34 %

2 185 €

4 370 €

6 555 €

8 740 €

Il faut être particulièrement vigilant à la problématique de la retraite chez les auto-entrepreneurs qui exercent leur activité à titre principale.

En effet, chez les autos-entrepreneurs « activités secondaires », l’activité d’auto-entrepreneur ne pourra être qu’un bonus au moment de la retraite voir même une bonne stratégie pour compléter sa retraite. Nous vous conseillons dans ce cadre de vous rapprocher d’un spécialiste de la retraite pour bien construire votre stratégie.

 

En résumé, pour votre activité principale, le statut d’auto-entrepreneur est une bonne rampe de lancement mais il faudra très rapidement vous rapprocher d’un expert pour transformer votre activité d’auto-entrepreneur en réel entreprise. Vous pourrez alors mieux protéger votre retraite et développer pleinement votre activité.

@http://entreprise-conseil-expert.com/

Un demi-million de retraités cumulent travail et retraite en France

Totalement libéralisé, le cumul emploi-retraite concerne trois fois plus de personnes qu’en 2005, estime l’Igas. Il s’agit surtout d’hommes aux revenus relativement élevés. La période de cumul est courte et s’apparente souvent à un aménagement de fin de carrière.

Un demi-million de retraités travaillent tout en touchant leur pension. Selon un rapport de l’Inspection des affaires sociales, récemment publié, le cumul emploi-retraite concerne aujourd’hui quelque 500.000 personnes, sur un total de 15 millions de pensionnés. C’est la première fois qu’une évaluation est donnée pour l’ensemble des régimes de retraite. La possibilité de cumuler un revenu d’activité avec une pension, autrefois restreinte, a été élargie en 2003, ce qui lui a permis de décoller. Elle a ensuite été totalement libéralisée en 2009, avec moins d’effets visibles.

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Le système français réduit les inégalités de revenus à la retraite

En corrigeant les aléas de carrière dus au chômage ou à l’éducation des enfants, le système de retraite joue un rôle redistributif important, montre une étude de l’Insee.

Sur l’ensemble de leur carrière, les 10% des salariés les plus riches touchent un salaire 5,85 fois plus important que les 10% des salariés les plus pauvres. A la retraite, cet écart se réduit à 4,10. Le système de retraites français atténue donc les disparités de salaires selon une étude de l’Insee publiée mercredi.

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