Archives des tags :

Age Légal de la Retraite

Fillon, Macron… Que valent leurs projets de réforme des retraites ?

François Fillon veut porter l’âge de la retraite à 65 ans contre 62 ans. Emmanuel Macron veut mettre fin aux régimes spéciaux. Qui est le plus crédible ?

Experte en retraites, Nathalie Badaire, directrice de NB Consulting, analyse pour « l’Obs » le programme des candidats à la présidentielle, dont celui de François Fillon et Emmanuel Macron. Interview.

Tous les candidats à la présidentielle entendent réformer le régime des retraites. Le système est-il menacé dans sa forme actuelle ?

Tous les rapports institutionnels, à commencer par les travaux du Conseil d’orientation des retraites, considèrent que l’équilibre financier du système actuel est extrêmement fragile. Il pourrait atteindre l’équilibre au milieu des années 2020 dans l’hypothèse on ne peut plus optimiste où le taux de chômage, qui est actuellement de près de 10%, serait stabilisé à 7% et la croissance à 1,5%. Or, depuis le début des années 1980, date de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le chômage n’a jamais été inférieur à 7%. Quant au gain de productivité, il a été de 1,4% entre 1990 et 2015 et de seulement 0,7% ces derniers temps. On est donc très loin des 1,5% attendus.

Les dernières réformes, présentées par François Fillon en 2003, puis par Eric Woerth en 2010, ont donné une bouffée d’oxygène au système. Mais elles ne sont pas suffisantes pour en assurer la pérennité financière dans un cadre économique instable. Les candidats à l’élection présidentielle ne peuvent donc pas se désintéresser de cette question. Car si on est « sauvé » jusqu’en 2020, après, on court le risque de replonger dans le rouge.

François Fillon veut porter l’âge de la retraite à 65 ans contre 62 ans aujourd’hui. Est-ce la solution ?

C’est une solution. Chaque année de report permet de gonfler les effectifs de la population active et d’avoir 0,7 point de cotisants en plus, ce qui a un impact positif sur le régime.

Les réformes précédentes ont montré que c’était le remède le plus simple et le plus efficace pour redresser les finances du système. Compte tenu de l’espérance de vie, l’augmentation de l’âge de la retraite, une des mesures phares de la loi Woerth, a considérablement contribué à ce redressement.

Reste la question de l’équité. En termes de retraite, elle se mesure à partir du temps passé à travailler, de celui passé à la retraite, du taux de remplacement (soit le rapport entre le montant des pensions versées et le dernier salaire d’activité du cotisant) et du taux de cotisation. Affirmer que porter l’âge de la retraite à 65 ans sera suffisant ou pas, bien malin qui peut s’aventurer dans cette voie. Dans tous les cas, soit on fait du bricolage en augmentant les cotisations, soit on reporte l’âge légal en veillant à préserver l’élan de solidarité générationnelle.

Entre Emmanuel Macron et François Fillon, qu’est-ce qui apparaît le plus réaliste, efficace et politiquement et socialement jouable ?

Emmanuel Macron, qui a renoncé à modifier l’âge légal de la retraite, a dit noir sur blanc qu’il ne prendrait pas de mesures pour assurer l’équilibre financier du système. De ce point de vue, il n’a pas désavoué le gouvernement sortant auquel il a appartenu. En revanche, il s’est prononcé pour des droits égaux pour tous – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui – et la transparence du système, actuellement très complexe avec la coexistence de ses 37 régimes. Son projet de retraite universelle permettrait de regrouper tous les régimes en un seul et les règles de calcul seraient les mêmes pour tous. François Fillon ne se prononce pas sur cette notion-là.

Indépendamment de cela, en termes de lisibilité et d’équité du système, ils ont le même programme et veulent, l’un et l’autre, simplifier le système en fusionnant les régimes, aligner le public sur le privé. Il n’y a guère que dans la manière d’en parler qu’ils diffèrent. A noter, toutefois, une nuance entre eux, qui porte sur le côté social du régime. Emmanuel Macron tient compte du facteur de pénibilité, alors que François Fillon s’est engagé à supprimer le compte pénibilité qui bénéficie déjà à 510.000 assurés, et qui sont laissés dans l’incertitude.

