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Trimestres

Pensions retraite en 2019

Nos pensions de retraite risquent-elles de fondre dès 2019 ?

Syndicats et patronat sont réunis à partir de mercredi pour évoquer l’avenir des caisses de retraite. Une piste plutôt inquiétante est à l’étude : baisser le montant des pensions en cas de dégradation des finances.
Les retraités et futurs retraités qui ont prêté un œil ou une oreille à l’actualité mercredi matin sont probablement en train de s’inquiéter. En effet, selon Le Parisien, qui a eu accès à des documents des organismes de gestion des retraites, le niveau global des pensions risque de baisser de 9% en quinze ans à cause d’un nouveau système de calcul. Les partenaires sociaux sont réunis à partir de mercredi pour négocier mais déjà les craintes se font sentir.

Possibilité de baisser les pensions. Syndicats et patronat sont réunis au siège du Medef pour négocier la mise en place, au 1er janvier 2019, du nouveau régime de retraite complémentaire, issu de la fusion de l’Agirc (organisme qui s’occupe des cadres) et de l’Arrco (pour tous les autres salariés). Parmi les changements intégrés à ce nouveau régime, un pilotage quasi automatique permettra, selon un document de travail consulté par Le Parisien, de moduler le niveau des pensions afin d’équilibrer les finances. Ceci en jouant sur la valeur du point de retraite, une variable qui sert de base au calcul des pensions, pouvant représenter jusqu’à plus de la moitié du montant versé.

Entendu sur Europe 1

Le texte réfléchit à une baisse programmée des pensions de retraite

Marie-Josée Kotlicki, secrétaire général de l’Ugict-CGT

Contactés par Europe 1, les services de l’Agirc-Arrco ont confirmé la possibilité de baisser le niveau des pensions de retraite en cas de déficit financier du régime, une hausse des cotisations étant d’emblée inenvisageable. Une hypothèse qui fait vivement réagir Marie-Josée Kotlicki, secrétaire général de l’Ugict-CGT, la fédération des cadres. « Comme il faut combler les déficits, il est évident que le nouveau texte qui nous est présenté réfléchit à une baisse programmée des pensions de retraite. Le montant des pensions sera la seule variable d’ajustement pour retrouver l’équilibre du régime », déplore-t-elle au micro d’Europe 1.

Baisse sensible. La syndicaliste s’appuie sur une étude d’impact commandée par les partenaires sociaux pour nourrir leur réflexion sur les modalités de la fusion. « L’étude montre que si on prend le régime tel qu’il nous est proposé, on aura une baisse minimale de 9% sur l’ensemble des pensions en quinze ans », souligne Marie-Josée Kotlicki. Le Parisien a ainsi calculé que le montant de la pension obtenue pour 100 euros cotisés passerait de 7,25 euros en 2018 à 5,77 euros en 2033. Une diminution qui concernerait aussi les actuels retraités, dont les pensions ont pourtant déjà été « liquidées ».

Plutôt un ultime recours. Mais du côté de l’Agirc-Arrco, on appelle à relativiser. Ce scénario ne serait envisagé que si les réserves accumulées par les caisses de retraite complémentaire fondent de moitié par rapport à leur niveau actuel. Aujourd’hui, l’Agirc et l’Arrco possèdent un matelas équivalent à une année de prestation, soit environ 60 milliards d’euros. Il faudrait que ces réserves descendent donc sous les six mois d’avance, soit moins de 30 milliards. A noter que ces réserves n’empêchent pas l’Agirc-Arrco d’afficher un déficit de 2,24 milliards d’euros en 2016 (tout de même 700 millions d’euros de moins qu’en 2015).

Or, selon les syndicats qui ont signé en octobre 2015 l’accord pour rétablir les finances du régime, les mesures prises à l’époque visent justement à éviter que les réserves fondent de moitié. L’éventuelle baisse des pensions n’interviendrait donc qu’en cas de crise financière majeure des régimes de retraite complémentaires. La crainte de la CGT est donc pour l’instant plutôt théorique. « Il n’est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions », a assuré le négociateur du Medef, Claude Tendil. Quoi qu’il en soit, il faut aller vite. Une autre réunion est envisagée la semaine prochaine, les négociateurs devant s’entendre avant la fin de l’année.

