Archives des tags :

financement des retraites

Possible décote dégressive sur les pensions servies entre 62 et 67 ans

Comme convenu, la négociation pour trouver une solution aux problèmes financiers des régimes de retraites complémentaires Arrco et Agirc a débuté hier. Et, d’entrée de jeu, le constat de désaccord était manifeste entre le patronat et les syndicats, gestionnaires des régimes.

Claude Tendil, le chef de file de la délégation patronale a tout de suite mis sur la table sa préférence pour des mesures d’âge pour limiter les déficits, alors que les syndicats jouent plutôt sur le montant des cotisations, voire sur le niveau des pensions. Une posture classique en début de négociation.

Des abattements sur les pensions servies

Les organisations patronales Medef, CGPME et UPA estiment « qu’une partie clé de la solution » réside dans le report de l’âge effectif de la liquidation de la retraite. Même si le patronat, à ce stade, n’évoque pas franchement l’idée de retarder au-delà des 62 ans actuels, l’âge où l’on peut percevoir sa retraite complémentaire. Il songe plutôt à dissuader le départ à 62 ans en instituant des décotes.

Concrètement, le Medef suggère d’instituer un abattement sur le montant de la retraite complémentaire à partir de la génération 1957 (qui sera donc âgée de 62 ans en 2019). Ce qui signifie qu’un salarié qui partirait à la retraite à 62 ans, en ayant rempli toutes les conditions pour percevoir sa retraite de base (celle versée par la Sécurité sociale) ne percevrait qu’une partie seulement de sa retraite complémentaire, et ce, jusqu’à 67 ans. Cet abattement serait cependant dégressif année après année.

Le patronat veut ainsi « inciter les gens qui seraient en capacité de prendre leur retraite de prolonger leur activité », tout en « laissant le choix de la date de liquidation », a expliqué Claude Tendil,.

Limiter le montant des pensions de réversion

De même, le patronat a avancé des pistes pour limiter le montant des pensions de réversion qui représentent 15% des dépenses des régimes Arrco et Agirc. Il propose un nouveau dispositif laissant le choix entre deux options : soit la pension de réversion sera maintenue à 60% (son taux actuel) après le décès d’un conjoint, mais à la condition que le premier du couple à partir à la retraite accepte de ne percevoir de son vivant qu’une retraite complémentaire minorée.

Deuxième solution, si le retraité refuse cette option, il pourra alors conserver la totalité de sa pension complémentaire. Mais, dans ce cas, sa veuve (ou son veuf) touchera une pension de réversion à un taux inférieur à 60%, « par exemple, 40% », selon Claude Tendil.

Concernant les pensions, le Medef ne préconise pas une baisse mais un gel de leur évolution au moins sur trois ans à compter de 2016 « sauf reprise significative de l’inflation». A noter, que les pensions sont déjà sous-revalorisées depuis 2013.

Par ailleurs, bien entendu, le Medef se prononce contre toute hausse des cotisations… Mais reconnaît tout de même que le « sujet n’est pas tabou ». On sait la CGT demandeuse d’une revalorisation de 2,4% de la cotisation Agirc sur la « tranche 2 » (celle supérieure au plafond de la Sécurité sociale).

Limiter les droits des chômeurs

Enfin, le Medef veut revoir à la baisse les droits à la retraite complémentaire servis aux chômeurs. Actuellement, les cotisations des demandeurs d’emploi sont acquittées par l’Unedic à hauteur de 70% de l’indemnisation perçue. En revanche, les régimes Arrco et Agirc leurs versent des droits correspondant à 100% de cette indemnisation. « En face de 70% de cotisations, il faudrait qu’il y ait 70% de droits. Ce n’est pas au régime de retraite de se substituer au régime de chômage », considère Claude Tendil.

Des chiffrages précis de ces différentes mesures vont maintenant être effectués par les services de l’Arrco et de l’Agirc et des rencontres bilatérales entre organisations patronales et syndicales vont se succéder. Les syndicats émettront leurs propositions lors de la plénière du 20 mars. Les partenaires sociaux se donnent jusqu’à l’été pour conclure.

@latribune.fr

Le projet de réforme des retraites passe ce lundi devant le Sénat

Le projet de réforme des retraites passe ce lundi devant le Sénat

les-deputes-votentDernier tour de piste pour la réforme des retraites. Le projet de loi du gouvernement pour «garantir l’avenir et la justice du système de retraites» arrive ce lundi pour un troisième et dernier vote au Sénat. La Haute Assemblée, où les socialistes ne peuvent obtenir la majorité sans les communistes, hostiles au texte, devrait selon toute vraisemblance le rejeter. Il devrait donc repasser une ultime fois devant ­l’Assemblée nationale mercredi pour y être adopté définitivement sous le regard attentif de la ministre des ­Affaires sociales, Marisol Touraine.

