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Retraite à 62 ans

CARFM : départ à la retraite dans le régime complémentaire à partir de 62 ans ?

Après l’échec en 2014 de son projet de « retraite à la carte » (cette réforme du régime complémentaire défendue à l’époque par le Dr Gérard Maudrux n’a jamais eu l’aval de la tutelle ministérielle et n’a donc pas vu le jour), la CARMF désormais présidée par le Dr Thierry Lardenois remet le couvert, avec un habillage un peu différent. Au menu : toujours une réforme de l’âge de départ à la retraite dans le régime complémentaire à partir de 62 ans, dite cette fois « en temps choisi ».

Le conseil d’administration de la CARMF (qui gère le régime complémentaire) vient en effet d’adopter à l’unanimité cette réforme qui, selon la CARMF, a reçu – contrairement à la précédente – le soutien de la « majorité des syndicats » (FMF, Le BLOC, MG France et SML). Reste toujours à obtenir l’agrément du ministère…

En pratique, explique l’institution, le principe consisterait à abaisser l’âge normal de départ en retraite dans ce régime à 62 ans (contre 65 aujourd’hui), avec ensuite un système de majoration annuelle de 5 % pendant trois ans (1,25 % par trimestre) jusqu’à 65 ans (permettant de retrouver 100 % du montant du taux plein actuel), puis de 3 % par an entre 65 et 70 ans.

Avec cette réforme, « le niveau de la retraite sera légèrement supérieur au niveau actuel avant 65 ans, et égal à 65 ans. Après 65 ans, la majoration annuelle de 3 %, qui n’existait pas auparavant, récompensera ceux qui travaillent plus longtemps », assure la CARMF.

Dans le projet précédent de retraite à la carte, les syndicats estimaient que le compte n’y était pas en raison d’un montant de pension de départ à 62 ans trop faible (seulement 85 % du montant à temps plein, taux revu cette fois à la hausse). « Quand on réduit de 15 % le montant de la retraite à 62 ans par rapport à 65 ans, pour l’augmenter ensuite de 5 % par année travaillée, mais sur ce montant réduit, on ne récupère pas à 65 ans les 15 % perdus ! », estimait alors la CSMF. Une injustice réparée dans la nouvelle version.

Une nouvelle option

La CSMF prend acte ce mercredi du projet de modification du régime complémentaire. Le syndicat se félicite que la réduction du montant de la retraite à 65 ans contenue dans le projet initial ait été finalement abandonnée. « La retraite à 62 ans restera toujours possible, comme c’est le cas actuellement dans quasiment les mêmes conditions, de même qu’à 65 ans », calcule le syndicat.

Si le projet est accepté, une option nouvelle – en sus du cumul activité-retraite – sera donc ouverte aux médecins : celle, à 65 ans, de poursuivre son activité en bénéficiant d’une majoration de ses points de 3 % par an jusqu’à 70 ans, mais en continuant de cotiser et sans percevoir de retraite.

« Cette possibilité peut être intéressante individuellement pour certains confrères aux carrières plus courtes », analyse la CSMF qui fait valoir que le problème demeure de l’équilibre à moyen terme de ce régime « techniquement en déficit, mais qui dispose de réserves ».

@Lequotidiendumedecin.fr

Les Français et la réforme des retraites (sondage sept. 2013)

A l’issue du processus de concertation engagé sur la question des retraites avec les partenaires sociaux, le gouvernement a dévoilé les détails de sa réforme. Le sondage réalisé par l’Institut CSA pour L’Humanité révèle une réforme gouvernementale qui ne convainc pas une majorité de Français. Certaines mesures bénéficient toutefois du soutien d’une majorité de répondants, sans parvenir à lever leurs inquiétudes.

