Archives des tags :

retraite progressive

A peine plus de 5 000 personnes bénéficient de la retraite progressive

A peine plus de 5 000 personnes bénéficiaient, fin 2015, de la retraite progressive, un dispositif qui permet aux plus de 60 ans de toucher une partie de leur pension tout en travaillant à temps partiel. Un système qui reste mal connu, selon une étude de la Caisse nationale de l’assurance vieillesse (CNAV) publiée mardi 8 mars.

Dans le détail, la CNAV recensait 5 208 bénéficiaires à fin décembre 2015, dont 63,5 % de femmes, pour un âge moyen de 62 ans et 7 mois.

Grâce à ce dispositif, les salariés, à partir de 60 ans, et à condition d’avoir validé 150 trimestres de cotisation, peuvent toucher une fraction de leur retraite en poursuivant une activité à temps partiel. Ils continuent donc à cotiser et améliorent ainsi le montant de leur retraite définitive.

Par exemple, un salarié ne travaillant plus qu’à 65 % perçoit ainsi 35 % de sa retraite, tout en cotisant.

Avant l’âge légal de départ à la retraite

En moyenne, le montant mensuel d’une pension progressive versée par le régime général s’élève à 403 euros par mois. Chez les hommes, ce montant moyen atteint 438 euros, contre 382 euros pour les femmes.

« Mis en place en 1988, ce dispositif reste peu connu », commente la CNAV, rappelant que la dernière réforme des retraites en a simplifié les conditions d’accès, dans le but de le rendre « plus attractif ».

Un décret paru fin 2014 a ainsi instauré la possibilité de partir en retraite progressive avant l’âge légal (62 ans), ce qui explique en grande partie l’augmentation des attributions constatée en 2015.

Ainsi, 3 871 retraites progressives ont été attribuées en 2015 pour 1 502 en 2014. Un chiffre en hausse de 158 %, mais qui « reste encore marginal par rapport aux attributions de retraites personnelles », souligne la CNAV.

@lemonde.fr

Régimes complémentaires: la retraite progressive est possible à partir de 60 ans

C’est une bonne nouvelle pour les salariés proches de l’âge de la retraite et désireux de pouvoir lever le pied en douceur.

Contre toute attente, et alors même qu’ils viennent d’entamer des négociations dont les conséquences risquent d’être douloureuses pour les futurs retraités, les partenaires sociaux qui gèrent les régimes de retraite complémentaires des salariés ont finalement décidé, mercredi 18 février, de transposer les nouvelles règles relatives à la liquidation des droits à la retraite progressive avant l’âge légal dans les régimes Arrco et Agirc. « La liquidation de la retraite progressive est donc possible à partir de 60 ans », nous précise un porte-parole de l’Agirc-Arrco. Pour rappel, la retraite progressive est un dispositif méconnu qui permet de travailler à temps partiel en percevant, en plus de son salaire, une partie de sa pension.

La publication de la circulaire fixant les coefficients d’anticipation pour les générations nées à partir de 1955 sera prochainement publiée sur le site de Agirc-Arrco.

Autre décision favorable aux assurés : les partenaires sociaux ont également décidé de transposer dans les régimes complémentaires les dispositions qui permettent aux assurés handicapés, justifiant d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 50 %, de bénéficier d’une retraite à taux plein dès l’âge légal de la retraite (62 ans pour les assurés nés à partir de 1955), quelle que soit leur durée d’assurance.

Nathalie Cheysson-Kaplan

Assouplissement des règles de la retraite progressive

Depuis le 1er janvier 2015, la retraite progressive, qui favorise la transition entre l’emploi et la retraite, est assouplie. Voici les nouvelles règles.

La retraite progressive permet de continuer à travailler à temps partiel tout en percevant une fraction de sa pension de retraite (retraite de base et complémentaire). L’assuré cotise et accumule des droits pour sa retraite définitive.

Elle s’adresse aux salariés des secteurs général et agricole, aux artisans, aux commerçants, aux exploitants agricoles, et aux professions libérales. En revanche, les fonctionnaires n’y ont pas droit.

