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Les droits des chômeurs proches de la retraite sont préservés

Avec l’entrée en vigueur des nouvelles règles de l’Unédic, défavorables aux seniors, on aurait pu croire que les chômeurs proches de la retraite seraient pénalisés. Il n’en est rien.
Les chômeurs proches de la retraite peuvent se rassurer… Si les nouvelles règles de l’assurance chômage entrées en vigueur le 1er novembre dernier pénalisent les seniors de 50 à 55 ans, elles préservent les droits des chômeurs qui frôlent l’âge légal de départ, pour lesquels la probabilité de retrouver un emploi est la moins élevée.

Pour rappel, pour les chômeurs âgés de 50 à 52 ans, la durée d’indemnisation maximale est désormais de 24 mois au lieu de 36 mois. Elle est passée à 30 mois entre 53 et 54 ans, ce à quoi peuvent peuvent s’ajouter 6 mois en cas de formation. Ces nouvelles règles s’appliquent à tous ceux dont le contrat de travail prend fin à compter du 1er novembre (les chômeurs en cours d’indemnisation ne sont pas visés par ces changements et continuent à être indemnisés selon l’ancienne convention).

En revanche, pour les chômeurs de 55 ans et plus, le système du maintien de droits aux allocations jusqu’à la retraite est préservé. Conséquence : les seniors qui se retrouvent privés d’emploi à partir de 59 ans, à la suite d’un licenciement ou d’une rupture conventionnelle, et qui ont épuisé leurs 36 mois d’indemnisation à 62 ans pourront toujours continuer à être indemnisés par Pôle emploi au-delà de cette période de 36 mois, s’ils ne peuvent pas prétendre à cet âge à une retraite à taux plein. Leurs allocations continueront à leur être versées jusqu’à ce qu’ils aient réuni le nombre de trimestres requis pour avoir le droit à une retraite à taux plein, ou à défaut jusqu’à 67 ans. Sous réserve qu’ils réunissent les conditions suivantes : être en cours d’indemnisation depuis au moins un an à 62 ans, avoir validé au moins 100 trimestres pour sa retraite et être affilié depuis 12 ans à l’assurance chômage, dont une année continue ou deux années discontinues dans les 5 dernières années.

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Pour le reste, aucune modification aux droits des chômeurs pour leur future retraite n’a été apportée. Dès lors qu’ils sont indemnisés par Pôle emploi, leurs périodes de chômage sont retenues pour la détermination de leur durée d’assurance, chaque période de 50 jours d’indemnités comptant pour un trimestre. Si à l’issue de cette période, ils n’ont toujours pas retrouvé d’emploi, ils peuvent bénéficier d’un année supplémentaire validée gratuitement pour les moins de 55 ans. Pour les plus de 55 ans, ces périodes de chômage non indemnisées faisant immédiatement suite à une période de chômage indemnisé sont prises compte dans la limite de 5 ans, sous réserve qu’ils justifient d’une durée de cotisations d’au moins 20 ans. Mais attention, si vous reprenez une activité dans l’année ou les 5 ans suivant la fin de vos droits, selon le cas, vous perdez le droit à cette validation gratuite même si votre nouvelle activité ne vous a pas permis de vous constituer de nouveaux droits au chômage !

Un autre dispositif permet de tenir compte de votre “première” période de chômage non indemnisée, dans la limite de 1 an et demi (cette durée est limitée à un an pour les périodes de chômage antérieures au 31 décembre 2010). Mais attention, quoi qu’il arrive, les périodes de chômage non indemnisé ne seront validées que si vous faites liquider votre retraite avant l’âge du taux plein, sans avoir la durée d’assurance requise pour toucher votre retraite à taux plein. Si vous avez le nombre de trimestres requis, on ne tiendra pas compte de ces périodes. On n’en tiendra compte que si elles sont nécessaires pour compléter des trimestres cotisés.

Par ailleurs, ces deux dispositifs de validation des trimestres de chômage non indemnisé sont exclusifs l’un de l’autre : votre première période de chômage non indemnisé ne pourra être prise en compte que si vous n’avez pas obtenu auparavant la validation d’une période de chômage non indemnisé faisant immédiatement suite à une période de chômage indemnisé.