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Retraite : les pièges à éviter

Erreur 1 : Se contenter de la retraite des régimes obligatoires

Les régimes obligatoires, avec la pension de base de la Sécurité sociale et celle servie par les régimes complémentaires (Agirc, Arrco pour les salariés), ne couvrent plus toujours les besoins des retraités, le taux de remplacement moyen étant de l’ordre des deux tiers du dernier revenu d’activité pour les non-cadres, à peine de la moitié pour les cadres, et moindre pour les travailleurs non-salariés. L’érosion du taux de remplacement, défini comme étant le rapport entre le montant de la retraite (tous régimes confondus) et celui du salaire de fin de carrière, devrait se poursuivre avec la baisse du rapport de nombre de cotisants pour un retraité.

Pour améliorer son niveau de vie à la retraite, il convient de se constituer un complément de revenu régulier. Et les produits ne manquent pas : le PERP (Plan d’épargne retraite populaire) ouvert à tous, les contrats retraite Madelin réservés aux travailleurs non-salariés ou encore le Perco (Plan d’épargne retraite collective) dans le cadre de l’entreprise.
Ces solutions, dédiées à la préparation de la retraite, apportent un revenu à vie tout en bénéficiant davantage fiscaux en phase de constitution d’épargne mais prévoient peu de clauses de déblocage de son épargne avant l’âge de la retraite.

L’assurance vie classique et le PEA sont également des solutions pour les épargnants soucieux de conserver la libre disposition de leur épargne.

 

Erreur 2 : S’y prendre à la dernière minute

Il n’est jamais trop tôt ! En matière d’épargne retraite, l’équation est simple : plus vous commencez tôt, moins votre effort d’épargne sera important. La mise en place de versements réguliers est à privilégier. En épargnant sur une durée de 30 ans l’effort d’épargne total à fournir sera moins important que si vous épargnez pendant 10 ans car les sommes versées auront eu plus de temps pour faire des ”petits”.

 

Erreur 3 : Négliger le suivi de son dossier de retraite

Il est préférable d’informer vos caisses de retraite au moins quatre à six mois avant la date que vous avez choisie pour votre départ afin de parer à d’éventuels problèmes au cours de la constitution de votre dossier. Les erreurs commises par les caisses de retraites ou encore par le ou les employeurs sont fréquentes. En juin dernier, le rapport de la Cour des comptes soulignait ainsi que le taux d’erreur de calcul des retraites du régime général en 2015 était de 1 sur 13. Il est en ce sens recommandé de bien vérifier son “relevé de situation individuelle” envoyé tous les cinq ans à compter de vos 35 ans, et d’en signaler les erreurs le cas échéant. Il en est de même pour votre “estimation individuelle globale”, que vous recevez l’année de vos 55 ans puis tous les 5 ans. Les chiffres donnés n’ont valeur ni d’engagement ni de certitude.

 

Erreur 4 : Oublier de se déclarer

Bien souvent, l’erreur est de penser que le départ en retraite est automatiquement acté par l’administration et les services concernés. En réalité, pour percevoir vos pensions, il faut que vous en fassiez la demande vous-même. Cette démarche consiste à remplir des formulaires spécifiques (en ligne ou par correspondance) de demande de liquidation de vos droits auprès de toutes les caisses auxquelles vous avez cotisé tout au long de votre vie professionnelle. Bien sûr vous pouvez vous faire aider d’un conseiller. Et il est recommandé de garder une trace des documents transmis.

Pour rappel, les pensions sont versées à partir du mois suivant le dépôt de votre demande. Si vous attendez d’avoir cessé votre activité pour en faire la demande, ce sera autant de revenus de perdus car il n’y a pas de rétroactivité.

