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Vincent COLIN

Fusion Agirc-Arrco : ce qui va changer pour nos retraites en 2019

Dans le secteur privé, on ne cotise pas au même régime de retraite que l’on soit cadre ou simple salarié. Mais début 2019, les deux caisses vont fusionner.
C’est une information qui concerne les 18 millions de salariés du secteur privé qui cotisent aux régimes de retraite Agirc, pour les cadres, et Arrco, pour les non-cadres. Dans un peu plus d’un an, le 1er janvier 2019, il n’y aura plus deux régimes distincts, mais un seul. Les modalités de la fusion entre l’Agirc et l’Arrco ont été mises au point vendredi par un accord conclu entre le patronat et les syndicats.

Une seule ligne sur le bulletin de paye. Quand ce changement sera effectué, vous n’aurez plus deux lignes distinctes sur votre bulletin de paye pour les cotisations de retraite complémentaire, mais une seule. On ne cherchera donc plus à savoir si vous êtes cadre ou non-cadre. Les points de retraite que vous gagnerez chaque année auront ainsi la même valeur quel que soit votre statut.

Une même pension de réversion pour tout le monde. Les autres changements concernent certains droits qui, dans le système actuel, ne sont pas identiques entre l’Arrco et l’Agirc. C’est notamment le cas de la pension de réversion, autrement dit la part de la pension de retraite de votre conjoint que vous touchez quand il décède. À l’Arrco, on perçoit la pension de réversion dès l’âge de 55 ans, mais à l’Agirc, il faut attendre 60 ans. À partir de 2019, ce sera 55 ans pour tout le monde.

Un nouveau plafond pour les majorations. Les majorations de pensions, que vous toucherez quand vous arriverez à la retraite si vous avez élevé au moins trois enfants, vont elles aussi être toilettées. Actuellement, elles correspondent à 10% du montant de la pension, mais sont plafonnées à 1.000 euros par an, à l’Arrco comme à l’Agirc. L’accord conclu vendredi prévoit que dans le régime unifié, le plafond sera de 2.000 euros.

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Jean-Paul Delevoye

La future loi retraite reportée à 2019

Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire à la réforme des retraites, veut se donner le temps de consulter tous les partenaires sociaux, tous les régimes, afin de dégager un consensus maximal.

La «transformation» la plus sensible de l’ère Macron, la réforme systémique des retraites, pourrait prendre plus de temps que prévu! Une première réunion de calage est d’ailleurs prévue ce vendredi à l’Élysée en présence d’Emmanuel Macron, de Gérald Darmanin (Comptes publics), d’Agnès Buzyn (Santé) et de Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites. Nommé le 14 septembre, l’ex-président du Cese a reçu la CFE-CGC mardi et l’U2P mercredi pour une prise de contact, avant les autres centrales dans les prochains jours.

La seule certitude, c’est le slogan de la campagne «pour un euro cotisé, les mêmes droits pour tous», dont Jean-Paul Delevoye a fait sa feuille de route

Conclusion de ces échanges? Le haut-commissaire Delevoye ne mènera pas cette réforme à la hussarde et semble décidé à prendre son temps. «La loi sur les retraites prévue en 2018 aura plutôt lieu en 2019», estime l’un de ses interlocuteurs. L’objectif de l’ancien ministre de la Fonction publique est de se donner le temps de consulter tous les partenaires sociaux, tous les régimes, afin de dégager un consensus maximal. Mais aussi de laisser passer les élections européennes, premier test électoral pour la nouvelle majorité…

Les premiers rendez-vous ont été de bon augure. «Jean-Paul Delevoye aborde le sujet sans idéologie, il est très ouvert à toutes les propositions», indique l’un de ses interlocuteurs. Tous soulignent aussi la qualité de la petite équipe – une dizaine d’experts, tels Jean-Luc Izard (ex-directeur du GIP Union Retraite) ou Philippe Laffon (ex-directeur de la protection sociale à l’UIMM) – dont il s’est entouré. Sur le fond, tout reste ouvert. La seule certitude, c’est le slogan de la campagne «pour un euro cotisé, les mêmes droits pour tous», dont Jean-Paul Delevoye a fait sa feuille de route.