Enfin si Macron est élu, seuls les assurés nés après 1960 seront concernés par sa réforme qui n’entrera en vigueur qu’à la fin de son mandat en 2022. Alors que si c’est Fillon, les assurés nés dès 1956 en verront les premiers effets en 2018, et les autres de manière progressive tout au long du quinquennat. A raison d’un allongement de l’âge légal qui pourrait être de cinq mois par an dès 2018.

J’observe que ce matin, lors de sa conférence de presse, Fillon semble avoir laissé tomber l’aspect polémique de sa réforme qui, lors de sa désignation à la primaire, prévoyait  d’ajouter un système de retraite par capitalisation au système actuel de répartition.

Le chantier à venir est pharaonique. Et les deux candidats vont être confrontés à des difficultés de mise en œuvre, notamment lors de la fusion des régimes de base exprimés en trimestres et des régimes complémentaires qui, eux, sont exprimés en points.

La proposition de Marine Le Pen, la candidate du Front national, de ramener l’âge de la retraite à 60 ans et de porter la durée des cotisations à 40 ans, ne revient-elle pas de facto à allonger la durée de vie au travail ?

Cette proposition irréaliste, susceptible de plaire à un électorat populaire, constituerait, si elle devait être mise en œuvre, un énorme retour en arrière car elle serait en totale rupture avec les réformes précédentes et serait catastrophique pour l’économie. Pour la simple raison que dans les années 1980, lors de la mise en application du programme de la gauche, qui a porté la retraite à 60 ans, l’espérance de vie était de 74 ans. Or aujourd’hui, elle est de 85 ans pour les femmes et de 79 ans pour les hommes. Qui plus est, en 1980, 17% de la population avait plus de 60 ans. Elle en représente aujourd’hui 25,1%  avec une espérance de vie qui augmente.

Pas besoin d’être grand clerc, à la lecture de ces chiffres, pour comprendre que ramener l’âge de la retraite à 60 ans ne peut pas fonctionner, faute aussi de savoir qu’elle sera à l’avenir la réalité démographique.

Les générations futures de pensionné(e)s doivent-elles s’attendre à être moins bien loti(e)s ?

Sans réforme, c’est-à-dire sans mesures complémentaires destinées à redresser l’équilibre des finances du système, une baisse des pensions paraît inéluctable. Dans sa dernière lettre, le Conseil d’orientation des retraites indique que si la législation reste inchangée. En fonction des hypothèses économiques, les taux de remplacement, qui sont aujourd’hui de 52,1%, pourraient chuter à 35,2% en 2060. La perte pourrait donc être de 10 à 20 points, selon les estimations.

Propos recueillis par Denis Demonpion pour « l’Obs »

Retarder l’âge de la retraite permettrait d’augmenter le nombre d’emplois

Le ministère des Finances (la direction du Trésor) nous explique que si l’on augmente l’âge de la retraite pour le porter de 62 ans à 64 ans, à compter de 2017, le PIB augmenterait de 1,4 point. Cela fait 30 milliards d’euros, à long terme. On pourrait par ailleurs tabler sur 200.000 emplois supplémentaires par année de report de la retraite, c’est-à-dire 400.000 au total pour le pays si l’on passait à 64 ans.

On peut vraisemblablement croire à une telle conclusion, qui va à rebours de l’intuition. Plus il y a de gens au travail, plus on crée des emplois. C’est la fameuse formule d’Alfred Sauvy : « Le travail des uns créé le travail des autres ». Des seniors en emploi, qui perçoivent des revenus de leur activité (plus élevés que ceux de la retraite), cela fait plus de croissance, et donc plus d’emplois pour les autres. À l’inverse, l’idée fausse, qu’on a longtemps crue en France, c’est qu’il suffirait de faire partir les seniors à la retraite plus tôt pour libérer les places pour les jeunes. La meilleure preuve, c’est que les pays européens qui ont le taux d’emploi des seniors les plus élevés – la Finlande ou l’Allemagne, par exemple – ont aussi le taux de chômage des jeunes le plus faible.