«La réforme que je propose a vocation à rééquilibrer durablement les comptes», avait déclaré fin août Jean-Marc Ayrault lors de la présentation du projet de loi. Hélas, le premier ministre devrait manquer son objectif. D’office, le gouvernement a visé trop bas pour atteindre sa cible. Il n’a eu pour ambition que de ­combler le seul déficit du régime de retraites de base du privé, qui s’élèverait à 7 milliards d’euros à l’horizon 2020, alors que le déficit total de tous les régimes est presque trois fois plus gros (20 milliards d’euros).

La réforme Ayrault ne comblera ainsi qu’à peine un dixième du trou des retraites du public, qui devrait s’élever à 8,6 milliards d’euros à la fin de la décennie. Les 90% restants seront donc épongés par le budget de l’État, ce qui viendra alimenter le déficit public ou amputer de fait les moyens attribués à l’éducation ou à la justice.

Pour s’attaquer au petit tiers du déficit des retraites qui correspond aux régimes de base du privé, l’exécutif a refusé d’user des «mesures d’âge» avant 2020. Pas de recul de la borne du départ à la retraite, ­repoussée en 2010 à 62 ans. Quant à l’allongement de la cotisation de 41,5 à 43 ans, elle sera étalée sur quinze ans, et seulement à partir de 2020.

Faute de jouer à moyen terme sur ces paramètres clés du système, le gouvernement a dû augmenter les prélèvements des entreprises et des salariés. Les cotisations patronales et salariales seront relevées de 0,3 point sur trois ans à partir de l’année prochaine. De quoi générer 4,6 milliards d’euros au total en 2020. Mais ce sont les retraités qui seront le plus mis à contribution. Leurs pensions seront gelées pendant six mois l’année ­prochaine, c’est-à-dire revalorisées le 1er octobre au lieu du 1er avril. La majoration de pension pour famille nombreuse sera aussi fiscalisée dès 2014.

«Compte pénibilité»

La note sera d’autant plus salée que la réforme instaure un nouveau dispositif coûteux: le «compte pénibilité». Ce dernier sera ouvert aux salariés exerçant dans des conditions difficiles et permettra d’accumuler des points en vue d’une formation pour reconversion ou d’un temps partiel subventionné. Il donnera surtout la possibilité de partir jusqu’à deux ans plus tôt à la retraite. Environ un salarié sur cinq pourrait y avoir droit. La facture – 500 millions d’euros en 2020, 2 milliards en 2030 – sera selon toute vraisemblance à la charge des entreprises.

Reste que tous ces chiffrages sont fondés sur des hypothèses économiques optimistes, et notamment une croissance de 1,6% en moyenne d’ici à 2020. Si les effets de la crise ont rendu nécessaire une nouvelle réforme trois ans après celle du gouvernement Fillon, il est plus que probable qu’il faudra se pencher à nouveau sur le problème des retraites avant 2020.

@lefigaro.fr

Le constat est clair. Le déficit cumulé des régimes de retraite atteindra les 200 milliards d’euros en 2020 et le besoin de financement pour leur survie avoisinera les 20 milliards à cette date. Il y a donc urgence à réformer. Tout le problème c’est de savoir comment.
Concernant les responsables de PME/TPE, aucune ambiguïté. Selon eux, il faut allonger la durée de cotisation à 43 ans d’ici 2020, repousser l’âge légal de la retraite à au moins 65 ans à l’horizon 2040 et écarter toute hausse des cotisations. En revanche une désindexation des pensions n’est pas demandée.

Lire la suite +

Jean-Marc Ayrault

L’âge légal de la retraite ne sera pas revu à la hausse

Si relever l’âge légal du départ à la retraite faisait partie des options envisagées par le gouvernement pour réformer le régime des retraites, Jean-Marc Ayrault a clairement écarté cette possibilité lors d’un entretien au JDD.

Relever l’âge légal du départ à la retraite ne sera pas une mesure mise en œuvre par le gouvernement pour réformer le système de retraite français. C’est ce qu’a affirmé Jean-Marc Ayrault dans une interview accordée au Journal du dimanche. « Nous ne toucherons pas à l’âge légal » a indiqué le Premier ministre. « Le fil conducteur de nos décisions, c’est la justice. Cette réforme traitera la pénibilité au travail, la complexité des régimes et résoudra les inégalités. Au final, nous paierons les retraites, nous préserverons les plus petites retraites, et nous pérenniserons les régimes de retraite pour les générations à venir. »

Lire la suite +

«Des efforts seront demandés à tous les Français»

La ministre de la Santé et des Affaires Sociales Marisol Touraine a prévenu dimanche que des « efforts » seront demandés à « tous les Français » pour la prochaine réforme des retraites et déclaré que la question de la durée de cotisation devait « être examinée ». « Il nous faudra trouver des mesures de financement à court terme, ces mesures supposeront des efforts de la part de tous les Français, il faut qu’ils soient justement répartis », a déclaré la ministre sur le plateau du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro.

