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Fusion Agirc-Arrco : ce qui va changer pour nos retraites en 2019

Dans le secteur privé, on ne cotise pas au même régime de retraite que l’on soit cadre ou simple salarié. Mais début 2019, les deux caisses vont fusionner.
C’est une information qui concerne les 18 millions de salariés du secteur privé qui cotisent aux régimes de retraite Agirc, pour les cadres, et Arrco, pour les non-cadres. Dans un peu plus d’un an, le 1er janvier 2019, il n’y aura plus deux régimes distincts, mais un seul. Les modalités de la fusion entre l’Agirc et l’Arrco ont été mises au point vendredi par un accord conclu entre le patronat et les syndicats.

Une seule ligne sur le bulletin de paye. Quand ce changement sera effectué, vous n’aurez plus deux lignes distinctes sur votre bulletin de paye pour les cotisations de retraite complémentaire, mais une seule. On ne cherchera donc plus à savoir si vous êtes cadre ou non-cadre. Les points de retraite que vous gagnerez chaque année auront ainsi la même valeur quel que soit votre statut.

Une même pension de réversion pour tout le monde. Les autres changements concernent certains droits qui, dans le système actuel, ne sont pas identiques entre l’Arrco et l’Agirc. C’est notamment le cas de la pension de réversion, autrement dit la part de la pension de retraite de votre conjoint que vous touchez quand il décède. À l’Arrco, on perçoit la pension de réversion dès l’âge de 55 ans, mais à l’Agirc, il faut attendre 60 ans. À partir de 2019, ce sera 55 ans pour tout le monde.

Un nouveau plafond pour les majorations. Les majorations de pensions, que vous toucherez quand vous arriverez à la retraite si vous avez élevé au moins trois enfants, vont elles aussi être toilettées. Actuellement, elles correspondent à 10% du montant de la pension, mais sont plafonnées à 1.000 euros par an, à l’Arrco comme à l’Agirc. L’accord conclu vendredi prévoit que dans le régime unifié, le plafond sera de 2.000 euros.

Article original

Quel avenir pour le statut de cadre ?

Le régime de retraite complémentaire spécifique des cadres, en grave difficulté financière, vit peut-être ses dernières heures. L’idée d’une fusion de l’Agirc avec le régime complémentaire de tous les salariés (Arrco) fait en effet son chemin, menaçant le statut même des cadres, selon des syndicats.

La situation des deux régimes de retraite complémentaire n’est pas catastrophique, ont répété les partenaires sociaux lors de l’ouverture de la nouvelle négociation pour rééquilibrer les comptes. Pour autant, il faut redresser le cap pour le régime qui couvre depuis 1947 les cadres, dirigeants salariés, et certains techniciens et agents de maîtrise.

A raison de déficits annuels proches de 3 milliards d’euros dès l’année prochaine, les réserves de l’Agirc pourraient se retrouver à sec dès 2018 si aucune mesure n’était prise, selon la Cour des comptes. Concrètement, cela se traduirait par une baisse de 11% de la pension complémentaire Agirc versée à plus de 2,7 millions d’anciens cadres ou ayants droit.

Déséquilibre démographique

Ces réserves devaient initialement amortir le déséquilibre démographique (10 cotisants pour un retraité en 1945, 1,6 aujourd’hui). Mais le fort ralentissement économique a contribué à détériorer les comptes, et depuis cinq ans, l’Agirc verse plus de pensions qu’elle ne perçoit de cotisations.

Un autre élément pèse sur les comptes. Les cadres cotisent à l’Agirc à partir d’un certain plafond de salaire. Or ce plafond augmente au même rythme que le salaire moyen dans le privé. Mais comme ce salaire moyen augmente plus vite que la rémunération des cadres, la tranche au-dessus du plafond de la Sécurité sociale « se réduit au fil du temps », et les cotisations aussi, explique Sylvie Durand (CGT).

L’une des solutions avancées par le Medef est donc de fusionner l’Agirc et l’Arrco, ce qui permettrait notamment d’importantes économies de gestion et repousserait à 2023 l’épuisement des réserves, selon la Cour des comptes.

« Se faire hara-kiri, ça fait beaucoup »

Mais le syndicat des cadres, la CFE-CGC, ne veut pas en entendre parler. La fusion « ne règle pas le problème, elle le repousse », tranche Serge Lavagna.