Cela veut dire que la retraite tardive ne crée pas de chômage, mais qu’elle le diminue au contraire. Même si en réalité les effets de cette mesure se décomposent en deux temps, nous dit Bercy.L’effet immédiat est bien négatif. Parce que les seniors, faute de pouvoir accéder à leur retraite, sont contraints de rester sur le marché du travail, au chômage. C’est ce qu’on a observé en France après la réforme de 2010. Depuis cette réforme, le chômage des plus de 50 ans a bien augmenté, fortement. Entre mai 2012 et aujourd’hui, il est passé de 600.000 à 900.000 personnes.

Mais dans le même temps, on commence aussi à voir poindre les effets positifs, au-delà des effets comptables, sur les comptes de l’assurance-retraite. Le taux d’emploi des 55-64 ans a, par exemple, augmenté de plus de deux points sur la seule année 2014, pour atteindre presque 48%. C’est le taux le plus élevé depuis 1975, même s’il reste largement inférieur à la moyenne européenne.

Combien de temps faut-il attendre pour voir les effets positifs l’emporter ? Le temps que les entreprises s’adaptent, pour proposer aux seniors des postes aménagés, et dans le travail lui-même, et dans les horaires, voire pour les salaires. Il faudrait aussi que le système de formation suive, pour proposer de nouvelles carrières à ceux qui ont 45 ou 50 ans.

PAR FRANÇOIS LENGLET, LOÏC FARGE

Pérenniser notre système de retraite nécessitera des ajustements

Ils sont nombreux en ce moment, les sauveteurs de la retraite. Les candidats à la primaire de la droite rivalisent de propositions chocs pour assurer l’avenir de nos pensions, décidés à reculer l’âge légal de la retraite de 62 à 64 ans (Nicolas Sarkozy), ou à 65 ans (Alain Juppé, François Fillon, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet).

Il est vrai que les arguments en ce sens ne manquent pas. Nos voisins européens se sont déjà faits à cette idée en mettant le cap sur 67, voire 68 ans au Royaume-Uni. Tout le monde est bien conscient que l’espérance de vie va continuer à s’allonger. La France détient déjà le record mondial du pays où l’on passe le plus de temps à la retraite : 27 ans pour une femme, 23 ans pour un homme. Enfin, le ratio cotisants/retraités va continuer à se dégrader : de 2,6 en 2006, il doit tomber à 1,6 en 2030. C’est loin, mais l’assurance-vieillesse est un lourd paquebot qui se manoeuvre à 25 ans, à l’échelle d’une génération.

Et puis, à côté de ces « inquiets », il y a Marisol Touraine, pour qui « aucune réforme des retraites ne s’impose aujourd’hui pour des raisons financières ». La ministre des Affaires sociales arbore, elle aussi, son brassard de secouriste, et explique sans barguigner que la gauche a « sauvé la Sécurité sociale », notamment parce que la branche vieillesse de la Sécu va revenir à l’équilibre en 2016. Elle devrait même afficher un excédent de 1,6 milliard d’euros l’an prochain au régime général.

En réalité, pour avoir une photographie plus exacte des résultats de l’assurance-vieillesse, mieux vaudrait consolider les (mauvais) comptes du fonds de solidarité vieillesse, comme le recommande la Cour des comptes. Même ainsi, cela ne ferait guère qu’un déficit de 2,4 milliards en 2017, à mettre en regard des 130 milliards d’euros de pensions et de transferts versés par le régime général. Une goutte d’eau. La ministre a donc raison de se réjouir du redressement des comptes.

Quant à avoir « sauvé » les retraites, c’est une autre affaire. D’abord parce que les sauveteurs du quinquennat précédent ont joué le rôle principal dans la séquence actuelle. Telle une voile qui prend le vent, la loi Woerth de 2010 est en train de se déployer, entraînant plus de 5,9 milliards d’économies en 2017 pour le régime général. Ce texte combattu par la gauche, à l’époque, fait progressivement passer l’âge minimum légal de 60 à 62 ans en janvier 2018, et l’âge du taux plein de 65 à 67 ans – une évolution qui doit s’étirer jusqu’en 2023. L’heure de la réforme Touraine viendra aussi, puisque la loi de 2014 prévoit une augmentation de la durée d’assurance échelonnée entre… 2020 et 2035. Economie attendue : 5,4 milliards, en 2030 ! Peut-être la droite en profitera-t-elle, par un juste retour des choses.