Dans un contexte de pessimisme élevé concernant l’avenir de la société française, les Français se soucie aussi de celui de leur retraite. En effet, plus de huit interviewés sur dix expriment leur inquiétude quant à leur retraite (81%), contre seulement 15% de « Pas inquiets ». Ce résultat est largement supérieur à celui observé en mai 2003 (65% « Inquiet »), alors que la mobilisation sociale contre la réforme de François Fillon battait son plein. Notons toutefois que l’intensité de cette inquiétude semble évoluer à la baisse depuis quelques mois puisque moins d’un tiers des Français se déclarent aujourd’hui « Très inquiets » (32% contre 48% en mai 2013). Si l’inquiétude est générale parmi l’ensemble des catégories sociales, ce sont les Français âgés de 25 à 64 ans(parmi lesquels on recense la plupart des actifs) qui apparaissent les plus préoccupés par leur retraite.

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2017 : plus de départ en retraite avant 62 ans

Quel que soit votre métier, quels que soient les régimes de retraite auxquels vous avez cotisé au cours de votre vie professionnelle, les règles sont désormais les mêmes pour tous si vous avez réalisé une carrière classique. Il ne reste que quelques exceptions : les fonctionnaires de terrain, les travailleurs dont le métier est reconnu « pénible » ou qui ont débuté avant 20 ans.

 

Depuis le mois de juillet 2011, à l’initiative du gouvernement Fillon, le relèvement de 60 à 62 ans de l’âge minimal du départ à la retraite et de 65 à 67 de l’âge automatique d’obtention du taux plein (sans aucune pénalité) s’applique dans les mêmes conditions aux salariés du secteur privé, aux artisans, aux commerçants, aux professions libérales, ainsi qu’à tous les fonctionnaires occupant un emploi en catégorie sédentaire. Quant aux dérogations en faveur de certains groupes d’assurés, ce sont les mêmes dans tous les régimes. D’où l’intérêt de bien connaître ces nouvelles règles pour maximiser ses droits.

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Retraite : comparatif entre le public et le privé

Le régime de retraite de la fonction publique est réputé plus favorable que celui des salariés du privé. Mais qu’en est-il vraiment ?
Au fil des réformes, la plupart des règles applicables dans le régime général des salariés du secteur privé ont été étendues aux agents relevant de la fonction publique (fonction publique d’Etat, fonction publique hospitalière et territoriale). Mais il subsiste encore quelques différences.

 

Age de la retraite : à 62 ans dans le public comme dans le privé

L’âge minimum de la retraite passe progressivement de 60 ans à 62 ans, selon le même calendrier, dans le régime des salariés du privé comme dans celui la fonction publique.

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Retraite : l’âge légal de départ en France reste une exception au sein de l’OCDE

Alors que la France a abaissé l’âge minimal légal de départ à la retraite à 60 ans pour les personnes qui ont commencé à travailler tôt, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) préconise au contraire un allongement de la durée de cotisation afin de garantir le maintien du niveau des pensions. L’écart entre l’âge légal moyen de la France, à 62 ans et la moyenne des pays de l’OCDE qui tend vers les 67 ans, s’accroit.

Hasard du calendrier ? Au moment où le gouvernement Ayrault rétablit partiellement la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler dès 18 et 19 ans, l’OCDE préconise au contraire un recul de l’âge de départ à la retraite pour ses pays membres. Dans une nouvelle étude sur les pensions de retraite, l’OCDE observe que la France, avec un âge légal de départ de 62 ans en 2017 au terme de la réforme des retraites de 2010, se classe parmi les pays où ce seuil intervient le plut tôt, alors que, dans ce rapport, l’organisation internationale incite plutôt les Etats à l’allonger. Au Luxembourg, seul pays de l’OCDE où les hommes peuvent partir à la retraite avant les Français, l’âge légal est ainsi de 60 ans. Pour les femmes, ce sont les luxembourgeoises, les chiliennes et les polonaises qui bénéficient, à 60 ans, de l’âge légal de départ à la retraite le plus favorable, devant les slovènes (61 ans), suivies des françaises et des slovaques (62 ans).

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Flash Retraite

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