Selon lui, si « on commence à gommer un élément du statut des cadres », avec le volet retraite complémentaire, le risque est d’aller progressivement vers « le détricotage des dispositions spécifiques aux cadres », et ce « jusqu’à la disparition du collège spécifique et donc d’une représentation spécifique ».

Pour le syndicat des cadres, l’Agirc est donc « clairement un enjeu » et il faudra « jouer sur tous les autres leviers » pour redresser les comptes, y compris des mesures douloureuses telles que les décotes sur les pensions.

Une hausse des cotisations, avancée par plusieurs syndicats dont la CGT, est récusée par le patronat. « On peut nous demander beaucoup d’efforts, mais se faire hara-kiri, ça fait beaucoup quand même », concède Serge Lavagna.

Dans ce combat mal engagé, la CFE-CGC a pour l’instant la CGT pour seule alliée.

Quel avenir pour le statut de cadre ?

L’enjeu de la négociation sur l’Agirc-Arrco est de « supprimer le statut cadre » et « les seuils de reconnaissance de qualification des cadres dans de nombreuses conventions collectives », ce qui « tirerait vers le bas les rémunérations », met en garde Marie-Josée Kotlicki (CGT).

Selon Marie-Josée Kotlicki, cela pousserait aussi les cadres à capitaliser en vue de leur retraite et permettrait « aux marchés financiers de récupérer une manne financière ».

« Le troisième pilier » de la retraite qu’est l’assurance retraite privée « va se développer », estime aussi Philippe Burger, associé responsable Capital Humain au cabinet Deloitte. Le système est en effet moins coûteux pour les entreprises que les cotisations qu’elles acquittent au titre de l’assurance obligatoire.

La CFE-CGC et la CGT ont jusqu’à juin pour convaincre les six autres négociateurs représentant le patronat et les syndicats d’abandonner la fusion.

Pour éviter le sujet de la fusion lors des négociations sur les retraite complémentaire, la CFE-CFE va tenter lundi, lors d’une réunion sur l’agenda social, d’obtenir des partenaires sociaux l’ouverture de discussions plus larges sur le statut cadre.

@challenges.fr

Possible décote dégressive sur les pensions servies entre 62 et 67 ans

Comme convenu, la négociation pour trouver une solution aux problèmes financiers des régimes de retraites complémentaires Arrco et Agirc a débuté hier. Et, d’entrée de jeu, le constat de désaccord était manifeste entre le patronat et les syndicats, gestionnaires des régimes.

Claude Tendil, le chef de file de la délégation patronale a tout de suite mis sur la table sa préférence pour des mesures d’âge pour limiter les déficits, alors que les syndicats jouent plutôt sur le montant des cotisations, voire sur le niveau des pensions. Une posture classique en début de négociation.

Des abattements sur les pensions servies

Les organisations patronales Medef, CGPME et UPA estiment « qu’une partie clé de la solution » réside dans le report de l’âge effectif de la liquidation de la retraite. Même si le patronat, à ce stade, n’évoque pas franchement l’idée de retarder au-delà des 62 ans actuels, l’âge où l’on peut percevoir sa retraite complémentaire. Il songe plutôt à dissuader le départ à 62 ans en instituant des décotes.

Concrètement, le Medef suggère d’instituer un abattement sur le montant de la retraite complémentaire à partir de la génération 1957 (qui sera donc âgée de 62 ans en 2019). Ce qui signifie qu’un salarié qui partirait à la retraite à 62 ans, en ayant rempli toutes les conditions pour percevoir sa retraite de base (celle versée par la Sécurité sociale) ne percevrait qu’une partie seulement de sa retraite complémentaire, et ce, jusqu’à 67 ans. Cet abattement serait cependant dégressif année après année.

Le patronat veut ainsi « inciter les gens qui seraient en capacité de prendre leur retraite de prolonger leur activité », tout en « laissant le choix de la date de liquidation », a expliqué Claude Tendil,.