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Pensions retraite en 2019

Nos pensions de retraite risquent-elles de fondre dès 2019 ?

Syndicats et patronat sont réunis à partir de mercredi pour évoquer l’avenir des caisses de retraite. Une piste plutôt inquiétante est à l’étude : baisser le montant des pensions en cas de dégradation des finances.
Les retraités et futurs retraités qui ont prêté un œil ou une oreille à l’actualité mercredi matin sont probablement en train de s’inquiéter. En effet, selon Le Parisien, qui a eu accès à des documents des organismes de gestion des retraites, le niveau global des pensions risque de baisser de 9% en quinze ans à cause d’un nouveau système de calcul. Les partenaires sociaux sont réunis à partir de mercredi pour négocier mais déjà les craintes se font sentir.

Possibilité de baisser les pensions. Syndicats et patronat sont réunis au siège du Medef pour négocier la mise en place, au 1er janvier 2019, du nouveau régime de retraite complémentaire, issu de la fusion de l’Agirc (organisme qui s’occupe des cadres) et de l’Arrco (pour tous les autres salariés). Parmi les changements intégrés à ce nouveau régime, un pilotage quasi automatique permettra, selon un document de travail consulté par Le Parisien, de moduler le niveau des pensions afin d’équilibrer les finances. Ceci en jouant sur la valeur du point de retraite, une variable qui sert de base au calcul des pensions, pouvant représenter jusqu’à plus de la moitié du montant versé.

Entendu sur Europe 1

Le texte réfléchit à une baisse programmée des pensions de retraite

Marie-Josée Kotlicki, secrétaire général de l’Ugict-CGT

Contactés par Europe 1, les services de l’Agirc-Arrco ont confirmé la possibilité de baisser le niveau des pensions de retraite en cas de déficit financier du régime, une hausse des cotisations étant d’emblée inenvisageable. Une hypothèse qui fait vivement réagir Marie-Josée Kotlicki, secrétaire général de l’Ugict-CGT, la fédération des cadres. « Comme il faut combler les déficits, il est évident que le nouveau texte qui nous est présenté réfléchit à une baisse programmée des pensions de retraite. Le montant des pensions sera la seule variable d’ajustement pour retrouver l’équilibre du régime », déplore-t-elle au micro d’Europe 1.

Baisse sensible. La syndicaliste s’appuie sur une étude d’impact commandée par les partenaires sociaux pour nourrir leur réflexion sur les modalités de la fusion. « L’étude montre que si on prend le régime tel qu’il nous est proposé, on aura une baisse minimale de 9% sur l’ensemble des pensions en quinze ans », souligne Marie-Josée Kotlicki. Le Parisien a ainsi calculé que le montant de la pension obtenue pour 100 euros cotisés passerait de 7,25 euros en 2018 à 5,77 euros en 2033. Une diminution qui concernerait aussi les actuels retraités, dont les pensions ont pourtant déjà été « liquidées ».

Plutôt un ultime recours. Mais du côté de l’Agirc-Arrco, on appelle à relativiser. Ce scénario ne serait envisagé que si les réserves accumulées par les caisses de retraite complémentaire fondent de moitié par rapport à leur niveau actuel. Aujourd’hui, l’Agirc et l’Arrco possèdent un matelas équivalent à une année de prestation, soit environ 60 milliards d’euros. Il faudrait que ces réserves descendent donc sous les six mois d’avance, soit moins de 30 milliards. A noter que ces réserves n’empêchent pas l’Agirc-Arrco d’afficher un déficit de 2,24 milliards d’euros en 2016 (tout de même 700 millions d’euros de moins qu’en 2015).

Or, selon les syndicats qui ont signé en octobre 2015 l’accord pour rétablir les finances du régime, les mesures prises à l’époque visent justement à éviter que les réserves fondent de moitié. L’éventuelle baisse des pensions n’interviendrait donc qu’en cas de crise financière majeure des régimes de retraite complémentaires. La crainte de la CGT est donc pour l’instant plutôt théorique. « Il n’est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions », a assuré le négociateur du Medef, Claude Tendil. Quoi qu’il en soit, il faut aller vite. Une autre réunion est envisagée la semaine prochaine, les négociateurs devant s’entendre avant la fin de l’année.

