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Retraite : les pièges à éviter

Erreur 1 : Se contenter de la retraite des régimes obligatoires

Les régimes obligatoires, avec la pension de base de la Sécurité sociale et celle servie par les régimes complémentaires (Agirc, Arrco pour les salariés), ne couvrent plus toujours les besoins des retraités, le taux de remplacement moyen étant de l’ordre des deux tiers du dernier revenu d’activité pour les non-cadres, à peine de la moitié pour les cadres, et moindre pour les travailleurs non-salariés. L’érosion du taux de remplacement, défini comme étant le rapport entre le montant de la retraite (tous régimes confondus) et celui du salaire de fin de carrière, devrait se poursuivre avec la baisse du rapport de nombre de cotisants pour un retraité.

Pour améliorer son niveau de vie à la retraite, il convient de se constituer un complément de revenu régulier. Et les produits ne manquent pas : le PERP (Plan d’épargne retraite populaire) ouvert à tous, les contrats retraite Madelin réservés aux travailleurs non-salariés ou encore le Perco (Plan d’épargne retraite collective) dans le cadre de l’entreprise.
Ces solutions, dédiées à la préparation de la retraite, apportent un revenu à vie tout en bénéficiant davantage fiscaux en phase de constitution d’épargne mais prévoient peu de clauses de déblocage de son épargne avant l’âge de la retraite.

L’assurance vie classique et le PEA sont également des solutions pour les épargnants soucieux de conserver la libre disposition de leur épargne.

 

Erreur 2 : S’y prendre à la dernière minute

Il n’est jamais trop tôt ! En matière d’épargne retraite, l’équation est simple : plus vous commencez tôt, moins votre effort d’épargne sera important. La mise en place de versements réguliers est à privilégier. En épargnant sur une durée de 30 ans l’effort d’épargne total à fournir sera moins important que si vous épargnez pendant 10 ans car les sommes versées auront eu plus de temps pour faire des ”petits”.

 

Erreur 3 : Négliger le suivi de son dossier de retraite

Il est préférable d’informer vos caisses de retraite au moins quatre à six mois avant la date que vous avez choisie pour votre départ afin de parer à d’éventuels problèmes au cours de la constitution de votre dossier. Les erreurs commises par les caisses de retraites ou encore par le ou les employeurs sont fréquentes. En juin dernier, le rapport de la Cour des comptes soulignait ainsi que le taux d’erreur de calcul des retraites du régime général en 2015 était de 1 sur 13. Il est en ce sens recommandé de bien vérifier son “relevé de situation individuelle” envoyé tous les cinq ans à compter de vos 35 ans, et d’en signaler les erreurs le cas échéant. Il en est de même pour votre “estimation individuelle globale”, que vous recevez l’année de vos 55 ans puis tous les 5 ans. Les chiffres donnés n’ont valeur ni d’engagement ni de certitude.

 

Erreur 4 : Oublier de se déclarer

Bien souvent, l’erreur est de penser que le départ en retraite est automatiquement acté par l’administration et les services concernés. En réalité, pour percevoir vos pensions, il faut que vous en fassiez la demande vous-même. Cette démarche consiste à remplir des formulaires spécifiques (en ligne ou par correspondance) de demande de liquidation de vos droits auprès de toutes les caisses auxquelles vous avez cotisé tout au long de votre vie professionnelle. Bien sûr vous pouvez vous faire aider d’un conseiller. Et il est recommandé de garder une trace des documents transmis.

Pour rappel, les pensions sont versées à partir du mois suivant le dépôt de votre demande. Si vous attendez d’avoir cessé votre activité pour en faire la demande, ce sera autant de revenus de perdus car il n’y a pas de rétroactivité.

 

Erreur 5 : Se tromper dans le nombre d’annuités

Obtenir une retraite à taux plein nécessite un nombre minimum d’annuités de cotisation souvent difficile à se rappeler après une vie entière de travail. Sur ce point, la réforme des retraites de 2010 a établi une nouvelle échelle tenant compte de l’allongement de la durée de cotisation. Celle-ci est désormais comprise dans une fourchette de 40 ans (soit 160 trimestres pour les personnes nées en 1948 ou avant) à 43 ans (soit 172 trimestres pour les personnes nées à compter de 1973). Exception faite de certaines professions qui bénéficient de régimes spécifiques, il convient par ailleurs d’avoir atteint l’âge minimal légal de départ à la retraite. Or, en vertu de la réforme de retraite, ce plancher va bientôt évoluer pour passer à 62 ans à compter du 1er janvier 2017 – contre 60 ans actuellement.

 

Erreur 6 : Etre locataire à la retraite

Il est recommandé d’être propriétaire de sa résidence principale et ce, le plus tôt possible afin de supprimer dans son budget de retraité les postes “loyer” et “remboursement de crédit”. Votre pension sera ainsi nette de toute charge, en dehors de celles liées au fonctionnement du logement. Etre propriétaire vous permettra aussi d’envisager la revente de votre résidence et l’acquisition d’un bien moins cher, le placement du reliquat pouvant alors vous procurer des revenus supplémentaires.