Limiter le montant des pensions de réversion

De même, le patronat a avancé des pistes pour limiter le montant des pensions de réversion qui représentent 15% des dépenses des régimes Arrco et Agirc. Il propose un nouveau dispositif laissant le choix entre deux options : soit la pension de réversion sera maintenue à 60% (son taux actuel) après le décès d’un conjoint, mais à la condition que le premier du couple à partir à la retraite accepte de ne percevoir de son vivant qu’une retraite complémentaire minorée.

Deuxième solution, si le retraité refuse cette option, il pourra alors conserver la totalité de sa pension complémentaire. Mais, dans ce cas, sa veuve (ou son veuf) touchera une pension de réversion à un taux inférieur à 60%, « par exemple, 40% », selon Claude Tendil.

Concernant les pensions, le Medef ne préconise pas une baisse mais un gel de leur évolution au moins sur trois ans à compter de 2016 « sauf reprise significative de l’inflation». A noter, que les pensions sont déjà sous-revalorisées depuis 2013.

Par ailleurs, bien entendu, le Medef se prononce contre toute hausse des cotisations… Mais reconnaît tout de même que le « sujet n’est pas tabou ». On sait la CGT demandeuse d’une revalorisation de 2,4% de la cotisation Agirc sur la « tranche 2 » (celle supérieure au plafond de la Sécurité sociale).

Limiter les droits des chômeurs

Enfin, le Medef veut revoir à la baisse les droits à la retraite complémentaire servis aux chômeurs. Actuellement, les cotisations des demandeurs d’emploi sont acquittées par l’Unedic à hauteur de 70% de l’indemnisation perçue. En revanche, les régimes Arrco et Agirc leurs versent des droits correspondant à 100% de cette indemnisation. « En face de 70% de cotisations, il faudrait qu’il y ait 70% de droits. Ce n’est pas au régime de retraite de se substituer au régime de chômage », considère Claude Tendil.

Des chiffrages précis de ces différentes mesures vont maintenant être effectués par les services de l’Arrco et de l’Agirc et des rencontres bilatérales entre organisations patronales et syndicales vont se succéder. Les syndicats émettront leurs propositions lors de la plénière du 20 mars. Les partenaires sociaux se donnent jusqu’à l’été pour conclure.

@latribune.fr

Comment éviter la faillite de l’Agirc-Arrco et pérenniser les retraites complémentaires ?

Ce mardi 17 février, à 14h30 au siège du Medef à Paris, les huit partenaires sociaux gestionnaires de l’Agirc-Arrco s’élanceront pour un premier tour de piste où chacun fixera ses objectifs et ses limites. Il faudra attendre la deuxième, voire la troisième rencontre pour qu’un texte commence à s’élaborer. C’est fin juin que l’on saura si un texte trouvera des signataires.

« L’enjeu est majeur. Il en va de l’avenir du système de retraites complémentaires », explique Patrick Poizat, négociateur CFTC. Mais la négociation s’annonce « extrêmement compliquée », selon plusieurs négociateurs interrogés par l’AFP et il y a urgence à sauver le régime des cadres.

Comment on en est arrivé là ?

C’est une question arithmétique. Il faut gérer :

  • l’arrivée massive à la retraite des papy boomers et le versement des pensions complémentaires, versées en 2013 à près de 12 millions de personnes
  • la réduction de la masse des cotisations due au chômage et les cotisations acquittées par plus de 18 millions de salariés et leurs employeurs

En 2013, les syndicats et le patronat avaient déjà pris des mesures pour pallier la dégradation des finances. Mais le naufrage du système par répartition est imminent.

L’Agirc (cadres, 1,24 milliard d’euros de déficit en 2013) et l’Arrco (tous les salariés du privé, 405 millions de déficit) disposent aussi de réserves financières, pour faire face aux déséquilibres temporaires. Mais ces réserves pourraient être épuisées dès 2018 pour l’Agirc, 2027 pour l’Arrco.

Les deux régimes, en déficit depuis 5 ans, versent chaque année « plus de pensions qu’elles ne perçoivent de cotisations », rappelait en décembre la Cour des comptes pour qui une amélioration du solde des régimes de 5,5 milliards dès 2018 « semble raisonnable », mais « rien ne doit être interdit » pour y parvenir.

Quelles sont les pistes pour sauver les retraites complémentaires ?

Les partenaires sociaux arrivent armés d’une solide boîte à outils, peaufinée depuis près d’un an à travers des projections financières demandées par les uns et les autres.