 

Erreur 5 : Se tromper dans le nombre d’annuités

Obtenir une retraite à taux plein nécessite un nombre minimum d’annuités de cotisation souvent difficile à se rappeler après une vie entière de travail. Sur ce point, la réforme des retraites de 2010 a établi une nouvelle échelle tenant compte de l’allongement de la durée de cotisation. Celle-ci est désormais comprise dans une fourchette de 40 ans (soit 160 trimestres pour les personnes nées en 1948 ou avant) à 43 ans (soit 172 trimestres pour les personnes nées à compter de 1973). Exception faite de certaines professions qui bénéficient de régimes spécifiques, il convient par ailleurs d’avoir atteint l’âge minimal légal de départ à la retraite. Or, en vertu de la réforme de retraite, ce plancher va bientôt évoluer pour passer à 62 ans à compter du 1er janvier 2017 – contre 60 ans actuellement.

 

Erreur 6 : Etre locataire à la retraite

Il est recommandé d’être propriétaire de sa résidence principale et ce, le plus tôt possible afin de supprimer dans son budget de retraité les postes “loyer” et “remboursement de crédit”. Votre pension sera ainsi nette de toute charge, en dehors de celles liées au fonctionnement du logement. Etre propriétaire vous permettra aussi d’envisager la revente de votre résidence et l’acquisition d’un bien moins cher, le placement du reliquat pouvant alors vous procurer des revenus supplémentaires.

 

Erreur 7 : Oublier la pension de réversion

Tout comme la retraite, la réversion en cas de décès du conjoint ou de la conjointe n’est pas automatique. Il faut en faire la demande auprès de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et des caisses de retraite complémentaires.

Pour la CNAV (régime de base des salariés), la réversion est toutefois conditionnée au fait d’avoir au moins 55 ans et ne pas dépasser un plafond de ressources correspondant, pour une personne seule, à 2080 fois le Smic horaire en vigueur au 1er janvier (soit 20.113,6 euros en 2016). Le montant maximum de la pension de réversion est égal à 54% de la pension dont bénéficiait l’assuré.

Pour les régimes de retraite complémentaires les modalités et conditions d’âge peuvent différer d’une caisse à l’autre mais il n’y a généralement pas de condition de ressources pour percevoir la réversion.

 

Erreur 8 : Travailler sans salaire ou rémunération

Au cours des premières années qui suivent la création d’une entreprise, il est fréquent de ne pas se rémunérer. Inconvénient : vous ne cotisez pas pour votre retraite. Il est donc conseillé de vous verser le salaire minimum qui vous permet de valider quatre trimestres par an. Ainsi, pour valider un trimestre en 2016, il suffit de percevoir un salaire soumis à cotisation représentant 150 fois le montant du Smic, soit 1 450,50 euros brut mensuel (5 802 euros bruts pour quatre trimestres). Pour rappel, il n’est possible de valider que quatre trimestres par an. En complément, le chef d’entreprise peut souscrire un PERP ou un contrat retraite Madelin si son statut le lui permet.

 

Erreur 9 : Ne pas faire attention aux périodes travaillées à l’étranger

Si vous travaillez dans un pays avec lequel il n’y a pas de convention bilatérale avec la France sur l’assurance vieillesse, votre période d’expatriation, même si vous cotisez dans votre pays d’accueil, ne sera pas prise en compte pour votre retraite française. Pour éviter de perdre vos trimestres effectués à l’étranger, il est vivement conseillé de souscrire une assurance auprès de la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Elle assure la poursuite des droits au régime de base et, par le paiement de cotisations (patronales et salariales), aux régimes complémentaires Arrco et Agirc par l’intermédiaire de la CRE (Caisse de retraite des expatriés) et de l’Ircafex (pour les cadres).

@LePoint.fr

S’informer sur le compte pénibilité pour la retraite

Le compte personnel de prévention de la pénibilité, instauré par la loi sur l’avenir des retraites du 20 janvier 2014, peut être utilisé pour la retraite. A partir de 55 ans, le salarié peut, en effet, choisir d’utiliser les points inscrits à son compte pour obtenir un ou plusieurs trimestres de majoration de durée d’assurance. Pour rappel, le compte prévention pénibilité concerne les salariés affiliés au régime général ou au régime agricole remplissant diverses conditions d’exposition à dix facteurs de pénibilité. Chaque trimestre d’exposition donne droit à des points. Chaque tranche de 10 points inscrits au compte ouvre droit à un trimestre de majoration de durée d’assurance. « Cette utilisation permet d’anticiper le départ à la retraite de deux ans au plus par rapport à l’âge légal d’obtention de la retraite », rappelle la CNAV dans une récente circulaire qui explicite tout le dispositif. Un numéro de téléphone unique, le 3682 et le site www.preventionpenibilite.fr informent les salariés et leurs employeurs.

