Carrière internationale : comment sécuriser ses droits à la retraite française ?
Expatriation, détachement, contrat local, changements de pays… Une carrière internationale peut considérablement complexifier la préparation de la retraite.
Comment seront prises en compte les années travaillées à l’étranger ? Les périodes d’expatriation apparaissent-elles dans le relevé de carrière ? Faut-il continuer à cotiser en France ? À quel âge liquider ses différentes retraites ?
Derrière ces questions se joue un enjeu plus large : comment articuler les droits acquis en France et à l’étranger pour construire la meilleure stratégie retraite et préserver son patrimoine retraite ?
Chez NB Consulting, nous accompagnons depuis plus de 20 ans ces parcours de « globe-trotters » : cadres, dirigeants et professionnels ayant travaillé en France et dans un ou plusieurs pays étrangers.
Une carrière internationale ne se liquide pas pays par pays. Elle se pense dans son ensemble.
Expatriation ou détachement : quelles conséquences sur la retraite ?
La distinction est essentielle.
En détachement, le salarié reste, sous certaines conditions, affilié au système français de sécurité sociale et continue à y acquérir des droits.
En expatriation, il relève en principe du régime de sécurité sociale de son pays d’activité. La prise en compte des périodes travaillées à l’étranger dépend alors du cadre applicable.
Trois grandes situations doivent être distinguées :
- les pays de l’Union européenne, de l’EEE et la Suisse, couverts par les règles européennes de coordination ;
- les pays ayant signé une convention ou un accord de sécurité sociale avec la France ;
- les pays sans convention avec la France, pour lesquels les périodes travaillées ne bénéficient pas, en principe, d’un mécanisme de totalisation avec les périodes françaises.
Dès qu’une carrière associe plusieurs pays, plusieurs statuts ou plusieurs dispositifs, l’analyse devient plus complexe.
Quels pays ont un accord de sécurité sociale avec la France ?
Au-delà de l’Union européenne, de l’EEE et de la Suisse, la France est liée à de nombreux États et territoires par des conventions bilatérales ou dispositifs de coordination.
Parmi eux figurent notamment
Algérie, Andorre, Argentine, Bénin, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Cameroun, Canada, Cap-Vert, Chili, Congo, Corée du Sud, Côte d’Ivoire, États-Unis, Gabon, Guernesey, Inde, Israël, Japon, Jersey, Kosovo, Macédoine du Nord, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Monaco, Monténégro, Niger, Philippines, Québec, Saint-Marin, Sénégal, Serbie, Togo, Tunisie, Turquie et Uruguay.
La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Saint-Pierre-et-Miquelon relèvent pour leur part de dispositifs spécifiques de coordination.
Pour la liste exhaustive et mise à jour en continu, consultez le site du CLEISS : cleiss.fr/docs/regimes
Attention : l’existence d’une convention ne signifie pas que toutes les règles sont identiques d’un pays à l’autre. Le champ de chaque accord doit être vérifié en fonction du parcours et de la situation de l’assuré.
Cotisations volontaires CFE : faut-il continuer à cotiser pour sa retraite en France ?
C’est l’une des questions essentielles avant une expatriation.
Lorsqu’un salarié cesse d’être affilié obligatoirement au régime français, une assurance volontaire vieillesse peut, sous certaines conditions, permettre de continuer à acquérir des droits en France, notamment par l’intermédiaire de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) pour le régime de base.
Mais cotiser volontairement n’est pas automatiquement la meilleure solution.
Il faut comparer le coût des cotisations volontaires CFE avec les droits supplémentaires qu’elles permettront réellement d’acquérir, en tenant compte du pays d’expatriation, des accords applicables, de la durée du séjour, de la rémunération et des droits déjà constitués.
La même réflexion doit être menée concernant la retraite complémentaire.
Cotiser davantage n’a de sens que si le droit supplémentaire obtenu justifie l’effort financier.
Pourquoi réaliser un bilan retraite expatrié ?
Les périodes travaillées à l’étranger ne sont pas correctement reflétées dans les relevés et estimations de retraite français. Leur prise en compte nécessite des échanges entre organismes étrangers et français ainsi que des démarches spécifiques.
Le chiffre à retenir
Chez NB Consulting, 88 % des relevés de carrière que nous auditons présentent une erreur, une omission ou une opportunité d’optimisation. Pour les profils expatriés audités par nos équipes, ce taux atteint 100 %.
Un bilan retraite expatrié permet donc de reconstituer les périodes françaises et étrangères, d’identifier les régimes concernés et de vérifier les droits acquis.