  • L’âge de départ à la retraite

« Il n’y a pas 50 solutions », tranche Jean-Pierre Crouzet, président de l’UPA : « Ca ne peut se traduire que par un allongement de l’âge de départ ». Cette hypothèse sera d’emblée rejetée par les syndicats, qui refusent de servir de cheval de Troie pour les retraites de base.

« Comme la borne d’âge est un sujet tabou », il ne devrait pas trouver sa place dans la négociation, selon Geneviève Roy de la CGPME.

  • Un abattement des retraites complémentaires ?

Les discussions devraient se porter sur des abattements, portés par le Medef. Concrètement, l’actif qui partirait à la retraite à 62 ans toucherait sa pension de base dans son intégralité. Toutefois, il percevrait pendant une durée à définir (un, deux, cinq ans) une retraite complémentaire amputée.

La mesure reste douloureuse. Or, « il ne s’agit pas d’appauvrir les uns pour soulager les autres. Le pouvoir d’achat des uns et des autres est tout aussi important que le fait par exemple qu’on n’augmente pas les cotisations », ajoute Geneviève Roy.

  • Un hausse des cotisations Agirc ?

Les syndicats sont eux justement plutôt partisans d’une hausse des cotisations Agirc et estiment qu’il est « hors de question de baisser le niveau des pensions ».

La réversion constitue notamment « un point de grande fâcherie », prévient Jean-Pierre Poizat. Il défend « la nécessité de maintenir des régimes de réversion qui permettent aux conjoints survivants de recevoir une pension d’un niveau décent », la plupart d’entre eux n’ayant pas forcément le niveau de droits directs pour assurer eux-mêmes ce niveau.

CFTC comme CGPME refusent en bloc « la mise sous condition de ressources », une mesure « inenvisageable ».

Il va donc falloir panacher les solutions pour parvenir à un accord qui puisse, comme le souhaite FO, « conforter le modèle à deux niveaux : retraite de base et retraite complémentaire, seul garant contre la tentation d’un régime unique, voire universel, forcément réducteur de droits ».

D’après un sondage Odoxa pour Les Echos et Radio classique mardi, une large majorité de Français (55%) dit craindre une faillite des régimes de retraite complémentaires.

@nouvelobs.com

Gel des pensions : simulez votre perte

Les pensions sont d’ordinaire revalorisées une fois par an, histoire de compenser l’inflation. L’opération, très attendue par les retraités, avait jusqu’ici lieu au 1er avril mais a été reportée au 1er octobre par la dernière réforme des retraites. Enfin, ça, ce sera à partir de 2015, finalement…. Parce que pour 2014, le gouvernement a tout simplement décidé de geler les pensions de base. En clair : il n’y aura pas de revalorisation avant le 1er octobre 2015. Le Premier ministre Manuel Valls l’a annoncé mercredi.

Environ 100 € de perdus par an pour une pension de base de 1300 €

Selon les dernières estimations, l’inflation s’élèverait à 1,1 % en 2014. Ce qui aurait dû conduire, normalement, à une revalorisation au 1er octobre de 0,6 % (1,1 % moins 0,5 point pour compenser le fait que l’inflation avait été surévaluée lors de la revalorisation de 2013). Le gel, s’il se confirme, conduira donc à une perte de pouvoir d’achat de plusieurs dizaines d’euros par an pour les retraités. En raison de la faible inflation prévue cette année, il sera toutefois moins douloureux qu’il aurait pu l’être.

Quelle perte pour vous ? Cliquez ici

Du côté des complémentaires

Cette mesure s’applique à quasi tous les régimes de retraite de base. Côté complémentaires, tout dépend des professions. Les pensions complémentaires Agirc et Arrco, touchées par les ex-salariés du privé, ont également été gelées en 2014, en application d’un accord voté en 2013 par les syndicats et le patronat. Cet accord prévoit une revalorisation d’un point inférieure à l’inflation pendant trois ans. La prochaine revalorisation est prévue au 1er avril 2015 mais si l’inflation est très faible, le gel pourrait se poursuivre. Les pensions complémentaires versées aux ex-commerçants et artisans par le RSI doivent, elles, théoriquement être revalorisées au 1er octobre 2014. Quant aux complémentaires versées aux ex-libéraux par les 10 caisses de la Cnavpl, elles ont pour la plupart été revalorisées au 1er janvier 2014 et doivent l’être de nouveau en janvier 2015. Une exception toutefois pour les agents d’assurance affiliés à la Cavamac, qui doivent voir leur complémentaire revalorisée de 1,17 % au 1er octobre 2014.