 

Erreur 7 : Oublier la pension de réversion

Tout comme la retraite, la réversion en cas de décès du conjoint ou de la conjointe n’est pas automatique. Il faut en faire la demande auprès de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et des caisses de retraite complémentaires.

Pour la CNAV (régime de base des salariés), la réversion est toutefois conditionnée au fait d’avoir au moins 55 ans et ne pas dépasser un plafond de ressources correspondant, pour une personne seule, à 2080 fois le Smic horaire en vigueur au 1er janvier (soit 20.113,6 euros en 2016). Le montant maximum de la pension de réversion est égal à 54% de la pension dont bénéficiait l’assuré.

Pour les régimes de retraite complémentaires les modalités et conditions d’âge peuvent différer d’une caisse à l’autre mais il n’y a généralement pas de condition de ressources pour percevoir la réversion.

 

Erreur 8 : Travailler sans salaire ou rémunération

Au cours des premières années qui suivent la création d’une entreprise, il est fréquent de ne pas se rémunérer. Inconvénient : vous ne cotisez pas pour votre retraite. Il est donc conseillé de vous verser le salaire minimum qui vous permet de valider quatre trimestres par an. Ainsi, pour valider un trimestre en 2016, il suffit de percevoir un salaire soumis à cotisation représentant 150 fois le montant du Smic, soit 1 450,50 euros brut mensuel (5 802 euros bruts pour quatre trimestres). Pour rappel, il n’est possible de valider que quatre trimestres par an. En complément, le chef d’entreprise peut souscrire un PERP ou un contrat retraite Madelin si son statut le lui permet.

 

Erreur 9 : Ne pas faire attention aux périodes travaillées à l’étranger

Si vous travaillez dans un pays avec lequel il n’y a pas de convention bilatérale avec la France sur l’assurance vieillesse, votre période d’expatriation, même si vous cotisez dans votre pays d’accueil, ne sera pas prise en compte pour votre retraite française. Pour éviter de perdre vos trimestres effectués à l’étranger, il est vivement conseillé de souscrire une assurance auprès de la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Elle assure la poursuite des droits au régime de base et, par le paiement de cotisations (patronales et salariales), aux régimes complémentaires Arrco et Agirc par l’intermédiaire de la CRE (Caisse de retraite des expatriés) et de l’Ircafex (pour les cadres).

@LePoint.fr

Entrée en vigueur en septembre d’un droit opposable à la retraite

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a profité de son déplacement à Villeneuve-d’Ascq (Nord) pour annoncer l’entrée en vigueur en septembre d’un droit opposable à la retraite.

Cette mesure permettra d’éviter les ruptures de paiement des pensions. «Concrètement, dès la rentrée prochaine, et partout enFrance, tout dossier complet de retraite, déposé quatre mois avant la date prévue de départ à la retraite, devra être traité dans les temps. Si ce n’est pas le cas, les caisses commenceront par verser automatiquement le montant rapidement estimé de la retraite, afin d’éviter des situations où les retraités se retrouvent sans aucunes ressources».

Le décret d’application de la garantie paiement retraite a été inscrit au Journal Officiel mercredi. Les premières pensions découlant de ce droit opposable à la retraite pourraient être versées dès le début de l’année 2016.

En décembre dernier, l’explosion des demandes de liquidation des droits à la retraite (+ 23,5 % en 2014) a notamment mis en difficulté les services de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Au point que sur les 828 118 dossiers à instruire et à contrôler, des milliers de nouveaux retraités attendaient toujours de percevoir le premier euro de leur pension, trois mois, voire quatre, après leur entrée effective en retraite.

@leparisien.fr

Le projet de réforme des retraites: les plus et les moins

Les conséquences de la réforme des retraites ne sont pas identiques pour tous. Tour d’horizon des principaux changements.

 

LES MOINS

  1. L’allongement de la durée de cotisation

Dans son article 2, le projet de loi modifie le code de la Sécurité sociale pour l’allongement de la durée de cotisation, qui s’appliquera aux personnes nées à partir du 1er janvier 1958.

Puis cette durée de cotisation s’allonge d’un trimestre tous les trois ans pour atteindre et se stabiliser à 172 trimestres, soit 43 ans, pour ceux nés à partir du 1erjanvier 1973. Elle est actuellement de 166 trimestres (41,5 ans) à compter de la génération 1955.

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La décote pour trimestre manquant

Lorsqu’un assuré n’atteint pas l’age requis ou le nombre de trimestres cotisés (durée d’assurance) suffisants, une décote est appliquée au taux de liquidation de sa retraite. Ses pensions s’en retrouveront donc amoindries.

La réforme de 2010 a apporté de profonds changements au système de retraite français. Pour atteindre la retraite à taux plein, l’age de départ se rallonge peu à peu, glissant lentement de 65 à 67 ans selon les années de naissance. Le nombre global de trimestres a cotiser subit la même extension, passant de 160 à 166 trimestres.