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Les droits des chômeurs proches de la retraite sont préservés

Avec l’entrée en vigueur des nouvelles règles de l’Unédic, défavorables aux seniors, on aurait pu croire que les chômeurs proches de la retraite seraient pénalisés. Il n’en est rien.
Les chômeurs proches de la retraite peuvent se rassurer… Si les nouvelles règles de l’assurance chômage entrées en vigueur le 1er novembre dernier pénalisent les seniors de 50 à 55 ans, elles préservent les droits des chômeurs qui frôlent l’âge légal de départ, pour lesquels la probabilité de retrouver un emploi est la moins élevée.

Pour rappel, pour les chômeurs âgés de 50 à 52 ans, la durée d’indemnisation maximale est désormais de 24 mois au lieu de 36 mois. Elle est passée à 30 mois entre 53 et 54 ans, ce à quoi peuvent peuvent s’ajouter 6 mois en cas de formation. Ces nouvelles règles s’appliquent à tous ceux dont le contrat de travail prend fin à compter du 1er novembre (les chômeurs en cours d’indemnisation ne sont pas visés par ces changements et continuent à être indemnisés selon l’ancienne convention).

En revanche, pour les chômeurs de 55 ans et plus, le système du maintien de droits aux allocations jusqu’à la retraite est préservé. Conséquence : les seniors qui se retrouvent privés d’emploi à partir de 59 ans, à la suite d’un licenciement ou d’une rupture conventionnelle, et qui ont épuisé leurs 36 mois d’indemnisation à 62 ans pourront toujours continuer à être indemnisés par Pôle emploi au-delà de cette période de 36 mois, s’ils ne peuvent pas prétendre à cet âge à une retraite à taux plein. Leurs allocations continueront à leur être versées jusqu’à ce qu’ils aient réuni le nombre de trimestres requis pour avoir le droit à une retraite à taux plein, ou à défaut jusqu’à 67 ans. Sous réserve qu’ils réunissent les conditions suivantes : être en cours d’indemnisation depuis au moins un an à 62 ans, avoir validé au moins 100 trimestres pour sa retraite et être affilié depuis 12 ans à l’assurance chômage, dont une année continue ou deux années discontinues dans les 5 dernières années.

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Pour le reste, aucune modification aux droits des chômeurs pour leur future retraite n’a été apportée. Dès lors qu’ils sont indemnisés par Pôle emploi, leurs périodes de chômage sont retenues pour la détermination de leur durée d’assurance, chaque période de 50 jours d’indemnités comptant pour un trimestre. Si à l’issue de cette période, ils n’ont toujours pas retrouvé d’emploi, ils peuvent bénéficier d’un année supplémentaire validée gratuitement pour les moins de 55 ans. Pour les plus de 55 ans, ces périodes de chômage non indemnisées faisant immédiatement suite à une période de chômage indemnisé sont prises compte dans la limite de 5 ans, sous réserve qu’ils justifient d’une durée de cotisations d’au moins 20 ans. Mais attention, si vous reprenez une activité dans l’année ou les 5 ans suivant la fin de vos droits, selon le cas, vous perdez le droit à cette validation gratuite même si votre nouvelle activité ne vous a pas permis de vous constituer de nouveaux droits au chômage !

Un autre dispositif permet de tenir compte de votre “première” période de chômage non indemnisée, dans la limite de 1 an et demi (cette durée est limitée à un an pour les périodes de chômage antérieures au 31 décembre 2010). Mais attention, quoi qu’il arrive, les périodes de chômage non indemnisé ne seront validées que si vous faites liquider votre retraite avant l’âge du taux plein, sans avoir la durée d’assurance requise pour toucher votre retraite à taux plein. Si vous avez le nombre de trimestres requis, on ne tiendra pas compte de ces périodes. On n’en tiendra compte que si elles sont nécessaires pour compléter des trimestres cotisés.

Par ailleurs, ces deux dispositifs de validation des trimestres de chômage non indemnisé sont exclusifs l’un de l’autre : votre première période de chômage non indemnisé ne pourra être prise en compte que si vous n’avez pas obtenu auparavant la validation d’une période de chômage non indemnisé faisant immédiatement suite à une période de chômage indemnisé.