NB : Un régime a toutefois cette année revalorisé à la fois ses pensions de base et ses complémentaires, il s’agit de celui des avocats (CNBF). L’opération a eu lieu au 1er avril.

Quid du minimum vieillesse ?

L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), plus connue sous son ancien nom de minimum vieillesse, n’est concernée ni par le gel ni par le report au 1er octobre de la revalorisation. Cette allocation, réservée aux plus modestes, a été augmentée de 0,6 % au 1er avril et doit exceptionnellement être revalorisée une seconde fois cette année, au 1er octobre, pour être portée à 800 € mensuels.

 

@votreargent.lexpress.fr

Les idées reçues de la retraite

Un salarié obtient un trimestre en travaillant trois mois.

Faux. Au régime général, les salariés du privé acquièrent un trimestre non pas en travaillant trois mois, mais en gagnant un certain montant sur l’année. C’est 1429,50 euros brut en 2014. Avec 5718 euros engrangés sur l’année, peu importe le nombre de mois travaillés, vous obtenez donc vos quatre trimestres.

 

Ce n’est pas parce que vous obtenez le taux plein que votre retraite sera entière.

Vrai. Pour calculer la pension de base dans les régimes alignés, trois paramètres entrent en jeu : le taux de liquidation, le revenu annuel moyen (Salaire annuel moyen – SAM -, pour les salariés), et un coefficient de proratisation. Votre retraite est dite « à taux plein » si vous décrochez le taux de liquidation maximal de 50 %. Mais, pour une retraite dite « entière », encore faut-il que votre coefficient de proratisation soit égal à 1, c’est-à-dire que votre retraite ne soit pas minorée. Elle le sera si vous n’avez pas engrangé, dans le régime concerné, la durée d’assurance requise pour votre génération. Exemple : vous êtes né en octobre 1950, vous avez toujours été salarié mais votre carrière a été interrompue plusieurs fois, et vous comptez partir à la retraite en novembre 2015 avec 150 trimestres. Vous aurez 65 ans, l’âge du taux plein automatique, mais votre pension de base sera minorée par l’application d’un coefficient de proratisation (150 / 162) car vous n’avez pas les 162 trimestres requis pour votre génération.

 

Travailler plus de trimestres que nécessaire ne vous donnera pas forcément droit à une surcote.

Vrai. Travailler au-delà de la durée d’assurance requise pour votre génération ouvre la voie à une surcote à condition que vous ayez déjà l’âge légal de la retraite! Si vous avez commencé tôt et que vous atteignez le bon nombre de trimestres, par exemple, à 59 ans, les trimestres travaillés entre vos 59 ans et l’âge légal ne vous apportent pas de surcote et donc ne viennent pas gonfler votre pension de base. Vous améliorez tout de même votre retraite globale en engrangeant de nouveaux points de retraite complémentaire.

 

Le minimum contributif, c’est la pension de base minimale dans les régimes alignés.

Faux. Le minimum contributif est la pension de base minimale uniquement de ceux qui obtiennent une retraite à taux plein et dont le total des pensions (de base et complémentaires) ne dépasse pas 1120 euros mensuels. Montant du minimum contributif : 687,32 euros par mois, proratisé si vous n’avez pas le bon nombre de trimestres, validés et cotisés.

 

Pour connaître le nombre de points engrangés chaque année pour vos complémentaires Agirc-Arrco, il faut diviser vos cotisations par la valeur d’acquisition des points.

Faux. Dans un régime parpoints, la logique voudrait que vos cotisations vous apportent… des points. Pas toujours! Certaines cotisations vous permettent d’en acquérir, d’autres pas. Exemple : si vous êtes salarié non cadre avec un salaire annuel brut de 30000 euros, on prélève actuellement pour votre complémentaire 7,63 % de cotisations salariales et patronales Arrco, soit 2289 euros sur l’année 2014. Sur ces 2289 euros, seuls 1 830 euros, soit 6,1 % de votre salaire brut, serviront à acquérir des points. A l’Arrco comme à l’Agirc, pour connaître son nombre de points, il faut donc diviser le total des cotisations Agirc et Arrco par la valeur de service du point, et multiplier le tout par 80 %.