Mais pour nous, cette vérification n’est que le point de départ.
Du bilan retraite expatrié à la stratégie retraite internationale
Une fois les droits reconstitués, il faut déterminer comment et quand les mobiliser.
C’est tout l’objet du bilan retraite stratégique expatrié : comparer plusieurs scénarios pour mesurer leurs conséquences sur les futurs revenus.
Date de liquidation en France, âge de départ dans les autres pays, poursuite d’activité, régularisation de périodes, cotisations volontaires CFE, droits acquis auprès de plusieurs régimes… chaque paramètre peut modifier le résultat.
Quelle stratégie retraite internationale protège le mieux mon patrimoine retraite et répond à mes objectifs et contraintes ?
Car après une carrière internationale, la première date possible de départ n’est pas nécessairement la plus pertinente.
Préserver son patrimoine retraite après une carrière internationale
Quelques centaines d’euros de pension mensuelle gagnés ou perdus peuvent représenter, sur vingt ou trente années de retraite, un enjeu patrimonial considérable.
Chez NB Consulting, nous considérons les droits constitués au cours d’une carrière comme un véritable patrimoine retraite : des droits acquis aujourd’hui destinés à produire les revenus de demain.
Notre rôle est donc de reconstituer les carrières internationales, sécuriser les droits acquis, mesurer les différentes options et construire avec nos clients la stratégie de départ la plus adaptée à leurs objectifs.
Quand faire un bilan retraite international ?
- Avant une expatriation, pour mesurer les conséquences du départ et étudier notamment l’intérêt des cotisations volontaires.
- Au retour en France, pour contrôler la prise en compte des périodes étrangères et engager les éventuelles régularisations.
- À l’approche de la retraite, pour consolider les droits acquis dans chaque pays et définir une stratégie globale de liquidation.
Le bon moment n’est donc pas seulement une question d’âge. C’est le moment où une décision peut encore changer la suite.
Chez NB Consulting, nous accompagnons aussi bien les carrières partagées entre la France et un pays étranger que les parcours construits entre plusieurs continents.
Vous avez construit votre carrière à travers les frontières. Votre stratégie retraite doit, elle aussi, dépasser les frontières.
Une carrière internationale à sécuriser ?
Nos experts reconstituent vos droits en France et à l’étranger et construisent votre stratégie de départ.
Prenez Rendez-VousFAQ — Bilan retraite expatrié et retraite internationale
Comment fonctionne la retraite lorsqu’on a travaillé dans plusieurs pays ?
Tout dépend des pays concernés et des accords applicables. Les règles européennes et certaines conventions de sécurité sociale permettent de coordonner les périodes d’assurance. Les périodes effectuées dans un pays sans accord avec la France répondent à des règles différentes.
Pourquoi faire un bilan retraite expatrié ?
Un bilan retraite expatrié permet de vérifier les droits acquis en France et à l’étranger, identifier d’éventuelles périodes manquantes et mesurer l’incidence de la carrière internationale sur la date et le montant des futures retraites.
Faut-il cotiser à la CFE pendant une expatriation ?
Cela dépend de chaque situation. L’intérêt des cotisations volontaires CFE doit être apprécié en fonction de leur coût, du pays d’expatriation, de la durée de la mobilité et du supplément de droits à retraite qu’elles peuvent permettre d’acquérir.
Quels pays ont une convention de sécurité sociale avec la France ?
La France est liée à de nombreux pays par des conventions bilatérales, notamment les États-Unis, le Canada, le Brésil, l’Argentine, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, Israël, le Maroc, la Tunisie, la Turquie ou encore le Sénégal. Les pays de l’Union européenne, de l’EEE et la Suisse relèvent quant à eux des règles européennes de coordination. La situation doit toujours être vérifiée pays par pays, sur la liste officielle du CLEISS.
Quelle stratégie retraite après une carrière internationale ?
Une stratégie retraite internationale consiste à consolider les droits acquis dans les différents pays puis à comparer plusieurs dates et modalités de liquidation afin d’identifier le scénario le plus adapté aux objectifs financiers et patrimoniaux de l’assuré.
Où trouver la liste officielle et à jour des pays ayant un accord avec la France ?
Le CLEISS (Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale) publie et met à jour la liste officielle des États et territoires liés à la France par un règlement européen ou une convention bilatérale, consultable sur cleiss.fr.
Un doute sur votre pension ou votre relevé de carrière ?
Notre équipe analyse votre situation et vous aide à faire valoir vos droits.