La question n’est toutefois pas de savoir qui a sauvé les retraites, mais « comment » et « pourquoi ». Avant d’entreprendre d’autres réformes, soyons clairs : que voulons-nous sauver ? Depuis la première réforme des retraites, celle de 1993, certains choix ont été faits, sans que le grand public réalise combien ils deviendraient pesants. C’est le cas de l’indexation des pensions sur les prix, et non plus sur les salaires. Voilà près de vingt-cinq ans que la bascule a eu lieu. Année après année, la revalorisation des pensions est moins vive que celle du revenu des actifs. Cela ne se voit pas pour l’instant, car les retraités récents ont eu des carrières plus longues et de meilleures rémunérations que leurs aînés, et peuvent donc prétendre à de plus belles retraites. Les seniors ne sont d’ailleurs pas à plaindre : leur taux de pauvreté est le plus faible de toute la population, et leur niveau de vie est supérieur à celui des actifs.

Mais attention à l’atterrissage. Les « Trente Glorieuses » de la retraite s’achèvent. A force d’ajuster les « paramètres » de la retraite dans tous les sens, de resserrer un boulon ici, de remettre une vis là, le rendement du système décroît. Les partenaires sociaux gestionnaires de la retraite complémentaire des salariés du privé (Agirc-Arrco) ont été inventifs pour faire grimper le prix d’achat du point et baisser sa valeur de service. Partout, les pensions ont été gelées, décalées, sous-indexées. Résultat, le niveau de vie des retraités devrait diminuer au cours de la prochaine décennie.

Quant aux travailleurs et aux employeurs, plus le temps passe, plus ils s’épuisent à financer les retraites. A chaque réforme, les cotisations augmentent. Un décret fixe depuis 2014 un plafond au taux de prélèvement retraite conjoint du régime de base et de l’Agirc-Arrco. A 27,4 %, on frôle déjà cette borne de 28 %. La tentation de la relever va grandir en 2017. La compétitivité ou les retraites, va-t-il falloir choisir ?

Peut-être pouvons-nous espérer un jour retrouver les deux, et aussi garantir le niveau des pensions à l’avenir. Avec une croissance de la productivité proche de 1,5 % par an, le système sera à l’équilibre, selon les projections du Conseil d’orientation des retraites (COR). Si ce scénario central s’avère trop optimiste, place aux sauveteurs avec leurs formules chocs.

Sinon, on pourra commencer à réparer les fêlures, en rectifiant la trajectoire des pensions. Qu’on ne s’y trompe pas : ces réformes de rééquilibrage, et non plus de redressement, coûteront cher. Pour alléger la facture des retraités futurs et des cotisants, il faudra sans doute actionner à nouveau le levier de l’âge et de la durée de cotisation. Sans qu’il soit forcément nécessaire de promettre du sang et des larmes.

Solveig Godeluck

Comment éviter la faillite de l’Agirc-Arrco et pérenniser les retraites complémentaires ?

Ce mardi 17 février, à 14h30 au siège du Medef à Paris, les huit partenaires sociaux gestionnaires de l’Agirc-Arrco s’élanceront pour un premier tour de piste où chacun fixera ses objectifs et ses limites. Il faudra attendre la deuxième, voire la troisième rencontre pour qu’un texte commence à s’élaborer. C’est fin juin que l’on saura si un texte trouvera des signataires.

« L’enjeu est majeur. Il en va de l’avenir du système de retraites complémentaires », explique Patrick Poizat, négociateur CFTC. Mais la négociation s’annonce « extrêmement compliquée », selon plusieurs négociateurs interrogés par l’AFP et il y a urgence à sauver le régime des cadres.

Comment on en est arrivé là ?

C’est une question arithmétique. Il faut gérer :

  • l’arrivée massive à la retraite des papy boomers et le versement des pensions complémentaires, versées en 2013 à près de 12 millions de personnes
  • la réduction de la masse des cotisations due au chômage et les cotisations acquittées par plus de 18 millions de salariés et leurs employeurs

En 2013, les syndicats et le patronat avaient déjà pris des mesures pour pallier la dégradation des finances. Mais le naufrage du système par répartition est imminent.