 

Les fonctionnaires partent aux mêmes âges que les salariés.

Vrai et faux. Pour la retraite de base, l’âge minimum de départ est le même pour les fonctionnaires sédentaires (la majorité des fonctionnaires) et les salariés du privé ­ entre 60 et 62 ans, selon l’année de naissance. A partir de la génération 1958, l’âge du taux plein automatique sera aussi le même. Mais, à titre transitoire, les fonctionnaires sédentaires nés avant 1958 bénéficient du taux plein automatique quelques mois avant les salariés.

@votreargent.lexpress.fr

Retraite des fonctionnaires

La pension moyenne d’un fonctionnaire est d’un tiers supérieure à celle d’un salarié du privé

À l’heure de la retraite, mieux vaut avoir été fonctionnaire que salarié du privé. Le retraité issu de la fonction publique d’État bénéficie en effet d’une pension en moyenne supérieure à celle de son homologue qui a travaillé en entreprise. Et ce, même s’il a tendance à partir à la retraite plus tôt. C’est ce que révèle le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites présenté lundi à ses membres.

La pension moyenne versée par le régime de la fonction publique d’État est ainsi supérieure d’un tiers à celle dont bénéficie un ex-salarié du privé. La première s’élevait en 2011 à 23.187 euros, tout compris, contre 15.373 euros pour la seconde. «La structure des effectifs n’est pas la même, on compte plus de cadres dans le public que dans le privé», fait valoir une responsable syndicaliste du public pour expliquer cet écart. Certes, mais même la pension moyenne d’un cadre du privé, soit 19.991 euros en 2011, reste inférieure de 14% à celle versée en moyenne aux fonctionnaires, cadres comme simples employés.

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Comparaison des différents régimes de retraite

Le déficit des régimes de retraites (20 milliards d’euros par an en 2020) annoncé par le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) rend urgente une nouvelle réforme. La commission, mise en place le 27 février par Jean-Marc Ayrault sous la présidence de Yannick Moreau, n’aura que trois mois pour proposer des pistes de réforme. Mais pour que les Français les acceptent, elles devront d’abord établir l’équité entre les régimes de retraite. En préalable, il faut donc évaluer la situation actuelle, un problème complexe face à des régimes très nombreux et très divers. Quatre méthodes sont souvent utilisées pour décider si certaines catégories sont anormalement privilégiées ou pénalisées. Une seule permet une évaluation objective chiffrée.

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Réforme des régimes de retraite complémentaire Arrco et Agirc

Les 6 et 14 février prochains, les syndicats de salariés et le patronat vont se réunir pour finaliser la réforme des régimes de retraite complémentaire Arrco et Agirc. Objectif : garantir leur équilibre financier, ce qui passe par un sérieux coup de rabot sur les pensions. Tour d’horizon des principales mesures en discussion.
Montant des pensions, âge légal de la retraite, pension de réversion… L’ordre du jour s’annonce chargé pour les syndicats, qui doivent décider d’ici le 1er avril 2013 de mesures conservatoires pour garantir l’équilibre financier des régimes de retraite complémentaires. Pour résoudre ce casse-tête, ils négocient sur la base d’un projet d’accord rédigé par le Medef. Ce document de travail est pour l’instant loin de faire l’unanimité. Celui-ci prévoit en effet des réformes qui promettent d’entailler sérieusement les pensions de retraite. Explications.
Chômage et retraite

Chômage et retraite

Sauf exceptions, seules les périodes de chômage indemnisé sont retenues pour votre retraite. Toutes les situations au cas par cas.

> Vous percevez des allocations chômage

Bien que vos allocations chômage ne soient pas soumises à cotisations sociales, les périodes de chômage pendant lesquelles vous avez été indemnisé soit au titre de l’assurance chômage (allocation d’aide au retour à l’emploi ; allocation spécifique de reclassement), soit au titre du régime de solidarité (allocation de solidarité spécifique, allocation équivalent retraite) sont prises en compte pour votre retraite.

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