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La retraite de la police et de la gendarmerie

Les policiers et gendarmes peuvent partir plus tôt que les autres en retraite. Mais pas forcément aux meilleures conditions…

Pour faire face au renforcement de la sécurité suite aux attentats de Paris de novembre dernier, la police et la gendarmerie ont lancé des plans massifs de recrutement. De quoi, peut-être, susciter de nouvelles vocations. Mais savez-vous que ces agents de la fonction publique bénéficient de spécificités en matière de retraite ? Pour tenir compte des particularités de leur métier qui s’exerce par nature dans des conditions pénibles (travail de nuit, horaires décalés…) et présente des risques particuliers, ils peuvent notamment partir plus tôt que les autres : dès 52 ans dans certains cas ! Zoom sur ces régimes pas comme les autres.

Police nationale et police municipale

Qu’ils relèvent de la fonction publique d’Etat (police nationale) ou de la fonction publique territoriale (police municipale), les policiers ont le droit à une pension de retraite calculée selon les mêmes règles que les autres fonctionnaires. Mais dès lors qu’ils occupent un emploi classé en catégorie active, ils peuvent partir en retraite plus tôt que les autres fonctionnaires dits « sédentaires », pour qui l’âge légal de départ est fixé à 62 ans.

Les agents de la police nationale ont ainsi la possibilité de partir en retraite dès 52 ans, sous réserve qu’ils aient accompli 27 ans de services actifs. A défaut, ils sont en principe obligés de cesser leur fonction à 57 ans (59 ans pour les commissaires et les commissaires principaux et 60 ans pour les commissaires divisionnaires), sauf à demander à être maintenu en activité au-delà de la limite d’âge.

Pour les agents de la police municipale, l’âge minimum d’ouverture des droits est fixé à 57 ans et la limite d’âge à 62 ans, sans obligation d’avoir accompli une durée de services minimum en catégorie active.

Pour une carrière complète, leur retraite est égale à 75 % de leur dernier traitement (celui acquis depuis 6 mois au moins avant leur départ en retraite). A défaut d’avoir accompli une carrière complète, leur retraite sera calculée à un taux inférieur à 75 % et subira en outre une décote si, tous régimes confondus, ils n’ont pas atteint la durée d’assurance requise.

Mais pour apprécier s’ils ont atteint la durée de services requise pour bénéficier du taux maximum de 75 %, on ne retient pas la durée d’assurance fixée génération par génération mais celle applicable à ceux qui atteignent 60 ans l’année où ils font liquider leur retraite.

Par exemple, pour un policier né en 1964 qui fait liquider sa retraite cette année, la durée de service exigée pour le taux maximum est celle applicable à la génération née en 1956, soit 166 trimestres, alors que la durée d’assurance exigée pour les générations nées en 1964 est de 169 trimestres.

Mathématiquement, un policier qui décide de partir à 52 ans, dès qu’il a accompli 27 ans de services (soit 108 trimestres) ne peut donc prétendre à une retraite égale à 75% de son dernier traitement. Afin de compenser, du moins en partie, cette situation, les policiers bénéficient d’une bonification de service spécifique, dite « bonification du cinquième du temps de service ». Elle consiste à leur accorder, en contrepartie d’une sur-cotisation, une année de plus, tous les 5 ans de services, dans la limite de 5 années maximum. Par exemple, au bout de 25 ans de services, un policier aura validé 30 ans de services grâce à cette bonification.

Gendarmerie

Contrairement aux policiers, les gendarmes ne sont pas obligés d’avoir atteint un âge minimum pour pouvoir faire liquider leur pension. Ils doivent seulement justifier d’une durée de services effectifs minimum. La durée exigée dépend de leur grade : 27 ans pour les officiers et 17 ans pour les militaires du rang et les sous-officiers. A défaut de remplir ces conditions, ils peuvent liquider leur pension militaire à compter de 52 ans.