L’Agirc (cadres, 1,24 milliard d’euros de déficit en 2013) et l’Arrco (tous les salariés du privé, 405 millions de déficit) disposent aussi de réserves financières, pour faire face aux déséquilibres temporaires. Mais ces réserves pourraient être épuisées dès 2018 pour l’Agirc, 2027 pour l’Arrco.

Les deux régimes, en déficit depuis 5 ans, versent chaque année « plus de pensions qu’elles ne perçoivent de cotisations », rappelait en décembre la Cour des comptes pour qui une amélioration du solde des régimes de 5,5 milliards dès 2018 « semble raisonnable », mais « rien ne doit être interdit » pour y parvenir.

Quelles sont les pistes pour sauver les retraites complémentaires ?

Les partenaires sociaux arrivent armés d’une solide boîte à outils, peaufinée depuis près d’un an à travers des projections financières demandées par les uns et les autres.

  • L’âge de départ à la retraite

« Il n’y a pas 50 solutions », tranche Jean-Pierre Crouzet, président de l’UPA : « Ca ne peut se traduire que par un allongement de l’âge de départ ». Cette hypothèse sera d’emblée rejetée par les syndicats, qui refusent de servir de cheval de Troie pour les retraites de base.

« Comme la borne d’âge est un sujet tabou », il ne devrait pas trouver sa place dans la négociation, selon Geneviève Roy de la CGPME.

  • Un abattement des retraites complémentaires ?

Les discussions devraient se porter sur des abattements, portés par le Medef. Concrètement, l’actif qui partirait à la retraite à 62 ans toucherait sa pension de base dans son intégralité. Toutefois, il percevrait pendant une durée à définir (un, deux, cinq ans) une retraite complémentaire amputée.

La mesure reste douloureuse. Or, « il ne s’agit pas d’appauvrir les uns pour soulager les autres. Le pouvoir d’achat des uns et des autres est tout aussi important que le fait par exemple qu’on n’augmente pas les cotisations », ajoute Geneviève Roy.

  • Un hausse des cotisations Agirc ?

Les syndicats sont eux justement plutôt partisans d’une hausse des cotisations Agirc et estiment qu’il est « hors de question de baisser le niveau des pensions ».

La réversion constitue notamment « un point de grande fâcherie », prévient Jean-Pierre Poizat. Il défend « la nécessité de maintenir des régimes de réversion qui permettent aux conjoints survivants de recevoir une pension d’un niveau décent », la plupart d’entre eux n’ayant pas forcément le niveau de droits directs pour assurer eux-mêmes ce niveau.

CFTC comme CGPME refusent en bloc « la mise sous condition de ressources », une mesure « inenvisageable ».

Il va donc falloir panacher les solutions pour parvenir à un accord qui puisse, comme le souhaite FO, « conforter le modèle à deux niveaux : retraite de base et retraite complémentaire, seul garant contre la tentation d’un régime unique, voire universel, forcément réducteur de droits ».

D’après un sondage Odoxa pour Les Echos et Radio classique mardi, une large majorité de Français (55%) dit craindre une faillite des régimes de retraite complémentaires.

@nouvelobs.com

drapeau europeen

La France 13ème au classement international des systèmes de retraite

Sur vingt pays étudiés par le cabinet Mercer, la France se classe 13e. Son régime n’est pas assez durable.

Peut mieux faire. La France ne brille pas au classement international des systèmes de retraite effectué par le cabinet Mercer, où elle termine 13e sur 20 pays. En tête du palmarès caracole le Danemark, suivi par les Pays-Bas et l’Australie. L’Hexagone se retrouve derrière l’Allemagne, les États-Unis mais aussi le Chili. En queue de peloton sont relégués la Corée du Sud, l’Inde et l’Indonésie.

 

Qu’est-ce qu’un bon régime de retraite ? Selon Mercer, il faut qu’il soit équilibré, d’abord, entre système public par répartition, régime complémentaire obligatoire et capitalisation. Ensuite, il doit être soutenable, bref, ne pas crouler sous les déficits ni être menacé par le vieillissement de la population. Enfin, sa gouvernance doit être transparente et ses coûts de gestion maîtrisés.