Les trimestres assimilés et les majorations de trimestres

On le sait : pour accumuler des trimestres de retraite, et ainsi atteindre la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier d’une pension à taux plein, il faut cotiser tout au long de sa vie. Mais certaines situations peuvent aussi vous donner droit à des trimestres gratuits. Selon le cas, ces trimestres peuvent vous permettre de compléter des « trous » dans votre carrière ou venir s’ajouter à votre durée d’assurance globale. Revue de détail…

Les trimestres assimilés à des trimestres cotisés

Ce sont des trimestres pendant lesquels vous n’avez pas pu cotiser, souvent pour des raisons indépendantes de votre volonté : maladie, maternité, invalidité … Ils vous sont accordés uniquement si vous en avez besoin pour valider 4 trimestres au titre d’une année civile. Autrement dit, si les cotisations prélevées sur votre salaire au titre de la même année sont suffisantes pour valider 4 trimestres, vous n’aurez aucun trimestre assimilé. Par exemple, si vous avez été en congé maternité une partie de l’année mais que les cotisations versées pendant l’autre partie de l’année ont été suffisantes pour valider 4 trimestres, vous n’aurez aucun trimestre de maternité. Autre spécificité : les revenus de remplacement (indemnités journalières, allocations chômage …) que vous avez perçus pendant ces périodes ne sont pas pris en compte pour le calcul de votre salaire annuel moyen qui servira à calculer votre retraite. Sauf dans un cas : les indemnités journalières de maternité sont retenues à hauteur de 125 % de leur montant mais uniquement pour les congés maternité postérieurs au 1er janvier 2012.

> Les congés maladie

Les périodes indemnisées au titre d’un congé maladie peuvent être retenues en tant que trimestres assimilés, à raison d’un trimestre pour 60 jours de perception d’indemnités journalières. Sont également pris en compte les trimestres au cours desquels vous avez perçu une rente d’invalidité ou une rente d’accident du travail correspondant à un taux d’invalidité d’au moins 66 %.

> Les congés maternité et d’adoption

Pour les femmes ayant accouché avant le 1er janvier 2014, le trimestre civil de l’accouchement peut être pris en compte en tant que trimestre assimilé. Pour les naissances ou les adoptions postérieures à cette date, tous les trimestres indemnisés au titre du congé maternité ou d’adoption sont retenus, à raison d’un trimestre pour 90 jours de perception d’indemnités journalières.

> Les périodes de chômage

Les périodes de chômage sont également assimilées à des trimestres d’assurance, chaque période de 50 jours de chômage donnant droit à un trimestre. Depuis le 1er janvier 1980, seules les périodes de chômage indemnisées sont en principe prise en compte. Toutefois, si vous faites liquider votre retraite avant l’âge du taux plein sans avoir la durée d’assurance requise, chaque période de chômage non indemnisée faisant immédiatement suite à une période de chômage indemnisé peut être retenue dans la limite d’un an pour les chômeurs de moins de 55 ans et dans la limite de 5 ans pour les chômeurs de plus de 55 ans s’ils justifient d’une durée de cotisation d’au moins 20 ans et ne relèvent pas d’un nouveau régime de retraite obligatoire.
A condition qu’aucune période de chômage non indemnisé faisant suite à une période de chômage indemnisé n’ait été prise en compte, la première période de chômage involontaire non indemnisée peut être prise en compte. Cette prise en compte est plafonnée à 4 trimestres pour les périodes antérieures au 1er janvier 2011 et à 6 trimestres depuis cette date.

> Les stages de formation professionnelle

Les stages de formation professionnelle pendant lesquels vous n’avez pas été indemnisé par Pole emploi, mais rémunéré par l’Etat ou par la région, voire non rémunéré, sont désormais pris en compte dans les mêmes conditions que les périodes de chômage indemnisé. Chaque période de stage de 50 jours permet de valider un trimestre d’assurance. Mais attention, seuls les stages accomplis depuis le 1er janvier 2015 sont concernés.

