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Régimes complémentaires: la retraite progressive est possible à partir de 60 ans

C’est une bonne nouvelle pour les salariés proches de l’âge de la retraite et désireux de pouvoir lever le pied en douceur.

Contre toute attente, et alors même qu’ils viennent d’entamer des négociations dont les conséquences risquent d’être douloureuses pour les futurs retraités, les partenaires sociaux qui gèrent les régimes de retraite complémentaires des salariés ont finalement décidé, mercredi 18 février, de transposer les nouvelles règles relatives à la liquidation des droits à la retraite progressive avant l’âge légal dans les régimes Arrco et Agirc. « La liquidation de la retraite progressive est donc possible à partir de 60 ans », nous précise un porte-parole de l’Agirc-Arrco. Pour rappel, la retraite progressive est un dispositif méconnu qui permet de travailler à temps partiel en percevant, en plus de son salaire, une partie de sa pension.

La publication de la circulaire fixant les coefficients d’anticipation pour les générations nées à partir de 1955 sera prochainement publiée sur le site de Agirc-Arrco.

Autre décision favorable aux assurés : les partenaires sociaux ont également décidé de transposer dans les régimes complémentaires les dispositions qui permettent aux assurés handicapés, justifiant d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 50 %, de bénéficier d’une retraite à taux plein dès l’âge légal de la retraite (62 ans pour les assurés nés à partir de 1955), quelle que soit leur durée d’assurance.

Nathalie Cheysson-Kaplan

Possible décote dégressive sur les pensions servies entre 62 et 67 ans

Comme convenu, la négociation pour trouver une solution aux problèmes financiers des régimes de retraites complémentaires Arrco et Agirc a débuté hier. Et, d’entrée de jeu, le constat de désaccord était manifeste entre le patronat et les syndicats, gestionnaires des régimes.

Claude Tendil, le chef de file de la délégation patronale a tout de suite mis sur la table sa préférence pour des mesures d’âge pour limiter les déficits, alors que les syndicats jouent plutôt sur le montant des cotisations, voire sur le niveau des pensions. Une posture classique en début de négociation.

Des abattements sur les pensions servies

Les organisations patronales Medef, CGPME et UPA estiment « qu’une partie clé de la solution » réside dans le report de l’âge effectif de la liquidation de la retraite. Même si le patronat, à ce stade, n’évoque pas franchement l’idée de retarder au-delà des 62 ans actuels, l’âge où l’on peut percevoir sa retraite complémentaire. Il songe plutôt à dissuader le départ à 62 ans en instituant des décotes.

Concrètement, le Medef suggère d’instituer un abattement sur le montant de la retraite complémentaire à partir de la génération 1957 (qui sera donc âgée de 62 ans en 2019). Ce qui signifie qu’un salarié qui partirait à la retraite à 62 ans, en ayant rempli toutes les conditions pour percevoir sa retraite de base (celle versée par la Sécurité sociale) ne percevrait qu’une partie seulement de sa retraite complémentaire, et ce, jusqu’à 67 ans. Cet abattement serait cependant dégressif année après année.

Le patronat veut ainsi « inciter les gens qui seraient en capacité de prendre leur retraite de prolonger leur activité », tout en « laissant le choix de la date de liquidation », a expliqué Claude Tendil,.

Limiter le montant des pensions de réversion

De même, le patronat a avancé des pistes pour limiter le montant des pensions de réversion qui représentent 15% des dépenses des régimes Arrco et Agirc. Il propose un nouveau dispositif laissant le choix entre deux options : soit la pension de réversion sera maintenue à 60% (son taux actuel) après le décès d’un conjoint, mais à la condition que le premier du couple à partir à la retraite accepte de ne percevoir de son vivant qu’une retraite complémentaire minorée.