Lire la suite +

relèvement de l'âge légal retraite

La Commission européenne ne mentionnera plus le relèvement de l’âge légal dans ses recommandations

C’est une petite victoire pour François Hollande. Le président français a obtenu de la Commission européenne qu’elle retire la référence au relèvement de l’âge légal de sa recommandation sur la réforme des retraites que Paris entend boucler d’ici la fin de l’année.

La France a obtenu que les recommandations de la Commission européenne ne mentionnent plus le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite, s’est félicité dans la nuit de jeudi 27 à vendredi 28 le chef de l’Etat. Selon lui, « deux principes ont été posés » conformément aux demandes françaises.

Lire la suite +

Réforme des retraites : les annonces du chef de François Hollande

Réforme des retraites : les annonces du chef de l’État déçoivent

L’opération déminage de François Hollande, pendant deux heures dimanche soir dans l’émission «Capital» sur M6, n’aura pas servi à grand-chose. Le président de la République a eu beau caresser les fonctionnaires et les salariés des régimes spéciaux dans le sens du poil, les syndicats affichent tous leur déception. Pour ne pas dire plus… «Dans la boîte à outils, je ne vois qu’un marteau et une enclume et, entre les deux, il y a les salariés et les retraités», juge Thierry Lepaon, le patron de la CGT, qui a d’ores et déjà promis d’organiser une journée d’action début septembre contre la réforme à venir.

Lire la suite +

Les premières pistes de la réforme des retraites

Le processus de réforme est à peine engagé que déjà les pistes envisagées promettent de faire des vagues. La Commission pour l’avenir des retraites va proposer dans un rapport remis la semaine prochaine de mettre à contribution les retraités, les actifs, les entreprises et les fonctionnaires, ont indiqué ce mardi des sources syndicales, confirmant des informations du Figaro.fr. «C’est la boîte à outils, mais le gouvernement devra choisir et prendre ses responsabilités (…). Cela va être chaud», a commenté un syndicaliste auprès de l’AFP.

Commandé par Jean-Marc Ayrault à l’ancienne présidente du Conseil d’orientation des retraites, Yannick Moreau, ce rapport détonne par ses prises de position qui n’épargnent personne pour remettre à flot le système à court terme. La haut-fonctionnaire a donné oralement quelques grandes lignes aux syndicats, qu’elle a reçus individuellement lundi. Revue de détail des propositions.

Lire la suite +

Le constat est clair. Le déficit cumulé des régimes de retraite atteindra les 200 milliards d’euros en 2020 et le besoin de financement pour leur survie avoisinera les 20 milliards à cette date. Il y a donc urgence à réformer. Tout le problème c’est de savoir comment.
Concernant les responsables de PME/TPE, aucune ambiguïté. Selon eux, il faut allonger la durée de cotisation à 43 ans d’ici 2020, repousser l’âge légal de la retraite à au moins 65 ans à l’horizon 2040 et écarter toute hausse des cotisations. En revanche une désindexation des pensions n’est pas demandée.

Lire la suite +

retraite à 65 ans

Medef : l’âge du départ à la retraite devrait être repoussé à 65 ans

Pierre Gattaz, l’un des favoris dans la course à la présidence du Medef, a estimé vendredi que l’âge du départ à la retraite en France devrait probablement être repoussé à 65 ans, voire au delà.

«On n’accepterait pas d’augmenter encore le poids des cotisations des retraites. Il faudra faire quelque chose, sans doute augmenter l’âge de départ à la retraite, sans doute à 65 ans dans une première étape», a-t-il déclaré sur Europe 1.

L’entrepreneur a souligné que «tous les pays avaient augmenté l’âge de départ à la retraite» alors que les partenaires sociaux devraient ouvrir une nouvelle négociation sur les retraites à l’automne pour réformer le régime menacé par un déficit de 20 milliards d’euros à l’horizon 2020.

Lire la suite +

Page 1 sur 4123...Last »

Flash Retraite

Focus sur…