> Les périodes de service national

Les périodes de service national sont assimilées à des périodes d’assurance à condition d’avoir été affilié au régime général avant ou après cette période. Chaque période de 90 jours donne droit à un trimestre. Sont retenues les périodes de service militaire légal, celles accomplies dans le cadre de la coopération, en tant qu’objecteur de conscience, les périodes de volontariat civil si elles ont duré au moins 6 mois et les périodes de service national féminin.

> Les sportifs de haut niveau

Les sportifs, entraîneurs, arbitres et juges sportifs de plus de 20 ans inscrits sur la « liste des sportifs de haut niveau » ont le droit à un trimestre assimilé par période de 90 jours d’inscription en continu. Cette prise en compte n’est pas automatique : il faut en faire la demande, étant précisé que seules les périodes postérieures au 1er janvier 2012 peuvent être retenues. Pour y prétendre, il faut avoir perçu des revenus inférieurs à 75 % du plafond de la sécurité sociale, ne pas avoir validé 4 trimestres dans un ou plusieurs autres régimes de base au titre de la même année et ne pas avoir validé, sur l’ensemble de sa carrière, 16 trimestres assimilés de sportif de haut niveau.

> Les chômeurs créateurs d’entreprise

Depuis le 1er janvier 2007, les chômeurs créateurs d’entreprise sont affiliés au régime de retraite dont ils relèvent au titre de leur nouvelle activité, le Régime social des indépendants (RSI) ou la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) selon leur profession. S’ils sont bénéficiaires de l’aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise (ACCRE), ils sont exonérés de cotisations sociales pendant 12 mois et se voient attribuer 4 trimestres au titre de cette première année.

> L’assurance vieillesse des parents au foyer

Sous certaines conditions, les personnes qui arrêtent de travailler ou travaillent à temps partiel pour s’occuper de leurs enfants ou d’un membre de leur famille handicapé ou en perte d’autonomie sont automatiquement affiliées à l’assurance vieillesse des parents au foyer. Cette affiliation gratuite est soumise à condition de ressources pour les parents qui interrompent ou réduisent leur activité dans le cadre d’un congé parental. En revanche, aucune condition de ressources n’est requise pour les aidants familiaux qui s’occupent d’un proche handicapé et pour les parents qui interrompent leur activité pour s’occuper d’un enfant malade dans le cadre d’un congé de présence parentale. Cette affiliation leur permet de continuer à valider des trimestres pour leur retraite sur la base d’un salaire fictif (1.624,09 euros par mois en 2016), ce qui peut leur permettre en outre d’augmenter leur salaire annuel moyen pris en compte pour le calcul de la pension de retraite.

Les majorations de trimestres

A la différence des trimestres assimilés, les majorations de durée d’assurance sont accordées dans tous les cas, dès lors que l’assuré remplit les conditions pour en bénéficier. Elles ne sont pas affectées à des années civiles déterminées mais viennent s’ajouter à votre durée d’assurance au régime général.

> Majoration de durée d’assurance pour enfant

Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2010, les mères ont le droit à une majoration de 8 trimestres par enfant. Pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2010, les mères ont le droit à une majoration de 4 trimestres au titre de la grossesse. S’y ajoute une majoration de 4 trimestres au titre de l’éducation des enfants qui peut être répartie entre les parents ou attribuée à un seul d’entre eux, la mère comme le père.

> Majoration pour congé parental

Les mères ou pères qui ont pris un congé parental d’éducation ont le droit à une majoration égale à la durée réelle du congé parental, appréciée de date à date et arrondie au nombre de trimestres supérieur. Mais attention, cette majoration n’est pas cumulable avec la majoration pour enfant. C’est la plus favorable des deux qui est accordée.

> Majoration de durée d’assurance pour enfant handicapé

Les assurés qui ont élevé un enfant handicapé de moins de 20 ans peuvent bénéficier d’une majoration de 8 trimestres au maximum, à raison d’un trimestre par période d’éducation de 30 mois. Il n’est pas nécessaire que l’assuré ait un lien de parenté avec l’enfant handicapé mais il doit justifier que l’enfant est à sa charge effective et permanente.