Deuxième solution, si le retraité refuse cette option, il pourra alors conserver la totalité de sa pension complémentaire. Mais, dans ce cas, sa veuve (ou son veuf) touchera une pension de réversion à un taux inférieur à 60%, « par exemple, 40% », selon Claude Tendil.

Concernant les pensions, le Medef ne préconise pas une baisse mais un gel de leur évolution au moins sur trois ans à compter de 2016 « sauf reprise significative de l’inflation». A noter, que les pensions sont déjà sous-revalorisées depuis 2013.

Par ailleurs, bien entendu, le Medef se prononce contre toute hausse des cotisations… Mais reconnaît tout de même que le « sujet n’est pas tabou ». On sait la CGT demandeuse d’une revalorisation de 2,4% de la cotisation Agirc sur la « tranche 2 » (celle supérieure au plafond de la Sécurité sociale).

Limiter les droits des chômeurs

Enfin, le Medef veut revoir à la baisse les droits à la retraite complémentaire servis aux chômeurs. Actuellement, les cotisations des demandeurs d’emploi sont acquittées par l’Unedic à hauteur de 70% de l’indemnisation perçue. En revanche, les régimes Arrco et Agirc leurs versent des droits correspondant à 100% de cette indemnisation. « En face de 70% de cotisations, il faudrait qu’il y ait 70% de droits. Ce n’est pas au régime de retraite de se substituer au régime de chômage », considère Claude Tendil.

Des chiffrages précis de ces différentes mesures vont maintenant être effectués par les services de l’Arrco et de l’Agirc et des rencontres bilatérales entre organisations patronales et syndicales vont se succéder. Les syndicats émettront leurs propositions lors de la plénière du 20 mars. Les partenaires sociaux se donnent jusqu’à l’été pour conclure.

@latribune.fr

Comment éviter la faillite de l’Agirc-Arrco et pérenniser les retraites complémentaires ?

Ce mardi 17 février, à 14h30 au siège du Medef à Paris, les huit partenaires sociaux gestionnaires de l’Agirc-Arrco s’élanceront pour un premier tour de piste où chacun fixera ses objectifs et ses limites. Il faudra attendre la deuxième, voire la troisième rencontre pour qu’un texte commence à s’élaborer. C’est fin juin que l’on saura si un texte trouvera des signataires.

« L’enjeu est majeur. Il en va de l’avenir du système de retraites complémentaires », explique Patrick Poizat, négociateur CFTC. Mais la négociation s’annonce « extrêmement compliquée », selon plusieurs négociateurs interrogés par l’AFP et il y a urgence à sauver le régime des cadres.

Comment on en est arrivé là ?

C’est une question arithmétique. Il faut gérer :

  • l’arrivée massive à la retraite des papy boomers et le versement des pensions complémentaires, versées en 2013 à près de 12 millions de personnes
  • la réduction de la masse des cotisations due au chômage et les cotisations acquittées par plus de 18 millions de salariés et leurs employeurs

En 2013, les syndicats et le patronat avaient déjà pris des mesures pour pallier la dégradation des finances. Mais le naufrage du système par répartition est imminent.

L’Agirc (cadres, 1,24 milliard d’euros de déficit en 2013) et l’Arrco (tous les salariés du privé, 405 millions de déficit) disposent aussi de réserves financières, pour faire face aux déséquilibres temporaires. Mais ces réserves pourraient être épuisées dès 2018 pour l’Agirc, 2027 pour l’Arrco.

Les deux régimes, en déficit depuis 5 ans, versent chaque année « plus de pensions qu’elles ne perçoivent de cotisations », rappelait en décembre la Cour des comptes pour qui une amélioration du solde des régimes de 5,5 milliards dès 2018 « semble raisonnable », mais « rien ne doit être interdit » pour y parvenir.

Quelles sont les pistes pour sauver les retraites complémentaires ?

Les partenaires sociaux arrivent armés d’une solide boîte à outils, peaufinée depuis près d’un an à travers des projections financières demandées par les uns et les autres.