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Pensions retraite en 2019

Nos pensions de retraite risquent-elles de fondre dès 2019 ?

Syndicats et patronat sont réunis à partir de mercredi pour évoquer l’avenir des caisses de retraite. Une piste plutôt inquiétante est à l’étude : baisser le montant des pensions en cas de dégradation des finances.
Les retraités et futurs retraités qui ont prêté un œil ou une oreille à l’actualité mercredi matin sont probablement en train de s’inquiéter. En effet, selon Le Parisien, qui a eu accès à des documents des organismes de gestion des retraites, le niveau global des pensions risque de baisser de 9% en quinze ans à cause d’un nouveau système de calcul. Les partenaires sociaux sont réunis à partir de mercredi pour négocier mais déjà les craintes se font sentir.

Possibilité de baisser les pensions. Syndicats et patronat sont réunis au siège du Medef pour négocier la mise en place, au 1er janvier 2019, du nouveau régime de retraite complémentaire, issu de la fusion de l’Agirc (organisme qui s’occupe des cadres) et de l’Arrco (pour tous les autres salariés). Parmi les changements intégrés à ce nouveau régime, un pilotage quasi automatique permettra, selon un document de travail consulté par Le Parisien, de moduler le niveau des pensions afin d’équilibrer les finances. Ceci en jouant sur la valeur du point de retraite, une variable qui sert de base au calcul des pensions, pouvant représenter jusqu’à plus de la moitié du montant versé.

Entendu sur Europe 1

Le texte réfléchit à une baisse programmée des pensions de retraite

Marie-Josée Kotlicki, secrétaire général de l’Ugict-CGT

Contactés par Europe 1, les services de l’Agirc-Arrco ont confirmé la possibilité de baisser le niveau des pensions de retraite en cas de déficit financier du régime, une hausse des cotisations étant d’emblée inenvisageable. Une hypothèse qui fait vivement réagir Marie-Josée Kotlicki, secrétaire général de l’Ugict-CGT, la fédération des cadres. « Comme il faut combler les déficits, il est évident que le nouveau texte qui nous est présenté réfléchit à une baisse programmée des pensions de retraite. Le montant des pensions sera la seule variable d’ajustement pour retrouver l’équilibre du régime », déplore-t-elle au micro d’Europe 1.

Baisse sensible. La syndicaliste s’appuie sur une étude d’impact commandée par les partenaires sociaux pour nourrir leur réflexion sur les modalités de la fusion. « L’étude montre que si on prend le régime tel qu’il nous est proposé, on aura une baisse minimale de 9% sur l’ensemble des pensions en quinze ans », souligne Marie-Josée Kotlicki. Le Parisien a ainsi calculé que le montant de la pension obtenue pour 100 euros cotisés passerait de 7,25 euros en 2018 à 5,77 euros en 2033. Une diminution qui concernerait aussi les actuels retraités, dont les pensions ont pourtant déjà été « liquidées ».

Plutôt un ultime recours. Mais du côté de l’Agirc-Arrco, on appelle à relativiser. Ce scénario ne serait envisagé que si les réserves accumulées par les caisses de retraite complémentaire fondent de moitié par rapport à leur niveau actuel. Aujourd’hui, l’Agirc et l’Arrco possèdent un matelas équivalent à une année de prestation, soit environ 60 milliards d’euros. Il faudrait que ces réserves descendent donc sous les six mois d’avance, soit moins de 30 milliards. A noter que ces réserves n’empêchent pas l’Agirc-Arrco d’afficher un déficit de 2,24 milliards d’euros en 2016 (tout de même 700 millions d’euros de moins qu’en 2015).

Or, selon les syndicats qui ont signé en octobre 2015 l’accord pour rétablir les finances du régime, les mesures prises à l’époque visent justement à éviter que les réserves fondent de moitié. L’éventuelle baisse des pensions n’interviendrait donc qu’en cas de crise financière majeure des régimes de retraite complémentaires. La crainte de la CGT est donc pour l’instant plutôt théorique. « Il n’est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions », a assuré le négociateur du Medef, Claude Tendil. Quoi qu’il en soit, il faut aller vite. Une autre réunion est envisagée la semaine prochaine, les négociateurs devant s’entendre avant la fin de l’année.