> Majoration « aidant familial »

Une majoration de trimestres est accordée aux assurés qui ont assumé la charge permanente d’un membre de leur famille handicapé de plus de 20 ans : conjoint, partenaire de Pacs, concubin, ascendant (parent, grands-parents, beaux-parents …), descendants (enfants, petits-enfants, beaux-enfants .) et collatéraux jusqu’au 4e degré (frères, sœurs, neveux, nièces …). La majoration est d’un trimestre par période de trente mois de prise en charge, dans la limite de 8 trimestres au total. Mais attention, seules les périodes de prise en charge intervenues depuis le 1er janvier 2015 ouvrent droit à ce bonus.

> Majoration pour dépassement de l’âge du taux plein

Les assurés qui ont dépassé l’âge du taux plein (65 ans progressivement porté à 67 ans pour les assurés nés en 1955 et après) à la date de liquidation de leur retraite et qui n’ont pas la durée d’assurance requise pour prétendre à une retraite entière bénéficient d’une majoration de leur durée d’assurance. Cette majoration est de 2,5 % par trimestre écoulé après l’âge du taux plein. Le nombre de trimestres obtenu est arrondi au nombre entier supérieur.

Nathalie Cheysson-Kaplan

Les idées reçues de la retraite

Un salarié obtient un trimestre en travaillant trois mois.

Faux. Au régime général, les salariés du privé acquièrent un trimestre non pas en travaillant trois mois, mais en gagnant un certain montant sur l’année. C’est 1429,50 euros brut en 2014. Avec 5718 euros engrangés sur l’année, peu importe le nombre de mois travaillés, vous obtenez donc vos quatre trimestres.

 

Ce n’est pas parce que vous obtenez le taux plein que votre retraite sera entière.

Vrai. Pour calculer la pension de base dans les régimes alignés, trois paramètres entrent en jeu : le taux de liquidation, le revenu annuel moyen (Salaire annuel moyen – SAM -, pour les salariés), et un coefficient de proratisation. Votre retraite est dite « à taux plein » si vous décrochez le taux de liquidation maximal de 50 %. Mais, pour une retraite dite « entière », encore faut-il que votre coefficient de proratisation soit égal à 1, c’est-à-dire que votre retraite ne soit pas minorée. Elle le sera si vous n’avez pas engrangé, dans le régime concerné, la durée d’assurance requise pour votre génération. Exemple : vous êtes né en octobre 1950, vous avez toujours été salarié mais votre carrière a été interrompue plusieurs fois, et vous comptez partir à la retraite en novembre 2015 avec 150 trimestres. Vous aurez 65 ans, l’âge du taux plein automatique, mais votre pension de base sera minorée par l’application d’un coefficient de proratisation (150 / 162) car vous n’avez pas les 162 trimestres requis pour votre génération.

 

Travailler plus de trimestres que nécessaire ne vous donnera pas forcément droit à une surcote.

Vrai. Travailler au-delà de la durée d’assurance requise pour votre génération ouvre la voie à une surcote à condition que vous ayez déjà l’âge légal de la retraite! Si vous avez commencé tôt et que vous atteignez le bon nombre de trimestres, par exemple, à 59 ans, les trimestres travaillés entre vos 59 ans et l’âge légal ne vous apportent pas de surcote et donc ne viennent pas gonfler votre pension de base. Vous améliorez tout de même votre retraite globale en engrangeant de nouveaux points de retraite complémentaire.

 

Le minimum contributif, c’est la pension de base minimale dans les régimes alignés.

Faux. Le minimum contributif est la pension de base minimale uniquement de ceux qui obtiennent une retraite à taux plein et dont le total des pensions (de base et complémentaires) ne dépasse pas 1120 euros mensuels. Montant du minimum contributif : 687,32 euros par mois, proratisé si vous n’avez pas le bon nombre de trimestres, validés et cotisés.

 

Pour connaître le nombre de points engrangés chaque année pour vos complémentaires Agirc-Arrco, il faut diviser vos cotisations par la valeur d’acquisition des points.