  • L’âge de départ à la retraite

« Il n’y a pas 50 solutions », tranche Jean-Pierre Crouzet, président de l’UPA : « Ca ne peut se traduire que par un allongement de l’âge de départ ». Cette hypothèse sera d’emblée rejetée par les syndicats, qui refusent de servir de cheval de Troie pour les retraites de base.

« Comme la borne d’âge est un sujet tabou », il ne devrait pas trouver sa place dans la négociation, selon Geneviève Roy de la CGPME.

  • Un abattement des retraites complémentaires ?

Les discussions devraient se porter sur des abattements, portés par le Medef. Concrètement, l’actif qui partirait à la retraite à 62 ans toucherait sa pension de base dans son intégralité. Toutefois, il percevrait pendant une durée à définir (un, deux, cinq ans) une retraite complémentaire amputée.

La mesure reste douloureuse. Or, « il ne s’agit pas d’appauvrir les uns pour soulager les autres. Le pouvoir d’achat des uns et des autres est tout aussi important que le fait par exemple qu’on n’augmente pas les cotisations », ajoute Geneviève Roy.

  • Un hausse des cotisations Agirc ?

Les syndicats sont eux justement plutôt partisans d’une hausse des cotisations Agirc et estiment qu’il est « hors de question de baisser le niveau des pensions ».

La réversion constitue notamment « un point de grande fâcherie », prévient Jean-Pierre Poizat. Il défend « la nécessité de maintenir des régimes de réversion qui permettent aux conjoints survivants de recevoir une pension d’un niveau décent », la plupart d’entre eux n’ayant pas forcément le niveau de droits directs pour assurer eux-mêmes ce niveau.

CFTC comme CGPME refusent en bloc « la mise sous condition de ressources », une mesure « inenvisageable ».

Il va donc falloir panacher les solutions pour parvenir à un accord qui puisse, comme le souhaite FO, « conforter le modèle à deux niveaux : retraite de base et retraite complémentaire, seul garant contre la tentation d’un régime unique, voire universel, forcément réducteur de droits ».

D’après un sondage Odoxa pour Les Echos et Radio classique mardi, une large majorité de Français (55%) dit craindre une faillite des régimes de retraite complémentaires.

@nouvelobs.com

Peut-on se fier aux simulateurs de retraite gratuits ?

De nombreux sites permettent de simuler gratuitement le montant de sa future retraite en ligne, mais peut-on s’y fier ?

Le plus connu est celui mis en place par les régimes de retraite obligatoires : M@rel. Il est assez simple d’utilisation mais il n’est pas encore à jour de la dernière réforme des retraites de janvier 2014 ! Dommage…

La plupart d’entre eux sont proposés par des banques, des assureurs, des mutuelles … Ils poursuivent tous – ou presque – le même objectif : vous convaincre, chiffres à l’appui, de la nécessité d’épargner pour compenser l’inévitable perte de revenus qui va accompagner votre départ en retraite. Du coup, les résultats affichés à l’écran sont plutôt pessimistes.

Voici quelques conseils avant de vous lancer pour tirer de ces simulateurs les informations les plus exactes possibles et non biaisées.

Commencez par vous assurer que le simulateur est bien à jour de la loi du 20 janvier 2014.

Si le site ne comporte aucune indication en ce sens, assurez-vous, par exemple, qu’il intègre bien l’allongement de la durée d’assurance requise pour bénéficier du taux plein. S’il reste bloqué sur une durée de 166 trimestres, c’est que cette mise à jour n’a pas encore été effectuée.

Si vous n’avez que deux ou trois données à entrer dans le système  – par exemple, votre salaire actuel – le résultat sera forcément approximatif, basé sur un taux de remplacement « type » par profession ou catégorie professionnelle, à l’instar de Comparetraite.fr , dont le but de ce cabinet indépendant est essentiellement de vendre des produits financiers.