Un récent décret, qui découle de la dernière loi sur les retraites, assouplit les conditions d’ouverture à la retraite progressive. Voici les nouveautés :

  • Elle est ouverte à 60 ans (au lieu de 62 ans) pour les assurés nés à partir de 1955.
  • Pour en bénéficier, il convient d’avoir cotisé au moins 150 trimestres d’assurance vieillesse, tous régimes confondus. Jusqu’alors, seuls les trimestres validés dans le cadre des régimes appliquant le dispositif (régime général, régime agricole, régime des indépendants et des professions libérales) étaient pris en compte.
  • Sa rémunération est simplifiée : par exemple, pour un travail assuré à 75 %, l’assuré percevra 25 % de sa retraite. Jusqu’alors, le barème de calcul de la fraction de retraite était peu lisible.
  • La fraction de travail à temps partiel ne peut être inférieure à 40 % et supérieure à 80 %.

Enfin, la circulaire précise que ces nouvelles règles – notamment le nouveau mode de calcul de la fraction de pension versée durant la période de retraite progressive – s’appliquent aux retraites progressives dont la date d’effet est fixée à partir du 1er janvier 2015. En clair, ceux qui sont déjà en retraite progressive ne peuvent se prévaloir du nouveau mode de calcul des pensions versées, s’il est plus avantageux pour eux.

En revanche, ceux dont la demande de retraite progressive avait été rejetée en raison de la non prise en compte des trimestres accomplis dans les régimes spéciaux peuvent déposer une nouvelle demande : cette nouvelle demande leur permettra de bénéficier de ce dispositif mais sans rétroactivité.

Réduire son temps de travail et percevoir une fraction de sa pension de retraite, c’est possible

Plutôt que de cesser d’un coup leur activité professionnelle, certains préfèrent opter pour une transition en douceur entre vie active et retraite. Ce dispositif est ouvert à partir de l’âge légal applicable à sa génération ou dès 62 ans pour les personnes nées à partir de 1955. Il est soumis à approbation de l’employeur. Ce qui explique que, fin 2013, seulement 2.769 assurés du régime général ont été concernés. Début 2015, il sera possible d’en profiter dès 60 ans. Le salarié (ou le professionnel libéral ou l’indépendant, mais non le fonctionnaire ou le salarié d’un régime spécial) doit réduire son temps de travail d’au moins 20% ; en contrepartie, il perçoit par anticipation une fraction de sa pension de retraite. Si le salarié effectue 55% de son temps plein, par exemple, il recevra, dès 2015, 45% des droits acquis. Pour ne perdre aucun droit, l’idéal est de négocier avec son employeur un temps partiel cotisé sur la base d’un temps plein. Lorsque l’activité cesse, la pension est alors recalculée pour tenir compte des nouveaux droits acquis entre-temps.

A lire aussi : La Retraite Progressive

@lefigaro.fr

Le projet de réforme des retraites: les plus et les moins

Les conséquences de la réforme des retraites ne sont pas identiques pour tous. Tour d’horizon des principaux changements.

 

LES MOINS

  1. L’allongement de la durée de cotisation

Dans son article 2, le projet de loi modifie le code de la Sécurité sociale pour l’allongement de la durée de cotisation, qui s’appliquera aux personnes nées à partir du 1er janvier 1958.

Puis cette durée de cotisation s’allonge d’un trimestre tous les trois ans pour atteindre et se stabiliser à 172 trimestres, soit 43 ans, pour ceux nés à partir du 1erjanvier 1973. Elle est actuellement de 166 trimestres (41,5 ans) à compter de la génération 1955.

Lire la suite +

retraite progressive

La retraite progressive

Percevoir une partie de sa retraite et continuer à cotiser pour sa retraite définitive, c’est possible ; à condition de pouvoir justifier d’au moins 150 trimestres et d’attendre l’âge légal de départ à la retraite. Vous pourrez alors percevoir une fraction de vos pensions (retraite de base et complémentaire) tout en continuant à travailler à temps partiel. C’est ce que l’on appelle la retraite progressive.

La part de retraite versée dépend de la durée de votre temps partiel (par exemple, 50% si vous travaillez à mi-temps). L’activité conservée vous permettra de continuer à cotiser pour votre retraite de base et complémentaire. Votre employeur devra remplir un formulaire vous autorisant à rentrer dans ce dispositif. A priori, il n’a pas de raison de refuser si vous travaillez déjà à temps partiel et n’avez pas l’intention de modifier votre durée de travail.

Lire la suite +

Flash Retraite

Focus sur…