Faux. Dans un régime parpoints, la logique voudrait que vos cotisations vous apportent… des points. Pas toujours! Certaines cotisations vous permettent d’en acquérir, d’autres pas. Exemple : si vous êtes salarié non cadre avec un salaire annuel brut de 30000 euros, on prélève actuellement pour votre complémentaire 7,63 % de cotisations salariales et patronales Arrco, soit 2289 euros sur l’année 2014. Sur ces 2289 euros, seuls 1 830 euros, soit 6,1 % de votre salaire brut, serviront à acquérir des points. A l’Arrco comme à l’Agirc, pour connaître son nombre de points, il faut donc diviser le total des cotisations Agirc et Arrco par la valeur de service du point, et multiplier le tout par 80 %.

 

Les fonctionnaires partent aux mêmes âges que les salariés.

Vrai et faux. Pour la retraite de base, l’âge minimum de départ est le même pour les fonctionnaires sédentaires (la majorité des fonctionnaires) et les salariés du privé ­ entre 60 et 62 ans, selon l’année de naissance. A partir de la génération 1958, l’âge du taux plein automatique sera aussi le même. Mais, à titre transitoire, les fonctionnaires sédentaires nés avant 1958 bénéficient du taux plein automatique quelques mois avant les salariés.

@votreargent.lexpress.fr

Élargissement des conditions pour la retraite anticipée carrières longues

Une circulaire de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) parue le 1er avril 2014 a officialisé l’entrée en application à cette date de l’élargissement des trimestres de cotisation pris en compte dans l’octroi de la retraite anticipée au titre des carrières longues. Ce document découle du décret publié le 19 mars 2014 qui étend les périodes réputées cotisées entrant dans la durée de cotisation exigée, comme prévu dans la dernière réforme des retraites.

Pour bénéficier du dispositif carrières longues qui permet aux actifs qui ont commencé à travailler jeune de partir plus tôt à la retraite, ces derniers doivent justifier du nombre de trimestres requis dans leur classe d’âge pour percevoir une pension à taux plein (sans décote). A compter du 1er avril, tous les trimestres de maternité sont désormais comptabilisés au lieu de 2 trimestres jusqu’ici. Le nombre de trimestres au titre des périodes de chômage indemnisé passe de 2 à 4. L’attribution d’une pension d’invalidité donne dorénavant droit à 2 trimestres.

Les majorations de trimestres octroyées au titre du compte pénibilité instaurés par la loi du 20 janvier 2014 seront également prises en compte. Pour rappel, à compter du 1er janvier 2015, les salariés pourront capitaliser des points en fonction de leur exposition à des risques professionnels qui leur permettront notamment de bénéficier d’une retraite anticipée (dans la limite de 2 ans). Enfin, la circulaire rappelle que 4 trimestres sont toujours attribués au titre du service national et 4 au titre de l’accident de travail et de l’incapacité temporaire.

@toutsurlaretraite.com

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Ce qui change pour vous en 2014

Vous êtes retraité ?

– Votre pension de base sera revalorisée plus tard. La revalorisation des pensions de base avait lieu jusqu’ici le 1er avril, pour compenser l’inflation. Ce sera le 1er octobre à partir de 2014. Avec à la clé une perte de pouvoir d’achat. Attention, certaines pensions complémentaires devraient aussi être concernées.

Vous êtes actif ?

– Vous devrez cotiser plus longtemps pour le taux plein. La réforme porte à 43 ans la durée d’assurance requise pour obtenir sa retraite à taux plein, sans minoration, pour les personnes nées en 1973 ou après. L’allongement aura lieu de manière progressive, à raison d’un trimestre par génération. L’âge légal de la retraite, l’âge minimum porté à 62 ans par la réforme de 2010, n’est toutefois pas modifié.

– Vous pourrez peut-être partir plus tôt en cas d’emploi pénible. A partir de 2015, les salariés pourront cumuler des points sur un  » compte pénibilité  » chaque fois qu’ils seront exposés à un ou plusieurs facteurs de pénibilité. Points qui pourront être utilisés pour une formation (pour changer d’emploi), pour un temps partiel de fin de carrière (payé comme un temps plein) ou pour partir un peu plus tôt à la retraite (grâce à un bonus de trimestres).