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Radio Notre Dame – Retraite, ce qui change en 2016

(Ré)écoutez l’émission de Radio Notre Dame du 16 janvier 2016 – Décryptage – Epargne et Retraites  ce qui change en 2016 – avec Nathalie Badaire et Gérard Bekerman Président de l’AFER.

>> Écouter l’émission

Découvrez nos petits déjeuners dans l’émission Télématin

Découvrez nos petits déjeuners d’information retraite dans l’émission Télématin du 6 janvier 2016. Quand, Combien, Comment – tout sur votre retraite! 

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reforme retraite 2016

Retraites : quels changements en 2016?

Les actifs comme les retraités vont connaitre plusieurs changements cette année essentiellement issus de la loi du 21/01/2014 et du nouvel accord ARRCO AGIRC du 30/10/2015 négocié entre les partenaires sociaux.

Les changements concernant les actifs

  • Augmentation du PASSLe Plafond Annuel de la Sécurité Sociale passe de 38 040 euros à 38 816 euros. Il faudra ainsi avoir perçu au minimum une rémunération de 1450,50 euros pour valider un trimestre.
  • Augmentation  des cotisations retraite
    Cotiser pour sa retraite en 2016 coutera plus cher.

Pour le régime de base (pour tous les salariés)

Augmentation des cotisations sur la part du salaire plafonnée inférieure ou égale à 38 816 euros /an : +0,10% (+0,05% sur la part salariale et +0,05% sur la part patronale).

Augmentation des cotisations sur la part déplafonnée des cotisations applicable à l’ensemble du salaire: +0,10% (+0,05% sur la part salariale  et +0,05% sur la part patronale).

Pour les régimes complémentaires (pour les cadres uniquement)

L’accord sur les retraites complémentaires du 30/10/2015 étend la cotisation AGFF (Association pour la Gestion du Fond de Financement de l’ARRCO et de l’AGIRC) qui finance les départs à 67 ans à la tranche C des salaires : + 0,90% sur la part de la rémunération comprise entre 155 264 euros et 310 528 euros / an  pour la part salariale et + 1,30% pour la part patronale.

Pour le régime des Indépendants (RSI)

Augmentation des cotisations sur la rémunération du travailleur indépendant : +0,10%

Pour le régime des autoentrepreneurs

Augmentation du prélèvement social forfaitaire du régime micro-social des auto-entrepreneurs : +0,1% pour les activités de vente de marchandises, +0,2% pour les activités de prestations de services et +0,2% pour les professions libérales relevant du RSI. Le taux de cotisation demeure inchangé pour les professions libérales relevant de la CIPAV.

  • Nouveau mode de calcul des pensions pour les polypensionnésLa retraite de base des assurés ayant été affiliés à plusieurs régimes dits alignés (CNAV, MSA, RSI) était jusqu’à alors calculée au prorata des affiliations par régime. A compter du 01/01/2016, le calcul des droits se fait en fonction de l’ensemble de la carrière comme si les différents régimes ne faisaient plus qu’un.
  • Entrée en vigueur de 6 nouveaux critères de pénibilité alimentant le Compte Personnel PénibilitéLe compte personnel de pénibilité qui permet aux assurés de cumuler des points pour leur permettre de bénéficier d’une formation, de travailler à temps partiel tout en étant rémunérés sur la base d’un temps complet ou de partir plus tôt à la retraite s’ouvre à 6 nouveaux critères :
    • Manutention de charges lourdes
    • Vibrations mécaniques
    • Postures pénibles
    • Bruit
    • Températures extrêmes
    • Exposition à des agents chimiques

En 2015, le compte personnel de pénibilité permettait déjà de cumuler des points en cas d’exposition au travail de nuit, au travail répétitif, au travail en équipe alternée et en milieu hyperbare.