Leur pension est calculée de la même manière que celle des policiers. Notamment leur durée d’assurance est appréciée dans les mêmes conditions que pour les policiers en catégorie active – on retient la durée d’assurance applicable à ceux qui atteignent 60 ans l’année où ils font liquider leur retraite – et les gendarmes qui ont accompli au moins 17 ans de services bénéficient de la bonification du cinquième du temps de services. Peuvent s’y ajouter des bonifications spécifiques aux militaires : bonifications pour campagne, services à la mer et outre-mer, bonifications pour services aériens et sous-marins.

De plus, les militaires bénéficient d’un régime particulier en matière de cumul emploi/retraite pour faciliter la reprise d’une seconde carrière. Le cumul entre leur pension de retraite et les revenus procurés par leur nouvelle activité est autorisé sans limitation pour les non officiers titulaires de pensions rémunérant moins de 25 ans de services effectifs, ainsi que pour l’ensemble des pensions militaires quand l’assuré atteint la limite d’âge ou la limite de durée de services qui lui était applicable en activité. Par ailleurs, à la différence des autres retraités pour lesquels les cotisations versées un fois leur retraite liquidée ne génèrent plus aucun droit, les militaires qui reprennent une activité professionnelle, quelle qu’elle soit, continuent à se constituer des droits à retraite auprès des régimes de base et complémentaire dans lesquels ils vont cotiser au titre de leur nouvelle activité.

Nathalie Cheysson-Kaplan

Fin du versement unique des petites pensions

• Pour les retraites de base

Jusqu’au 31 décembre 2015, les pensions d’un montant inférieur à 156,24€ par an pouvaient être versées, sur demande expresse de l’assuré, sous la forme d’un versement unique forfaitaire égal à 15 fois le montant annuel de leur retraite.
Pour les retraites liquidées à compter du 1er janvier 2016, cette possibilité n’existe plus. Elle a été abrogée par la loi du 20 janvier 2014. La pension est versée chaque mois quel que soit son montant.

Une nouveauté annoncée: si la pension acquise dans un régime est inférieure à 200€ par an, elle sera prochainement versée par le régime auquel l’assuré a cotisé le plus longtemps (par exemple celui de la fonction publique) et viendra s’ajouter à sa pension principale. Le régime qui verse la pension se fera alors rembourser par le régime débiteur. Ce système sera mis en place dès que des conventions de gestion entre les régimes seront conclues.

• Pour les retraites complémentaires

La retraite Arrco est versée en une seule fois quand son montant annuel est inférieur ou égal à une somme équivalant à 100 points (valeur des points sur agirc-arrco.fr ). Pour la retraite Agirc, c’est aussi le cas si son montant annuel est inférieur à une somme équivalant à 500 points. Le montant du capital unique est obtenu en multipliant le montant de la retraite annuelle qui aurait été versée par un coefficient déterminé selon l’âge atteint par le bénéficiaire à la date d’effet de sa retraite (par exemple, à 62 ans, le coefficient est de 18,3).

@notretemps.com

Entrée en vigueur en septembre d’un droit opposable à la retraite

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a profité de son déplacement à Villeneuve-d’Ascq (Nord) pour annoncer l’entrée en vigueur en septembre d’un droit opposable à la retraite.

Cette mesure permettra d’éviter les ruptures de paiement des pensions. «Concrètement, dès la rentrée prochaine, et partout enFrance, tout dossier complet de retraite, déposé quatre mois avant la date prévue de départ à la retraite, devra être traité dans les temps. Si ce n’est pas le cas, les caisses commenceront par verser automatiquement le montant rapidement estimé de la retraite, afin d’éviter des situations où les retraités se retrouvent sans aucunes ressources».

Le décret d’application de la garantie paiement retraite a été inscrit au Journal Officiel mercredi. Les premières pensions découlant de ce droit opposable à la retraite pourraient être versées dès le début de l’année 2016.

En décembre dernier, l’explosion des demandes de liquidation des droits à la retraite (+ 23,5 % en 2014) a notamment mis en difficulté les services de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Au point que sur les 828 118 dossiers à instruire et à contrôler, des milliers de nouveaux retraités attendaient toujours de percevoir le premier euro de leur pension, trois mois, voire quatre, après leur entrée effective en retraite.

@leparisien.fr

Retard de paiement des pensions des nouveaux retraités

La Ministre des Affaires Sociales, Marisol Touraine, a jugé mardi 24 février « pas acceptable » le retard de paiement des pensions des nouveaux retraités, en dépit de mesures prises fin 2014. Elle lance une mission d’urgence pour mettre fin à cette situation.