Lire la suite +

Réformer ou mourir !

Selon le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites, le déficit de l’ensemble des régimes de retraites atteindra 18,8 milliards d’euros en 2017.

Réformer ou mourir, François Hollande n’a pas le choix. Si le président ne fait rien, le déficit de l’ensemble des régimes de retraite se creusera d’un tiers d’ici à la fin du quinquennat, à 18,8 milliards d’euros par an. Et culminera à un montant compris entre 20 et 25 milliards en 2020, selon les dernières prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR). Soit plus que le budget annuel du ministère de l’Intérieur.

Lire la suite +

Le chantier sur la réforme des retraites va commencer dès le 27 février

Le chantier des retraites est bel et bien lancé. Matignon a annoncé dans un communiqué l’installation dès le 27 février de la commission pour l’avenir des retraites. Le groupe d’expert sera présidé par Yannick Moreau. Rattachée au Conseil d’Etat, la future présidente connaît bien le sujet puisqu’elle a été de 2000 à 2006 à la tête du Conseil d’orientation des retraites (Cor).

Des délais réduits

La feuille de route est simple : la commission devraformuler différentes pistes de réforme des retraites à plus ou moins long terme. Les conclusions devront être remises dès le printemps pour préparer la concertation avec les partenaires sociaux, l’objectif étant pour le gouvernement de pouvoir engager le chantier dès la rentrée afin d’aboutir à une réforme avant la fin de l’année.

Lire la suite +

Réforme des régimes de retraite complémentaire Arrco et Agirc

Les 6 et 14 février prochains, les syndicats de salariés et le patronat vont se réunir pour finaliser la réforme des régimes de retraite complémentaire Arrco et Agirc. Objectif : garantir leur équilibre financier, ce qui passe par un sérieux coup de rabot sur les pensions. Tour d’horizon des principales mesures en discussion.
Montant des pensions, âge légal de la retraite, pension de réversion… L’ordre du jour s’annonce chargé pour les syndicats, qui doivent décider d’ici le 1er avril 2013 de mesures conservatoires pour garantir l’équilibre financier des régimes de retraite complémentaires. Pour résoudre ce casse-tête, ils négocient sur la base d’un projet d’accord rédigé par le Medef. Ce document de travail est pour l’instant loin de faire l’unanimité. Celui-ci prévoit en effet des réformes qui promettent d’entailler sérieusement les pensions de retraite. Explications.
imperfection du système des retraites

Pistes pour gommer les «imperfections» du système actuel des retraites

Le système actuel des retraites «contribue à réduire les inégalités entre retraités», mais comporte des «imperfections» qui peuvent être gommées à l’occasion de la réforme prévue en 2013, selon le projet de rapport du Conseil d’orientation des retraites. Malgré des«imperfections, le système de retraite opère bien au total une redistribution qui contribue à réduire fortement les inégalités entre retraités, au profit des femmes notamment», souligne le projet du rapport. Le document doit être adopté mardi par le conseil (COR), composé de partenaires sociaux, parlementaires et personnalités qualifiées.

Le calcul des pensions, qui prend en compte les 25 meilleures années, pourrait être revu, soit en supprimant les «plus mauvaises années»dans le calcul du salaire de référence, soit en prenant en compte«l’intégralité des salaires de la carrière». Le texte ne tranche pas entre ces deux solutions. La règle des 200 heures au Smic pour valider un trimestre pourrait également être modifiée, évoque le COR.

Lire la suite +

Désindexation des pensions retraite

Désindexation des pensions retraite et hausse de la cotisation employeur

Patronat et syndicats, gestionnaires des régimes de retraites complémentaires Arrco et Agirc, cherchent des solutions financières pour sauver ces régimes. Le Medef propose de désindexer la revalorisation des retraites complémentaires par rapport à l’inflation: en 2013, la revalorisation des retraites serait inférieure de 1,5 point à celui de l’inflation, puis inférieure de un point les années suivantes jusqu’en 2017. Une hausse de la cotisation employeur de 0,1 point est également sur la table.

Les pensions de retraites complémentaires Arrco (salariés) et Agirc (cadres) seront-elles revalorisées comme d’habitude le 1er avril prochain ? Rien n’est moins sûr. Patronat et syndicats se retrouvaient ce mardi au siège du Medef pour une troisième séance de négociation pour « sauver » ces régimes dont la situation financière est chancelante. Le temps presse maintenant pour 11 millions de retraités concernés qui se demandent à quelle sauce ils vont être mangés. Car il y a le feu. Si rien n’est fait, le déficit Agirc-Arrco dépassera les 10 milliards d’euros en 2017. Et les réserves financières seraient épuisées dès 2017 pour l’Agirc et en 2020 pour l’Arrco.

Lire la suite +

Page 1 sur 4123...Last »

Flash Retraite

Focus sur…