Certains sites vous demandent de saisir votre revenu annuel, comme le simulateur de retraite créé par le Crédit Agricole. Cependant le revenu reporté sur votre relevé individuel de situation ne correspond pas forcément au montant de votre salaire puisqu’il est limité au plafond annuel de la sécurité sociale.

Ainsi attention, de nombreux simulateurs manquent de fiabilité et il faut, le plus souvent, prendre les calculs effectués avec des pincettes.

Nathalie Cheysson-Kaplan

Heureuse Année 2015!

Toute l’équipe de NB Consulting vous souhaite une très belle année 2015!

Assouplissement des règles de la retraite progressive

Depuis le 1er janvier 2015, la retraite progressive, qui favorise la transition entre l’emploi et la retraite, est assouplie. Voici les nouvelles règles.

La retraite progressive permet de continuer à travailler à temps partiel tout en percevant une fraction de sa pension de retraite (retraite de base et complémentaire). L’assuré cotise et accumule des droits pour sa retraite définitive.

Elle s’adresse aux salariés des secteurs général et agricole, aux artisans, aux commerçants, aux exploitants agricoles, et aux professions libérales. En revanche, les fonctionnaires n’y ont pas droit.

Un récent décret, qui découle de la dernière loi sur les retraites, assouplit les conditions d’ouverture à la retraite progressive. Voici les nouveautés :

  • Elle est ouverte à 60 ans (au lieu de 62 ans) pour les assurés nés à partir de 1955.
  • Pour en bénéficier, il convient d’avoir cotisé au moins 150 trimestres d’assurance vieillesse, tous régimes confondus. Jusqu’alors, seuls les trimestres validés dans le cadre des régimes appliquant le dispositif (régime général, régime agricole, régime des indépendants et des professions libérales) étaient pris en compte.
  • Sa rémunération est simplifiée : par exemple, pour un travail assuré à 75 %, l’assuré percevra 25 % de sa retraite. Jusqu’alors, le barème de calcul de la fraction de retraite était peu lisible.
  • La fraction de travail à temps partiel ne peut être inférieure à 40 % et supérieure à 80 %.

Enfin, la circulaire précise que ces nouvelles règles – notamment le nouveau mode de calcul de la fraction de pension versée durant la période de retraite progressive – s’appliquent aux retraites progressives dont la date d’effet est fixée à partir du 1er janvier 2015. En clair, ceux qui sont déjà en retraite progressive ne peuvent se prévaloir du nouveau mode de calcul des pensions versées, s’il est plus avantageux pour eux.

En revanche, ceux dont la demande de retraite progressive avait été rejetée en raison de la non prise en compte des trimestres accomplis dans les régimes spéciaux peuvent déposer une nouvelle demande : cette nouvelle demande leur permettra de bénéficier de ce dispositif mais sans rétroactivité.

Réduire son temps de travail et percevoir une fraction de sa pension de retraite, c’est possible

Plutôt que de cesser d’un coup leur activité professionnelle, certains préfèrent opter pour une transition en douceur entre vie active et retraite. Ce dispositif est ouvert à partir de l’âge légal applicable à sa génération ou dès 62 ans pour les personnes nées à partir de 1955. Il est soumis à approbation de l’employeur. Ce qui explique que, fin 2013, seulement 2.769 assurés du régime général ont été concernés. Début 2015, il sera possible d’en profiter dès 60 ans. Le salarié (ou le professionnel libéral ou l’indépendant, mais non le fonctionnaire ou le salarié d’un régime spécial) doit réduire son temps de travail d’au moins 20% ; en contrepartie, il perçoit par anticipation une fraction de sa pension de retraite. Si le salarié effectue 55% de son temps plein, par exemple, il recevra, dès 2015, 45% des droits acquis. Pour ne perdre aucun droit, l’idéal est de négocier avec son employeur un temps partiel cotisé sur la base d’un temps plein. Lorsque l’activité cesse, la pension est alors recalculée pour tenir compte des nouveaux droits acquis entre-temps.