  • Les indemnités de départ à la retraite :

Suppression de la législation relative aux indemnités versées dans le cadre d’un départ de l’entreprise (« sommes isolées »)

A partir du 1er janvier 2016 et par souci de simplification les indemnités perçues par les salariés à l’occasion de leur départ de l’entreprise (indemnités de rupture, de départ en retraite, de fin de contrat à durée déterminée, compensatrices de congés payés ou de RTT, de non-concurrence, rappels de salaires) vont être soumises à la même assiette de cotisations de retraite complémentaire que celles prélevées sur le salaire.

Les changements concernant les retraités

  • Report de la revalorisation des retraites complémentaires au 01/11/2016 au lieu du 01/04/2016.

Le report de revalorisation se traduit par un gel des pensions de retraite complémentaires pendant 7 mois en 2016.

  • Sous indexation des pensions de retraites ARRCO et AGIRC

La revalorisation des pensions de retraite complémentaires sera inférieure d’un point à l’inflation en 2016, 2017 et 2018. Le montant des pensions de retraite ne pourra toutefois pas diminuer en valeur absolue.

Cependant, en 2016, la revalorisation devrait être nulle. En effet, l’Insee ne prévoit qu’une hausse des prix de 1 % .

  • Fin du versement en capital des petites retraites.
bilan retraite 2015

Retraites : quel bilan pour 2015?

Augmentation des cotisations des actifs, non revalorisation des pensions des retraités, telles sont les principales mesures qui vont s’appliquer en 2016 pour assurer la pérennité des régimes de retraite. Tout le monde est mis à contribution mais ces mesures sont-elles suffisantes ?

Si l’on souhaite commencer l’année 2016 en trinquant avec le verre à moitié plein, alors retenons ceci :

  • le régime général sera excédentaire en 2016 (rapport de la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale dévoilé le 3/09/215).
  • les régimes complémentaires seront à l’équilibre à horizon 2025 grâce à la signature de l’accord entre les partenaires sociaux signé le 30/10/2015.

Mais aussi,

  • le système de retraite français est l’un des plus généreux des pays de l’OCDE avec une durée de service des pensions de 5 ans de plus (Rapport de l’OCDE – Panorama des retraites 2015).
  • le niveau de vie des retraités est égal à celui du reste de la population (rapport 16/12/2015 COR).

Notre système de retraite est-il sauvé pour autant ? Si la pérennité de notre système de retraite semble assurée (pour quelques temps au moins) qu’en est-il de l’équité entre les générations d’assurés, principe également affirmé dans l’article 1 de la loi portant réforme des retraites du 20/01/2014* ?

Conséquence d’un nombre de départs massifs à la retraite, de l’allongement de l’espérance de vie et de l’envolée du chômage, le ratio cotisants/ retraités, socle de notre système par répartition basée sur la solidarité intergénérationnelle poursuit sa chute vertigineuse.

Ce ratio est passé de 4,29 actifs pour un retraité en 1965 à 1,4 actif pour un retraité aujourd’hui et risque de se dégrader encore (source COR 2015).

Il y aura certes toujours des cotisants donc toujours des pensions de retraite mais on peut légitimement s’interroger sur leurs montants.

Parallèlement l’augmentation des cotisations retraite non productives de droits retraite additionnels et la non revalorisation des pensions ne vont pas dans le sens d’un maintien du niveau des pensions de retraite.

Les rendements de nos régimes de retraite vont chuter. Nos pensions de retraite vont baisser.

Le COR dans son dernier rapport rendu public le 17/12/2015 précise que ce taux de remplacement (rapport pension/ dernier salaire d’activité) passerait de 66% en 2015 à 45 / 58% en 2026 (en fonction des hypothèses de croissance).

A législation inchangée, l’objectif d’équité entre les générations d’assurés est compromis (si tant est que la notion d’équité intergénérationnelle trouve une définition univoque et universelle).

Pour ajuster les objectifs de pérennité et d’équité, une réforme systémique est inévitable. Reporter l’âge de départ à la retraite reste le scenario le plus probable.