Un assuré n’est aucunement obligé d’attendre la survenance de sa retraite à taux plein pour décider de partir en retraite. Une fois l’age légal atteint, il peut cesser toute activité professionnelle en tout temps. Attention toutefois, une décote sera appliquée au taux de liquidation de sa retraite.

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Fusion des régimes complémentaires des artisans et des commerçants : ce qui change

Les deux régimes complémentaires des artisans et des commerçants doivent fusionner le 1er janvier prochain. Conséquences : légère hausse des cotisations, nouvelles modalités d’attribution des pensions de réversion… Tour d’horizon

 

Réunis au sein du même régime de retraite de base (le régime social des indépendants (RSI)), les artisans d’une part, les industriels et commerçants d’autre part, ont deux régimes de retraite complémentaires obligatoires différents. Ces derniers vont fusionner le 1er janvier prochain. A compter de cette date, les artisans, les commerçants et les industriels cotiseront au même régime complémentaire. Il reprendra la totalité des droits qu’ils ont acquis jusqu’à cette date dans les régimes actuels. Mais cette fusion va occasionner plusieurs changements.

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Le rachat de trimestres

Quand et comment procéder pour augmenter sa pension

Dans tous les régimes de retraite de base, un dispositif appelé « versement pour la retraite » permet aux futurs retraités de racheter des trimestres pendant lesquels ils n’ont pas ou peu cotisé, dans la limite de 12 trimestres au total, pour majorer leur durée d’assurance. Ce dispositif peut leur permettre de partir dès l’âge minimum de la retraite, avec un abattement moins élevé, voire sans abattement, si cette opération leur permet de racheter tous les trimestres qui leur manquent pour avoir droit à une retraite à taux plein. En revanche, il n’est d’aucune utilité pour ceux qui savent d’ores et déjà qu’ils ne partiront pas en retraite avant l’âge du taux plein car à partir de cet âge ils auront automatiquement le droit une retraite à taux plein, quelle que soit leur durée d’assurance.

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2017 : plus de départ en retraite avant 62 ans

Quel que soit votre métier, quels que soient les régimes de retraite auxquels vous avez cotisé au cours de votre vie professionnelle, les règles sont désormais les mêmes pour tous si vous avez réalisé une carrière classique. Il ne reste que quelques exceptions : les fonctionnaires de terrain, les travailleurs dont le métier est reconnu « pénible » ou qui ont débuté avant 20 ans.

 

Depuis le mois de juillet 2011, à l’initiative du gouvernement Fillon, le relèvement de 60 à 62 ans de l’âge minimal du départ à la retraite et de 65 à 67 de l’âge automatique d’obtention du taux plein (sans aucune pénalité) s’applique dans les mêmes conditions aux salariés du secteur privé, aux artisans, aux commerçants, aux professions libérales, ainsi qu’à tous les fonctionnaires occupant un emploi en catégorie sédentaire. Quant aux dérogations en faveur de certains groupes d’assurés, ce sont les mêmes dans tous les régimes. D’où l’intérêt de bien connaître ces nouvelles règles pour maximiser ses droits.

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Retraite : comparatif entre le public et le privé

Le régime de retraite de la fonction publique est réputé plus favorable que celui des salariés du privé. Mais qu’en est-il vraiment ?
Au fil des réformes, la plupart des règles applicables dans le régime général des salariés du secteur privé ont été étendues aux agents relevant de la fonction publique (fonction publique d’Etat, fonction publique hospitalière et territoriale). Mais il subsiste encore quelques différences.

 

Age de la retraite : à 62 ans dans le public comme dans le privé

L’âge minimum de la retraite passe progressivement de 60 ans à 62 ans, selon le même calendrier, dans le régime des salariés du privé comme dans celui la fonction publique.

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Un demi-million de retraités cumulent travail et retraite en France

Totalement libéralisé, le cumul emploi-retraite concerne trois fois plus de personnes qu’en 2005, estime l’Igas. Il s’agit surtout d’hommes aux revenus relativement élevés. La période de cumul est courte et s’apparente souvent à un aménagement de fin de carrière.

Un demi-million de retraités travaillent tout en touchant leur pension. Selon un rapport de l’Inspection des affaires sociales, récemment publié, le cumul emploi-retraite concerne aujourd’hui quelque 500.000 personnes, sur un total de 15 millions de pensionnés. C’est la première fois qu’une évaluation est donnée pour l’ensemble des régimes de retraite. La possibilité de cumuler un revenu d’activité avec une pension, autrefois restreinte, a été élargie en 2003, ce qui lui a permis de décoller. Elle a ensuite été totalement libéralisée en 2009, avec moins d’effets visibles.

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Traitement des formalités de départ à la retraite : les frais sont déductibles des impôts

Les particuliers qui s’adressent à des sociétés spécialisées en audit retraite afin d’être aidés dans leur démarche pour obtenir la liquidation de leurs droits à la retraite bénéficient d’un avantage fiscal sur la déclaration d’impôt. Ils peuvent en effet déduire du montant de leurs pensions soumises à l’impôt sur le revenu la totalité des frais d’honoraires payés à ces sociétés.

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