A lire aussi : La Retraite Progressive

@lefigaro.fr

Cumul emploi retraite : plus que 2 mois pour vous constituer de nouveaux droits à retraite

La réforme des retraites votée en janvier prévoit un changement des règles du cumul emploi-retraite, ce dispositif qui permet de continuer à travailler tout en percevant sa pension.

En 2012, selon les derniers chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, 385 000 retraités cumulaient leur pension et une activité. Un chiffre auquel il faut ajouter les personnes qui ont repris une activité dans un autre régime, par exemple un salarié devenant consultant.

Aujourd’hui, il est possible de demander le versement des pensions relevant d’un régime de retraite et poursuivre ou démarrer une activité relevant d’un autre régime. Par exemple, un salarié peut toucher sa retraite auprès du régime général et continuer ou commencer une activité artisanale, commerciale ou libérale.

Avantages de l’opération : il touche sa pension de salarié tout en acquérant de nouveaux droits puisqu’il cotise dans le régime où il continue à travailler (le RSI par exemple pour les indépendants) et ce quel que soit le montant de sa retraite de salarié et celui de ses nouveaux revenus de non-salarié.

COTISER POUR RIEN

Mais à partir du 1er janvier, les règles changent :

– pour pouvoir obtenir le versement de votre retraite dans un régime quelconque, il faudra cesser toutes vos activités professionnelles en même temps ;
– votre nouvelle activité ne vous permettra pas de vous constituer de nouveaux droits à retraite, vous cotiserez donc pour rien ;
– vous pourrez cumuler votre pension de retraite en totalité avec vos revenus d’activité seulement si vous remplissez certaines conditions (avoir l’âge du taux plein, c’est-à-dire 65 ans, progressivement porté à 67 ans ; ou avoir fait liquider ses retraites à taux plein). Sinon ? Vos pensions seront réduites.

Conséquence, si vous avez déjà atteint l’âge de la retraite – soit les personnes nées avant octobre 1953 – et que vous souhaitez profiter des règles actuelles du cumul emploi-retraite et donc ne pas cotiser pour rien, vous devez impérativement demander la liquidation de vos pensions avant le 1er janvier, quitte à poursuivre votre activité ou en reprendre une nouvelle ensuite.

@Nathalie Cheysson-Kaplan 

Lire aussi : Vous constituer de nouveaux droits dans le cadre du cumul emploi retraite: maintenant ou jamais

Les 10 critères du compte pénibilité

Mesure importante de la dernière réforme des retraites, le compte pénibilité entrera bien en vigueur en 2015. Basé sur un système de points, il permettra aux salariés exposés à des tâches pénibles de partir à la retraite plus tôt ou de bénéficier d’une formation. Comme expliqué initialement, chaque trimestre d’exposition donnera droit à 1 point (voire 2 en cas d’exposition à plusieurs facteurs) avec un plafond de 100 points.

Les points pourront ensuite être convertis, avec un gain de 1 trimestre pour 10 points utilisés. Les 20 premiers points seront obligatoirement consacrés à la formation. Les 80 points restants pourront permettre de passer à temps partiel ou de partir plus tôt à la retraite. Un salarié aura ainsi la possibilité de partir deux ans plus tôt.

Si le cadre général est connu depuis cet hiver, il reste en revanche à savoir comment seront comptabilisés les points. Les ministères du Travail et des Affaires sociales ont indiqué ce mardi qu’ils communiqueraient « dans les prochains jours » leurs décisions sur les modalités précises d’application du compte pénibilité. Objectif : publier les décrets au plus vite afin de permettre aux entreprises de préparer l’entrée en vigueur de la mesure.

10 critères avec des seuils spécifiques

Même si des arbitrages sont envisageables, le gouvernement devrait largement s’appuyer sur le rapport que vient de remettre Michel de Virville.