Pour résorber ces retards, Marisol Touraine avait décidé, le 18 décembre 2014, de mettre en œuvre des « mesures exceptionnelles » comprenant l’attribution à chaque retraité qui est privé de ressources, d’une aide de 800 euros. Mais aussi du traitement prioritaire des dossiers en retard grâce au renforcement et à la réaffectation des moyens des Caisses d’assurance retraite (CARSAT) concernées.


Retard dans le versement des retraites : « C’est… par

Réduire son temps de travail et percevoir une fraction de sa pension de retraite, c’est possible

Plutôt que de cesser d’un coup leur activité professionnelle, certains préfèrent opter pour une transition en douceur entre vie active et retraite. Ce dispositif est ouvert à partir de l’âge légal applicable à sa génération ou dès 62 ans pour les personnes nées à partir de 1955. Il est soumis à approbation de l’employeur. Ce qui explique que, fin 2013, seulement 2.769 assurés du régime général ont été concernés. Début 2015, il sera possible d’en profiter dès 60 ans. Le salarié (ou le professionnel libéral ou l’indépendant, mais non le fonctionnaire ou le salarié d’un régime spécial) doit réduire son temps de travail d’au moins 20% ; en contrepartie, il perçoit par anticipation une fraction de sa pension de retraite. Si le salarié effectue 55% de son temps plein, par exemple, il recevra, dès 2015, 45% des droits acquis. Pour ne perdre aucun droit, l’idéal est de négocier avec son employeur un temps partiel cotisé sur la base d’un temps plein. Lorsque l’activité cesse, la pension est alors recalculée pour tenir compte des nouveaux droits acquis entre-temps.

A lire aussi : La Retraite Progressive

@lefigaro.fr

Les séniors sont sereins face à la perspective de la retraite

Pour 16 % des Français, la retraite se passe moins bien que ce qu’ils avaient imaginé, et près d’un tiers aurait davantage anticipé pour leur vie à la retraite si c’était à refaire. C’est l’un des enseignements du sondage Harris Interactive pour l’Institut Français des Seniors à l’occasion du salon des seniors qui se tenait récemment à Paris.

Une période quelque peu idéalisée

Lorsqu’ils pensent à la retraite, les seniors, qu’ils soient retraités ou encore actifs, pensent surtout au temps libre, aux loisirs, au repos et aux voyages. Une période quelque peu idéalisée que les seniors actifs aimeraient connaître en moyenne à partir de 61 ans. Mais, en vrai, ils pensent qu’ils partiront plutôt en retraite vers 63 ans et demi.

Les seniors actifs espèrent également profiter de ce temps avec des personnes proches mais également se lancer dans des activités nouvelles. Ils projettent d’ailleurs plus d’opportunités sur la retraite que n’en ont saisi réellement les retraités. Pour les retraités, la retraite a surtout été l’opportunité de passer plus de temps en couple, en famille ou entre amis.

Face à la retraite, les seniors sont majoritairement sereins (55 %), certains impatients (28 %) mais d’autres inquiets (16 %).

À l’idée de la retraite, ce sont les seniors encore actifs qui sont un peu moins tranquilles que ne semblaient l’être les personnes déjà retraitées. Raison de cette inquiétude : l’argent et leur niveau de vie.

Des seniors actifs insuffisamment informés

Alors que les personnes retraitées aujourd’hui étaient davantage inquiètes, auparavant, concernant leur sentiment d’inutilité sociale, les actifs, eux, craignent surtout au contraire des difficultés financières ou des problèmes de santé.

Pourtant, six personnes interrogées sur 10 déclarent s’être préparées ou se préparer pour la retraite, que ce soit en matière financière ou en matière d’activités et projet de vie. Mais les retraités déclarent s’être plus préparés à leur retraite que ne le font aujourd’hui les seniors actifs. Il faut dire que les seniors actifs ne se sentent pas assez informés et accompagnés aujourd’hui.

Globalement, pour six retraités sur dix, la retraite telle qu’ils la vivent correspond à ce qu’ils avaient imaginé. Les retraités surpris agréablement parlent surtout du temps libre tandis que les retraités déçus évoquent des problèmes financiers ou de santé.