Cette réforme pourrait intervenir dès 2017. L’accord entre les partenaires sociaux signé le 30/10/2015 devrait en faciliter la tâche puisqu’il incite les assurés du régime général nés à partir de 1957 à reporter d’un an leur départ à la retraite pour ne pas subir d’abattements transitoires sur leurs pensions de retraite complémentaires, devrait faciliter

Une telle réforme ne devrait pas être considérée comme un retour en arrière bien au contraire ! Rappelons qu’en 1945, alors que l’espérance de vie à la naissance était de 62 ans 6 mois, l’âge légal de départ à la retraite était fixé à 65 ans ? En 2015, l’espérance de vie à la naissance est de 82 ans 6 mois lorsque l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 62 ans …. (Insee/ Ined 2015).

A noter également qu’un report de l’âge légal ne pourra s’effectuer sans la mise en place de mesures destinées au maintien des seniors dans l’emploi.

Des défis restent à relever mais des solutions existent


*« Les assurés bénéficient d’un traitement équitable au regard de la durée de la retraite comme du montant de leur pension, quels que soient leur sexe, leurs activités et parcours professionnels passés, leur espérance de vie en bonne santé, les régimes dont ils relèvent et la génération à laquelle ils appartiennent»

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Entreprise

Spécialisé dans la reconstitution de carrière et la gestion des fins de carrière, NB Consulting est un des leaders de l’information retraite. 

Notre cabinet intervient :

  • auprès des particuliers : nous informons les assurés sur les droits qu’ils vont réellement percevoir et les accompagnons vers un scénario optimal de départ à la retraite.
  • 

auprès des entreprises : nous accompagnons les DRH dans la gestion de leurs seniors et les aidons à mettre en place une stratégie adéquate.

Poste

Descriptif du poste

Vous êtes en charge du traitement des dossiers clients du cabinet composés de particuliers mais aussi d’entreprises. Votre rôle de conseil consiste à la réalisation de diagnostics retraite, de simulations et à la mise en place de stratégies de départ à la retraite :

  • Bilan retraite : recherche des informations auprès des caisses de retraites, identifications des anomalies de carrière et régularisations, suivi et relance auprès des institutions.
  • Étude d’optimisation des droits retraite (cotisations sociales) et des rémunérations de fin de carrière.
  • Mise en place de stratégies optimum de départ à la retraite et arbitrage des différentes options.

Profil

Juriste en droit de la Sécurité Sociale / droit Social / droit Fiscal 
ou Formation en Ressources humaines – Bac + 4. 

Vous justifiez d’une expérience d’au moins 5 ans dans le domaine des retraites.

Vous êtes rigoureux(euse), autonome et doté(e) de solides capacités d’analyses et de qualités rédactionnelles. Vos qualités relationnelles et votre écoute vous permettent de gérer la relation client en direct sur les dossiers que vous gérez. 

Bureautique : Word, Excel, Power Point

Adressez-nous votre candidature (CV + Lettre de motivation) sur : contact@gestion-retraite.fr

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NB Consulting recrute un Consultant Junior en Gestion de Fin Carrière

///Stage de pré-embauche///

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  • auprès des particuliers : nous informons les assurés sur les droits qu’ils vont réellement percevoir et les accompagnons vers un scénario optimal de départ à la retraite.
  • 

auprès des entreprises : nous accompagnons les DRH dans la gestion de leurs seniors et les aidons à mettre en place une stratégie adéquate.

Poste

Descriptif du stage

Vous assisterez le directeur de la production dans les missions suivantes:

> La réalisation de diagnostics retraite et de simulations

  • Bilan retraite : recherche des informations auprès des caisses de retraites, identifications des anomalies de carrière et régularisations, suivi et relance auprès des institutions.
  • Étude d’optimisation des droits retraite (cotisations sociales) et des rémunérations de fin de carrière.
  • Mise en place de stratégies optimum de départ à la retraite et arbitrage des différentes options.

> Formation auprès des clients particuliers et professionnels

Profil

Juriste en droit de la Sécurité Sociale / droit Social / droit Fiscal 
ou Formation en Ressources humaines – Bac + 4. 

Vous êtes rigoureux(euse) et doté(e) de solides capacités d’analyses et de qualités rédactionnelles. Vos qualités relationnelles et votre écoute vous permettent de gérer la relation client en direct sur les dossiers que vous gérez. 

Bureautique : Word, Excel, Power Point

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