La notion de pénibilité devrait donc être évaluée sur une base annuelle (et non mensuelle comme envisagé à l’origine) selon 10 critères avec des seuils pour chaque critère :

-Manutention de charges : levée de plus de 15 kg ou poussée de plus de 250 kg pendant plus de 600 heures par an

– Postures pénibles : par exemple torsion du torse, position à genoux, torse fléchi durant plus de 900 heures par an

– Vibrations : par exemple plus de 2,5 m/s² sur les bras durant au moins 450 heures par an

– Exposition aux agents chimiques : à préciser

– Milieux hyperbares : 60 interventions à plus de 1.200 hPa

-Températures extrêmes : exposition à moins de 5°c ou plus de 30°c sur une période de 900 heures par an

-Bruit : 600 heures par an avec comme références les valeurs d’action obligatoire de 80 dB et 135 dB

-Travail de nuit : 120 jours par an avec au moins 1 heure de travail entre 0h et 5h.

-Travail en équipes alternantes : prise en compte des périodes travaillées de nuit si la situation dure plus de 50 argent.boursier.com

Les séniors sont sereins face à la perspective de la retraite

Pour 16 % des Français, la retraite se passe moins bien que ce qu’ils avaient imaginé, et près d’un tiers aurait davantage anticipé pour leur vie à la retraite si c’était à refaire. C’est l’un des enseignements du sondage Harris Interactive pour l’Institut Français des Seniors à l’occasion du salon des seniors qui se tenait récemment à Paris.

Une période quelque peu idéalisée

Lorsqu’ils pensent à la retraite, les seniors, qu’ils soient retraités ou encore actifs, pensent surtout au temps libre, aux loisirs, au repos et aux voyages. Une période quelque peu idéalisée que les seniors actifs aimeraient connaître en moyenne à partir de 61 ans. Mais, en vrai, ils pensent qu’ils partiront plutôt en retraite vers 63 ans et demi.

Les seniors actifs espèrent également profiter de ce temps avec des personnes proches mais également se lancer dans des activités nouvelles. Ils projettent d’ailleurs plus d’opportunités sur la retraite que n’en ont saisi réellement les retraités. Pour les retraités, la retraite a surtout été l’opportunité de passer plus de temps en couple, en famille ou entre amis.

Face à la retraite, les seniors sont majoritairement sereins (55 %), certains impatients (28 %) mais d’autres inquiets (16 %).

À l’idée de la retraite, ce sont les seniors encore actifs qui sont un peu moins tranquilles que ne semblaient l’être les personnes déjà retraitées. Raison de cette inquiétude : l’argent et leur niveau de vie.

Des seniors actifs insuffisamment informés

Alors que les personnes retraitées aujourd’hui étaient davantage inquiètes, auparavant, concernant leur sentiment d’inutilité sociale, les actifs, eux, craignent surtout au contraire des difficultés financières ou des problèmes de santé.

Pourtant, six personnes interrogées sur 10 déclarent s’être préparées ou se préparer pour la retraite, que ce soit en matière financière ou en matière d’activités et projet de vie. Mais les retraités déclarent s’être plus préparés à leur retraite que ne le font aujourd’hui les seniors actifs. Il faut dire que les seniors actifs ne se sentent pas assez informés et accompagnés aujourd’hui.

Globalement, pour six retraités sur dix, la retraite telle qu’ils la vivent correspond à ce qu’ils avaient imaginé. Les retraités surpris agréablement parlent surtout du temps libre tandis que les retraités déçus évoquent des problèmes financiers ou de santé.

Seul l’argent, d’ailleurs, suscite majoritairement une déception par rapport à l’idée que les retraités se faisaient de ce changement de vie.

Raison de plus, quand viendra son tour de prendre sa retraite, de l’avoir bien préparée afin de ne pas faire partie de la catégorie des déçus.

@votreargent.lexpress.fr

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