– Vous validerez des trimestres plus facilement. Si vous travaillez à temps partiel et que vous êtes peu payé, il est possible que vous ne validiez pas vos quatre trimestres dans l’année, et ce, même si vous travaillez toute l’année. C’est parce qu’un trimestre de retraite s’acquiert non pas en travaillant trois mois mais en engrangeant un certain niveau de revenus. Le niveau requis va baisser en 2014, facilitant ainsi la validation de quatre trimestres annuels (le maximum).

– Votre allez perdre quelques euros de salaire. La réforme des retraites prévoit une hausse des cotisations pour la retraite de base de 0,6 point, progressivement, d’ici 2017. Son étalement devra être précisé par décret pour les différentes catégories professionnelles. Pour les salariés en 2014, appliqué sur la cotisation vieillesse déplafonnée, celle qui concerne l’ensemble du salaire brut. Ce serait 0,15 point pour la cotisation salariale et autant pour la cotisation patronale. Pour un salaire de 1800 € brut par exemple, cette hausse aboutirait à une perte de salaire net de 2,70 € par mois, soit 32,40 € sur l’année.

 

Vous êtes étudiant ?

– Vous pourrez racheter des trimestres d’études en soldes et valider des trimestres de stage. Il sera désormais possible de racheter des trimestres d’études à prix discount dans les 10 ans qui suivent la fin des études. Et les stagiaires pourront obtenir maximum deux trimestres pour leur retraite en échange de cotisations.

– Vous validerez vos trimestres d’apprentis. Tous les trimestres d’apprentissage seront désormais comptés, ce n’était pas le cas pour l’instant.

@lexpress.fr

retraite progressive

La retraite progressive

Percevoir une partie de sa retraite et continuer à cotiser pour sa retraite définitive, c’est possible ; à condition de pouvoir justifier d’au moins 150 trimestres et d’attendre l’âge légal de départ à la retraite. Vous pourrez alors percevoir une fraction de vos pensions (retraite de base et complémentaire) tout en continuant à travailler à temps partiel. C’est ce que l’on appelle la retraite progressive.

La part de retraite versée dépend de la durée de votre temps partiel (par exemple, 50% si vous travaillez à mi-temps). L’activité conservée vous permettra de continuer à cotiser pour votre retraite de base et complémentaire. Votre employeur devra remplir un formulaire vous autorisant à rentrer dans ce dispositif. A priori, il n’a pas de raison de refuser si vous travaillez déjà à temps partiel et n’avez pas l’intention de modifier votre durée de travail.

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Chômage et retraite

Chômage et retraite

Sauf exceptions, seules les périodes de chômage indemnisé sont retenues pour votre retraite. Toutes les situations au cas par cas.

> Vous percevez des allocations chômage

Bien que vos allocations chômage ne soient pas soumises à cotisations sociales, les périodes de chômage pendant lesquelles vous avez été indemnisé soit au titre de l’assurance chômage (allocation d’aide au retour à l’emploi ; allocation spécifique de reclassement), soit au titre du régime de solidarité (allocation de solidarité spécifique, allocation équivalent retraite) sont prises en compte pour votre retraite.

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La décote pour trimestre manquant

Lorsqu’un assuré n’atteint pas l’age requis ou le nombre de trimestres cotisés (durée d’assurance) suffisants, une décote est appliquée au taux de liquidation de sa retraite. Ses pensions s’en retrouveront donc amoindries.

La réforme de 2010 a apporté de profonds changements au système de retraite français. Pour atteindre la retraite à taux plein, l’age de départ se rallonge peu à peu, glissant lentement de 65 à 67 ans selon les années de naissance. Le nombre global de trimestres a cotiser subit la même extension, passant de 160 à 166 trimestres.

Un assuré n’est aucunement obligé d’attendre la survenance de sa retraite à taux plein pour décider de partir en retraite. Une fois l’age légal atteint, il peut cesser toute activité professionnelle en tout temps. Attention toutefois, une décote sera appliquée au taux de liquidation de sa retraite.

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