Seul l’argent, d’ailleurs, suscite majoritairement une déception par rapport à l’idée que les retraités se faisaient de ce changement de vie.

Raison de plus, quand viendra son tour de prendre sa retraite, de l’avoir bien préparée afin de ne pas faire partie de la catégorie des déçus.

@votreargent.lexpress.fr

Pension moyenne des retraites en 2012 : 1.228 euros

Ce montant a augmenté de 2,6% par rapport à l’année précédente, porté par la revalorisation légale et une progression dans le niveau de carrière des nouveaux retraités. Mais les revenus des 15,5 millions de Français à la retraite varient sensiblement selon le régime d’affiliation et… le sexe.

Au centre du débat concernant le pacte de responsabilité, les retraités français, vivant en France ou à l’étranger, étaient 15,5 millions fin 2012. Ils percevaient une pension moyenne de 1.228 euros, selon des chiffres publiés mercredi par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des Affaires sociales et de la Santé.

 

Environ 1,4 million de retraités français à l’étranger

Ce nombre comprend les personnes bénéficiant d’une pension de retraite de droit direct (hors pensions de réversion etc.) d’au moins l’un des régimes français de retraite de base ou complémentaire. En ajoutant les retraités percevant seulement un droit dérivé, le nombre de retraités grimpe à près de 16,6 millions.

Tous ne résident toutefois pas dans l’Hexagone : environ 1,4 million de ces retraités (dont 1,1 million au titre d’un droit direct) vivent à l’étranger, précise la Drees.

 

La pension moyenne a connu une hausse de 2,6%

Leur pouvoir d’achat s’est accru avec le temps. Les 1.228 euros qu’ont touchés en moyenne en 2012 ces retraités, tous régimes confondus (salariés du privé, artisans, indépendants, agriculteurs, etc), représentent en effet 2,6% de plus qu’en 2011 (+1,3% en euros constants), selon la Drees.

L’augmentation s’explique par deux raisons : la revalorisation légale au rythme de l’inflation, mais aussi le fait que « la pension des nouveaux retraités, avec des carrières en général plus favorables, est plus élevée que celle des retraités qui décèdent, ce qui rehausse mécaniquement la moyenne » , explique la direction des statistiques.

 

Des différences selon le sexe et le régime d’affiliation

Le montant moyen cache toutefois d’importantes disparités, si l’on considère qu’en 2012 la pension moyenne de droit direct perçue par les hommes était de 1.654 euros, contre 951 euros pour les femmes.

De même, alors que les retraités du régime général reçevaient en moyenne 1.250 euros, ceux principalement affiliés au régime des professions libérales perçevaient 2.000 euros, contre 470 euros pour les commerçants.

Ces pensions peuvent toutefois être complétées par des complémentaires, indique la Drees, selon qui par ailleurs un retraité sur trois était polypensionné en 2012, percevant une retraite d’au moins deux régimes de base.

 

Ralentissement du flux des nouveaux retraités

Si le montant moyen de la retraite perçue a augmenté, le flux des nouveaux retraités a en revanche ralenti, sous l’effet de la réforme des retraites de 2010, qui a repoussé progressivement de cinq mois par génération l’âge légal de départ à la retraite. A titre d’exemple, une personne qui aurait pu partir à 60 ans en 2012 a donc dû attendre 2013 pour le faire. Résultat : alors qu’entre 2006 et 2010 on observait chaque année 360.000 retraités supplémentaires, ils étaient 210.000 en 2011 et 225.000 en 2012, calcule la Drees.

@latribune.fr

Valérie Rabault : propositions afin d’éviter le gel des retraites

Valérie Rabault, la rapporteure générale du Budget à l’Assemblée a présenté les propositions des députés PS pour améliorer le plan d’économie de 50 milliards. Elles pourraient permettre d’éviter le gel des retraites et des prestations sociales et « bouger un peu » le point d’indice des fonctionnaires. Valérie Rabault et le patron des députés PS, Bruno Le Roux, seront reçus cet après-midi par Manuel Valls.


Valérie Rabault veut "préserver les retraites" par FranceInfo

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